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Litiges : comment réclamer en toute légalité

Litiges : comment réclamer en toute légalité


  • Actualisé le mercredi 5 décembre 2007

Quel que soit le conflit, une tentative de conciliation par oral s'impose en premier lieu. En cas d'échec, l'étape suivante consiste à rédiger une réclamation écrite.

En cas de litige, la première étape passe par une prise de contact avec son adversaire afin d'échanger les points de vue sur le différend. Diplomatie et art du compromis sont alors les qualités à déployer pour obtenir un arrangement à l'amiable.

Réclamation orale : pas de valeur juridique

Parler avec son voisin, son propriétaire, le commerçant ou l'installateur de cuisines pour comprendre les raisons qui l'amènent soit à se comporter de cette façon, soit à facturer une prestation qui n'a pas été demandée, permet de clarifier la situation et éventuellement de régler rapidement le malentendu.

Il ne faut toutefois jamais perdre de vue qu'une réponse orale n'a aucune valeur juridique dans la mesure où personne n'est en mesure d'apporter la preuve de ce qui a été conclu de cette façon. Il est alors, le cas échéant, indispensable de matérialiser rapidement par un écrit ce qui a été convenu si un compromis a été trouvé, afin que les deux parties soient engagées.

Une lettre simple pour commencer

Si la prise de contact verbale n'a pas pu aboutir à un compromis, il est nécessaire de s'adresser ensuite à son adversaire par courrier (postal ou électronique).

Dans un premier temps, on se contentera d'une lettre simple, notamment s'il s'agit d'un conflit de voisinage. Le document fera le point sur les raisons du mécontentement et décrira les éléments essentiels du litige de manière précise et concise.

Il est toujours utile de faire référence à la règle de droit et il est surtout indispensable de mentionner l'objet de la demande (diminution du volume sonore de la télévision, par exemple).

Modérez votre plume

Attention ! Toutes les précautions doivent être prises quant au contenu des lettres adressées aux voisins, aux commerçants ou aux entreprises, car tout écrit a vocation à être produit devant un tribunal si l'affaire fait ensuite l'objet d'une procédure. D'où la nécessité d'éviter toute injure ou menace et de conserver un ton courtois.

Soyez précis

Si le litige concerne un commerçant, la référence du produit, le numéro de la facture ou du contrat ainsi que les démarches déjà effectuées seront utilement mentionnés.

En outre, il est important de s'adresser au "bon" interlocuteur. Les entreprises de taille importante sont souvent dotées d'un service consommateur ou d'un service après-vente ; une copie de la lettre doit alors leur être adressée. On peut juger plus prudent de réaliser cet envoi par courrier recommandé avec avis de réception.

Afin que l'interlocuteur puisse joindre facilement l'auteur du courrier, on n'oubliera surtout pas de préciser ses coordonnés et un numéro de téléphone ainsi que les heures auxquelles on peut être contacté.

Constituez un dossier

On gardera bien sûr précieusement une copie de cette lettre ainsi que toutes les pièces de nature à prouver son droit, et on veillera à ne jamais se démunir des documents originaux (factures, acte de propriété, etc.).

Si le voisin, le bailleur ou le professionnel à l'origine du litige répond, il est, là aussi, essentiel de conserver son courrier ou son courriel, toutes ces démarches pouvant également être effectuées par voie électronique.

Un recommandé si rien ne bouge

En l'absence de réaction suite à l'envoi d'une lettre simple, l'expédition d'une lettre recommandée avec avis de réception s'impose, et ce d'autant plus lorsque le litige concerne le remboursement d'une somme d'argent.

C'est en effet à compter de la présentation de la lettre recommandée avec avis de réception que les intérêts au taux légal (2,95 % à compter du 1er janvier 2007) commencent à courir. La lettre doit alors clairement indiquer à l'interlocuteur qu'il s'agit d'une mise en demeure de faire face à ses obligations.

Conciliation ou procès ?

Si la lettre recommandée ne suscite aucune réaction, la question se pose d'entamer une procédure. L'opportunité de poursuivre l'affaire devant les tribunaux dépend de l'enjeu. Mais il ne faut jamais perdre de vue qu'un accord reste toujours préférable à une procédure qui peut s'avérer longue et dont l'issue est aléatoire.

C'est une démarche qui nécessite en outre de l'énergie et très souvent de l'argent. Il est indispensable de s'interroger sur l'intérêt d'un tel investissement. Si la démarche directe n'a pu aboutir, avant de se tourner vers le tribunal il peut être judicieux de faire intervenir un tiers, un interlocuteur neutre, médiateur ou conciliateur, pour tenter de dénouer le conflit.

Vos réactions (1)

  • mardi 8 avril 2008 / cony

    Bonjour,
    Nous constatons qu'il y a beaucoup de solutions mais pas contre la mauvaise foi et les malhonnête. Nous avons loué un appartement soi disant de luxe sur Madrid en passant par un site de mise en relation. A notre arrivée, l'horreur : vaisselle pas faite, poubelle pas vidée, odeur de cigarette immonde, cendre au sol, gâteux périmés, café qui coulait par terre...Nous avons immédiatement contacté le propriétaire qui nous a dit ne voulant pas d'histoire, de chercher autre chose et qu'il nous rembourserait.Le gardien a pu constater l'état de l'appartement et à même vidé les poubelle mais il est de mêche avec le propriétaire. Le site n'intervient pas du tout en tant que conciliateur, le propriétaire ne veut plus nous rembourser et nous traite de menteur !!!il nous a fallu tout de même chercher une location à 18H sur Madrid avec enfants et bagages sous les bras et un trou dans notre budget. Quelle solution SVP ? L'annonce est toujours sur le site, tout le monde s'en fiche. Nous souhaitons qu'il nous rembourse les 50% que nous lui avons fait parvenir.
    Merci de votre aide SVP
    Cony