Se préserver des atteintes à la vie privée
Se préserver des atteintes à la vie privée
Contrôle d'identité
Dans le cadre d'une opération de police judiciaire, la personne contrôlée doit, par exemple, avoir commis une infraction ou tenté de le faire ; être témoin d'un crime ou d'un délit ; être recherchée par la police ; ou s'apprêter à commettre un crime ou un délit.
Le contrôle d'identité est également admis lorsque la sécurité des personnes et des biens est menacée (par exemple pendant le plan Vigipirate) et est possible à moins de 20 km des frontières des pays ayant signé la convention de Schengen ainsi que dans les gares, les ports et les aéroports desservant l'international. Mais pour le reste, il constitue une atteinte à la vie privée…Se défendre devant la justice
Des recours judiciaires sont mis à la disposition des personnes victimes d'atteintes à la vie privée. Le Code civil donne au juge, dans le cadre d'une procédure d'urgence, la possibilité de prendre des mesures préventives : saisie d'un livre à l'aube de sa mise en vente, suppression de passages litigieux dans un article, insertion d'un rectificatif dans la presse, destruction d'un négatif photo…
L'intéressé peut, par ailleurs, demander des dommages et intérêts en raison du préjudice qu'il a subi (compétence du tribunal d'instance pour une demande inférieure ou égale à 10 000 € ; du tribunal de grande instance au-delà). Une action peut également être intentée devant le juge pénal. L'auteur de l'infraction encourt une amende de 45 000 € et une peine d'un an d'emprisonnement (article 226-1 du Code pénal).
Autre article : Les limites du contrôle des salariés
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