Recevoir un héritage ou… le décliner

Page 1 / 4
Recevoir un héritage ou… le décliner

Aussi bien préparée soit-elle, une succession laisse plusieurs choix à celles et à ceux qui sont appelés à hériter. A commencer le fait de renoncer à l'héritage, à cause des dettes du défunt.

Qu’il s’agisse du décès d’une personne très proche ou de la disparition d’un parent éloigné, se retrouver chez le notaire pour l’ouverture d’un testament reste une épreuve. En outre, hériter n’est pas toujours une "bonne affaire", car l’actif patrimonial se révèle parfois… être un passif.

Or personne n’est tenu d’accepter un héritage. On peut même avoir intérêt à y renoncer, notamment pour échapper aux dettes du défunt lorsqu’elles sont supérieures à la valeur des biens qu’il laisse.

Quatre mois pour se prononcer sur un héritage

Avant qu’il prenne une décision qui peut se révéler lourde de conséquences, la loi accorde à tout héritier un délai de réflexion de quatre mois.

Ce n’est qu’au terme de cette période qu’il peut être contraint de se déterminer, à la demande d’un autre héritier, d’un créancier de la succession ou de l’État. Il dispose alors d’un nouveau délai de deux mois pour faire connaître son choix : accepter la succession, la refuser ou ne l’accepter qu’à concurrence de l’actif net. S’il continue de se taire, il est considéré comme l’ayant acceptée purement et simplement et ne pourra plus revenir sur son "non-choix".

Si personne ne le contraint à choisir, il dispose de dix ans (contre trente auparavant) pour exercer son option, faute de quoi il sera, cette fois, considéré comme renonçant.

Accepter une succession, une décision irrévocable

Lorsqu’une personne accepte une succession, sa décision est irrévocable. Principale conséquence : si l’actif successoral se révèle insuffisant pour couvrir les dettes du défunt, l’héritier sera tenu d’indemniser les créanciers - sans limitation - sur ses deniers personnels.

Cependant, en cas de découverte tardive d’une dette, un héritier peut, dans un délai de 5 mois, demander en justice à en être déchargé, en totalité ou en partie, s’il ignorait légitimement son existence au jour de l’acceptation et si elle risque de peser lourdement sur son patrimoine.

Il appartiendra à un juge d’apprécier si ces deux conditions sont réunies et de décider du montant de la dette dont l’héritier doit être déchargé.

3 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par caroline ! Mardi 06 décembre 2011
bonjour

je vois que votre message est vieux, mais le mien peut servir à d'autres
donc c'est le notaire en principe qui envoie un généalogiste pour la recherche d'héritiers,
mais au passage le généalogiste le sert sur l'héritage !
bien sur il faut passer par le généalogiste. Bonne soirée

Par judith Mardi 04 novembre 2008
je voudrais savoir si on peut refuser un heritage et le donner aux enfants parce que celui qui herite est en liquidation judiciaire ; merci de vos reponses
Par marco Mercredi 10 septembre 2008
Bonjour
Merci pour ces renseignements,mais je ne trouve pas le dossier qui m'intérresse! En effet,il s'avère que mon père vient de recevoir un courrier d'un génealogiste qui lui signale un héritage suite au décès de son frère.Quelles démarches dois-il faire pour trouver le Notaire concerné ou est-il tenu de passer par ce généalogiste ? A vous lire svp.merci d'avance,recevez,monsieur,mes sincères salutations.
Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.