Réussir sa première année de faculté

Batch operation process

L’entrée dans l’enseignement supérieur marque une nouvelle façon de conduire ses études. Du tutorat au rattrapage en ligne, des aides pour prendre le bon rythme et éviter l’échec.

En 2007, l’Observatoire national de la vie étudiante lançait un cri d’alarme sous la forme d’un rapport portant sur l’abandon des études supérieures. On y apprenait que près de 90 000 jeunes quittent chaque année l’enseignement supérieur sans diplôme.

Des aides ont été mises en place pour enrayer ces échecs. Plusieurs dispositifs gratuits sont à la disposition des étudiants : tutorat, accompagnement, cours de soutien, réorientation en cours d’année et stages de prérentrée.

Se méfier de la liberté qu’offre la fac

"Après le lycée, les étudiants ont envie de souffler", constate Michel Weber, de l'université de Lorraine. Finis les cours obligatoires avec devoirs à rendre et leçons à connaître. Les enseignements se déroulent dans des amphithéâtres surchargés où l’on se sent bien seul au milieu de la foule. Et si les travaux dirigés sont plus rassurants, chacun reste livré à lui-même.

Décontenancés, de nombreux jeunes se présentent aux premiers contrôles avec désinvolture, sans bien savoir ce qui les attend. L’évaluation de fin de semestre est alors décevante.

La généralisation du tutorat à l'université

Afin de pallier le découragement des nouveaux venus, depuis plus de dix ans, des facultés pilotes pratiquent un tutorat d’accompagnement.

À la rentrée 2008, la mesure a été généralisée à l’ensemble de la France. Des étudiants de deuxième ou troisième cycle interviennent dès les premiers cours pour aider les nouveaux arrivants à mieux se repérer. Ils les suivent tout au long de l’année pour leur expliquer ce qu’on attend d’eux et comment se déroulent les examens.

Des cours de soutien gratuits

Tablant sur la peur de l’échec, les officines de cours privés distribuent aux étudiants des prospectus alarmistes. Avant d’y avoir recours, profitez des offres gratuites mises en place par de nombreuses unités de formation.

Se réorienter en cours d’année

Les erreurs de filière sont fréquentes en première année. Les universités ont donc mis en place un système d’orientation active lors de l’inscription, puis une réorientation au premier semestre.

Les bacheliers technologiques ou professionnels sont les principales victimes de l’échec : la majorité d'entre eux sortent sans diplôme. La plupart se retrouvent à la fac par hasard, car leur dossier n’a pas été retenu pour intégrer un BTS ou un DUT (ces filières, très axées sur l’emploi, attirent de plus en plus de bacheliers généraux).

Préparer l’insertion professionnelle

Dans l’UFR d’histoire et de sociologie de Marne-la-Vallée, l’équipe pédagogique met en avant l’intervention sur l’insertion professionnelle.

On réussit mieux lorsqu’on a un projet professionnel, constate Alexandre Mathieu-Fritz, maître de conférences en sociologie. Aussi, dès la rentrée, nous organisons une réunion sur les débouchés et des ateliers avec des professionnels de l’insertion qui apprennent aux étudiants à faire une lettre de motivation ou un CV pour trouver un stage."

Les bacheliers obtiennent le plus souvent un diplôme

Après le lycée, l’université est déroutante. Pourtant le tableau n’est pas aussi noir qu’on le laisse entendre. En tenant compte des étudiants "fantômes" qui s’inscrivent pour avoir une carte d’étudiant et la Sécurité sociale sans jamais passer de diplôme, près de 80 % des bacheliers entrés dans l’enseignement supérieur en sortent néanmoins avec un diplôme.

Étudiant, adoptez la fac’attitude !

  • Fréquentez régulièrement le campus, non seulement les cours, mais aussi la cafétéria, une association sportive, le ciné-club.
  • Apprenez à découvrir toutes les richesses de l’enseignement en ligne : cours, annales avec corrigés, forums de discussion.
  • Profitez du tutorat et du soutien gratuits.