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Accepter les échecs de nos enfants
- Publié le lundi 11 février 2008
Les parents se projettent souvent dans les échecs de leurs enfants et les acceptent difficilement. Pourtant, c’est en dédramatisant ces échecs que l’on aide son enfant à les surmonter.
Réussir ce que les parents ont raté
Dès sa conception, nous projetons nos propres désirs sur notre enfant. "La mission de cet enfant idéal, explique Nathalie Isoré, psychologue de l’éducation et responsable du Café de l’École des parents, à Paris, c’est de réparer, compenser et réaliser ce que les parents ont 'raté'."
Pour Béatrice Copper-Royer, psychologue, "les parents sont plus inquiets qu’autrefois : ils ont des attentes plus fortes parce qu’ils sont fragilisés dans leur relation de couple ou dans leur travail. Ils ont tendance à tout miser sur leurs enfants. L’enfant est mis en demeure de devenir fort ou parfait."
Ne pas s’identifier à l’échec de son enfant
À l’heure où 80 % d’une tranche d’âge se doit d’avoir le bac, il est difficile d’accepter un échec. "Lorsque j’ai accompagné Armand, le jour des résultats du bac, confie Jacques, je refusais l’évidence. Je ne voulais pas croire qu’il puisse échouer là où tant d’autres avaient réussi. Je suis resté anéanti devant le tableau sur lequel je ne trouvais pas son nom. Je ne voulais pas le regarder. Je lui en voulais de me faire vivre ça."
Et pourtant, Jean-Marc Louis, inspecteur de l’Éducation nationale et conseiller technique à l’inspection académique de Moselle, souligne : "Les parents ne doivent surtout pas confondre enfant et élève, car, le jour où l’élève échoue, l’enfant peut craindre de ne plus être aimé."
