La mesure de protection juridique, ultime solution

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La mesure de protection juridique, ultime solution

Pour un proche qui présente des signes de faiblesse intellectuelle, ou qui vide ses comptes de manière compulsive, il faut parfois mettre en place une mesure de protection juridique. Mais avant d’envisager une telle mesure, la famille explorera d’autres moyens.

Situation courante à l’approche des fêtes familiales, la préoccupation devant les difficultés d’un proche : factures impayées qui s’accumulent, achats inconsidérés, difficultés à faire face aux démarches et charges de la vie courante. "Autant de signes d’alerte qui ne sont toutefois pas suffisants en soi pour justifier une mesure de protection", souligne Stéphane Peruque, gérant de tutelle auprès du service des tutelles du centre hospitalier de Niort.

Bien analyser les problèmes

Avant d’envisager de placer un parent sous une mesure de protection juridique, mieux vaut en effet faire le tour des alternatives offertes. "Circonscrire les difficultés et analyser les problèmes qui se posent pour ce proche et qui varieront selon qu’il est âgé, handicapé de naissance, ou traverse une période pathologique, de dépression, entraînant par exemple des dépenses compulsives, constitue une première phase", explique Anne Caron-Deglise, présidente honoraire de l’Association nationale des juges d’instance.

Consulter l’entourage

Faire jouer la "solidarité familiale" suffit en effet parfois : accompagner à tour de rôle ce parent à la banque ou pour ses démarches, mettre en place des procurations ou des mandats. Une discussion en famille s’impose donc, de préférence avec la personne pour laquelle on s’inquiète, afin de bien faire passer le message que l’on ne souhaite pas la sanctionner mais la protéger. "C’est une décision avant tout bienveillante, car elle vise à aménager un “bouclier” protecteur pour pallier la vulnérabilité supposée de ce proche", souligne Stéphane Peruque.

Cependant, la personne affaiblie perçoit souvent mal cette démarche, qui risque de la priver de certains de ses droits. De son côté, la famille se reprochera de la mettre dans cette situation, d’où l’apparition de conflits entre frères et sœurs ou entre le conjoint de la personne en difficulté et d’autres membres de la famille.

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