La réforme de la tutelle des majeurs

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Une réforme ambitieuse qui manque de moyens

Un délai d’instruction des demandes de mesure de protection juridique trop long, l’impression

d’un flou dans la gestion des biens d’un proche placé sous protection juridique et d’un manque d’information de l’entourage lorsque l’exécution de la mesure est confiée à une tierce personne… Les critiques des familles demeurent récurrentes. Et l’on peut craindre que la réforme ne modifie pas la donne.

En effet, seulement 80 juges des tutelles (en équivalent temps plein) ont aujourd’hui à gérer près de 800 000 mesures de protection juridique, près de 20 % des postes de greffiers auprès des juges d’instance demeurent vacants, et tant les gérants de tutelles que les associations sont en nombre insuffisant. Les chiffres, accablants, parlent d’eux-mêmes. Le secteur de la protection des majeurs souffre cruellement d’un manque de moyens et il n’est pas prévu de lui en accorder davantage pour le moment.

Autre article : La mesure de protection juridique, ultime solution

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