Baccalauréat : bientôt un nouvel examen ?

Baccalauréat : bientôt un nouvel examen ?
Seules quatre matières obligatoires seraient évaluées à l’examen final, les autres relèveraient du contrôle continu - © Wavebreak

Alors que le bac 2017 a débuté jeudi 15 juin, le président Emmanuel Macron et son ministre de l’Education nationale souhaitent le « remuscler » pour le rendre plus utile aux élèves.

Cette année, quelque 720 000 candidats planchent sur les épreuves du baccalauréat. Un examen qu’entend réformer Emmanuel Macron. Son projet ? Seulement quatre matières obligatoires en contrôle terminal, les autres étant validées par un contrôle continu, comme pour le Brevet des collèges. Aujourd’hui, les lycéens passent entre 10 et 15 épreuves.

De son côté, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a rappelé le 22 mai dernier sur BFM qu’il n’était pas question de le supprimer. « Le bac c’est la dernière institution nationale depuis la suppression du service militaire, c’est un point de repère très important ». Il a déclaré être « favorable à un bac musclé » qui soit « un tremplin pour la suite » au lieu d’une « simple évaluation finale ».

Pour le moment, aucune précision n’a été donnée sur les matières qui seraient évaluées en contrôle terminal. Jean-Michel Blanquer veut prendre son temps. Les discussions ne devraient commencer qu’en 2018.

Le bac, un examen trop coûteux

Derrière la réforme, l’objectif est de s’attaquer à la lourdeur et au coût très élevé du bac. Le ministère évoque un montant de 57 millions d’euros, 80 euros par élève. Mais ce chiffre ne comprend que la seule organisation des épreuves : les frais de déplacement et le salaire des intervenants (jury, surveillants, chefs de centres), la location des salles, l’impression des sujets...

En réalité, le coût serait plus élevé. En 2013, le principal syndicat de chefs d’établissement, le SNPDEN, parlait de 1,5 milliard d’euros car il prenait en compte les trois semaines de cours supprimées en juin dans les établissements qui organisaient l’examen.

Réévaluer les bourses au mérite

Par ailleurs, Emmanuel Macron souhaite réévaluer les bourses au mérite des bacheliers obtenant la mention « Très Bien », estimant que les baisser était une erreur. Il voudrait également les rendre plus équitables, reposant sur un système davantage progressif en fonction des notes.