Réforme du bac : ce qu’envisage le gouvernement

Réforme du bac : ce qu’envisage le gouvernement
Une partie des matières pourrait être évaluée en contrôle continu. - © kali9

Quatre épreuves finales seulement, contrôle continu, refonte du lycée général… Le ministère de l’Education nationale veut réformer en profondeur le baccalauréat pour 2021.

Après la réforme de l’entrée à l’université, le gouvernement s’attaque au baccalauréat. Dans une interview accordée au Parisien, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé le démarrage d’une vaste consultation « avec tous les acteurs de la communauté éducative » en vue de réformer l’examen national à l’horizon 2021. Le ministre a nommé Pierre Mathiot, ex-directeur de Sciences Po Lille, pour mener à bien ces rencontres dont les conclusions seront rendues en février.

Quatre matières seulement à l’examen du bac

« Le bac tel qu’il existe aujourd’hui est arrivé à la fin d’une époque », estime Jean-Michel Blanquer, qui veut « passer à autre chose ». « Il faut en finir avec le bachotage, pour lui redonner du sens. Qu’il soit un tremplin vers le supérieur pour les élèves », ajoute le ministre. Pour ce faire, il est envisagé de réduire le nombre d’épreuves finales à quatre, comme le plaidait Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.

Actuellement, selon les séries, les élèves passent entre huit et dix épreuves, en comptant l’année de première et la terminale. Le ministre souhaite concentrer les épreuves de la mi-juin aux quatre matières principales, les autres relèveraient du « contrôle continu au fil de l’année scolaire ». Les modalités, qui doivent garantir « l’égalité des conditions de passation sur l’ensemble du territoire » seront définies dans le cadre de la concertation.

Refonte du lycée général

Autre piste à l’étude : la suppression des filières S, ES et L. La filière générale ne formerait plus qu’un seul bloc, composé d’un tronc commun et de matières à la carte pour permettre une meilleure « individualisation des parcours ». Mais rien n’est arrêté, c’est « une option parmi bien d’autres », tempère Jean-Michel Blanquer. Les nouvelles classes de seconde pourraient voir le jour dès la rentrée 2018.