Dossier :
Autorité parentale : comment l'exercer
Sommaire du dossier :
- Que devient l’autorité parentale ?
- L’exercice de la coparentalité
- Autorité : droits et devoirs des parents
- L’autorité parentale dans les couples séparés
- Autorité parentale : trouver la bonne mesure
- Quels droits pour le beau-parent ?
- Les défis des nouveaux beaux-parents
- Parents : quelles obligations envers les enfants ?
- Grands-parents, êtes-vous responsables ?
Pour aller plus loin
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Quels droits pour le beau-parent ?
- Actualisé le vendredi 29 septembre 2006
De plus en plus d'enfants vivent avec le nouveau compagnon d'un de leurs parents. Jusque récemment, sauf à les adopter, ce beau-parent n'avait aucune autorité légale. Mais de récentes évolutions ont modifié en partie la donne...
Sommaire de l'article : page 1 / 6
Un statut hybride
Sans pour autant créer un statut particulier pour les beaux-parents, la loi sur l'autorité parentale (mars 2002) apporte en ce sens des éléments intéressants : le beau-parent peut désormais bénéficier d'une délégation d'autorité parentale.
Il peut en outre se voir confier l'enfant par décision judiciaire ou encore intervenir indirectement dans la saisine du juge aux affaires familiales. Parallèlement la loi affirme le droit de l'enfant à avoir ou maintenir des relations personnelles avec les tiers, dont les grands-parents ou le beau-parent.Reste que le beau-parent ne peut faire de don à l'enfant de son conjoint, car le Code civil considère que ce serait un avantage déguisé pour sa mère (si le nouveau couple n'est pas marié, le don est possible mais il supporte une fiscalité de 60 %).
Et si, plus tard, le beau-parent est dans le besoin, il ne peut non plus exiger aide et assistance auprès de celui qu'il a élevé.
Un statut hybride
Sans pour autant créer un statut particulier pour les beaux-parents, la loi sur l'autorité parentale (mars 2002) apporte en ce sens des éléments intéressants : le beau-parent peut désormais bénéficier d'une délégation d'autorité parentale.
Il peut en outre se voir confier l'enfant par décision judiciaire ou encore intervenir indirectement dans la saisine du juge aux affaires familiales. Parallèlement la loi affirme le droit de l'enfant à avoir ou maintenir des relations personnelles avec les tiers, dont les grands-parents ou le beau-parent.Reste que le beau-parent ne peut faire de don à l'enfant de son conjoint, car le Code civil considère que ce serait un avantage déguisé pour sa mère (si le nouveau couple n'est pas marié, le don est possible mais il supporte une fiscalité de 60 %).
Et si, plus tard, le beau-parent est dans le besoin, il ne peut non plus exiger aide et assistance auprès de celui qu'il a élevé.
L'adoption simple est de plus en plus utilisée
L'adoption simple a un double avantage : elle n'efface pas les précédents liens et elle donne les mêmes abattements successoraux qu'aux enfants biologiques. L'enfant hérite alors de son père, de sa mère et de son parent adoptif.
La plupart du temps, cette adoption simple se fait sur le tard, lorsque l'enfant est devenu majeur et ne vit plus au domicile. Mais elle peut aussi se faire plus tôt, à condition d'avoir l'accord des parents biologiques. La différence d'âge entre l'adoptant et l'adopté doit être de dix ans, ou moins s'il y a de justes motifs.
Des exceptions en matière de droits
Des exceptions pratiques :
si le père ou la mère refuse de scolariser son enfant, s'il faut opérer d'urgence en l'absence des parents, on ira demander son avis au beau-père, et pour aller chercher un enfant à l'école il suffira bien souvent que la mère ait mentionné le nom de son nouveau conjoint.Des exceptions juridiques aussi :
un juge aux affaires familiales peut toujours confier à un tiers, et pourquoi pas à un beau-parent, la garde de l'enfant du conjoint décédé si c'est dans l'intérêt de cet enfant.Les démarches pour adopter
L'adoption plénière, qui coupe totalement le lien avec la parenté biologique, est rarissime : elle n'est possible que lorsque l'autre parent s'est vu retirer l'autorité parentale ou lorsqu'il est décédé sans ascendant.
Pour l'adoption simple, il suffit de déposer une requête devant le tribunal de grande instance, qui dispose alors de six mois pour prononcer l'adoption si les conditions légales sont remplies. Cela donne alors toutes facilités au beau-parent pour régler les affaires de la vie courante.
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Vos reactions a l'article (2)
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lundi 9 mars 2009 / val
bonjour,
Parce que comme vous l'avez dit, cette maison a été achetée hors mariage ... donc par votre belle mère. Sans contrat de mariage, la communauté est réduite aux acquets, c'est à dire les achats pendant le mariage !!! Donc cette maison apparaîtra dans sa succession à elle ! -
mardi 2 décembre 2008 / claude
bonjour, mon père est décédé en 2008, ma belle-mère (marié avec mon père) nous a adopté avec mes 2 frères (adoption simples il y a 4 ans).Dans la déclaration de succession leur maison ne figure pas, je pense que c'est ma belle mère qui l'a achetée hors mariage mais ils vivaient ensembles.Etant donné que ma belle mère est devenu notre mère, pourquoi cette maison n'apparait pas dans la succession? merci pour votre réponse
