Accepter les échecs de nos enfants

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Soutenir son enfant

"Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir", affirmait l’aviateur Jean Mermoz. Dans ces situations, les parents doivent être apaisants et constructifs à la fois.

"Dialogue reste le maître mot. Parler pour dire que ce n’est pas dramatique. Que c’est normal et qu’on aura le temps de trouver ensemble des solutions pour rebondir", affirme Francis Curtet, psychiatre. Proposition reprise par le pédopsychiatre Marcel Rufo : "Il faut être le 'supporter' de son enfant, même quand c’est difficile. Quand on soutient une équipe, on ne la soutient pas que lorsqu’elle gagne !"

Tirer les leçons d’un échec

Admettre l’échec, c’est se préparer à le surmonter dans une nouvelle tentative. Et se sentir encouragé à le faire. Pour apprendre à marcher, il faut accepter de tomber. "L’échec, ce n’est pas de tomber mais de rester où l’on est tombé", disait Socrate. L’important est de tirer une leçon de chaque échec.

Ainsi, quand Jean choisit de devenir danseur, ses parents s’en réjouissent. Mais, loin de la maison familiale, Jean ment à ses parents sur son emploi du temps, rompt avec le milieu de la danse, change d’amis, se renferme sur une relation amoureuse. Ses parents ne s’opposent pas à cet abandon mais discutent de la procédure : "Finis au moins ton année et respecte tes engagements avec le conservatoire, après il sera toujours temps de voir."

Voyant qu’il trichait avec tous ceux qui l’entouraient, ses parents l’ont mis face à ses choix : "Nous ne paierons pas pour que tu arrêtes tout en cours de route, tu vas devoir travailler." Ils se sont efforcés de le rendre responsable de ses choix en le considérant, pour la première fois, comme un adulte. Lors des réinscriptions, Jean a, de son propre chef, repris la danse et rompu sa relation amoureuse. Il est en deuxième année et a retrouvé le chemin de la maison familiale.

En évitant de mettre la pression pour ne pas compliquer les situations et en restant disponible pour un dialogue affectueux, chaque parent donne l’occasion de sortir du marasme. Les échecs étant relativisés, on s’aperçoit que le seul véritable échec serait que l’enfant ne soit pas heureux.

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