Faire valoir une preuve devant les tribunaux
Faire valoir une preuve devant les tribunaux
Aucun procès ne se gagne sans preuve. Heureusement, de plus en plus d’éléments sont recevables devant les tribunaux, qu’il s’agisse d’une empreinte, d’un courriel, voire d’un SMS !
La recevabilité de la preuve
"Devant la justice, celui qui gagne n’est pas celui qui a raison, mais celui qui prouve qu’il a raison, annonce Me Amalia Rabetrano, avocate au barreau de Paris. C’est pourquoi il est important de se constituer des preuves avant d’introduire une action." En pratique, ces preuves peuvent être de toute sorte. "La seule limite, tempère-t-elle, c’est la loyauté. Cela signifie que l’on ne peut pas produire en justice des preuves recueillies de manière illicite, par exemple, une conversation enregistrée à l’insu d’une personne ou un dossier volé chez un commerçant."
Cette obligation vaut également pour les forces de police, qui ne sont pas autorisées à piéger les délinquants présumés sous prétexte de se constituer des preuves. En revanche, et à partir du moment où la preuve est recueillie sans aucune manœuvre, elle est recevable devant n’importe quel tribunal.
Classique : la preuve écrite
"Les plus répandues, poursuit Me Rabetrano, sont les preuves écrites. Il peut s’agir d’un acte rédigé sous seing privé [signé uniquement par les parties et qui ne fait foi que jusqu’à preuve contraire], tel qu’un contrat de travail ou un testament, comme d’un acte authentique conclu devant notaire [preuve quasi absolue difficilement contestable]."
Mais les autres documents (lettres, attestations, rapports d’entreprise, bons de commande, factures, reconnaissances de dette, certificats médicaux) sont aussi fréquemment utilisés. Une ordonnance médicale prescrivant des anxiolytiques pourra servir, par exemple, à prouver qu’une personne est en dépression et que son arrêt de travail est justifié. En pratique, il ne s’agit toutefois que d’un indice que le juge retiendra d’autant plus facilement qu’il pourra s’appuyer sur d’autres preuves attestant de la même situation.Enfin, en matière pénale, le dépôt de plainte constitue le principal élément retenu contre celui qui a commis une infraction. Mais les "mains courantes" sont aussi très utiles. Ces déclarations faites au commissariat afin d’alerter les autorités d’une situation suspecte (violente dispute chez des voisins, maltraitance verbale) peuvent venir étayer un dossier ou une enquête de proximité.
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Question à l'expert
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J'ai été agressée de nombreuses fois par un individu au long casier judiciaire.
Aujourd'hui pour se défendre, il me filme régulièrement avec une caméra video lors de mon passage devant ses lieux de travail. Nous trazvaillons aux mêmes endroits.
Il peut organiser ses horaires à sa guise comme indépendant et donc ne pas me rencontrer, moi j'ai des horaires fixes.
Suis-je condamnable d'emprunter ces mêmes chemins ? Devant une Chambre Correctionnelle, le juge peut t'il m'accuser de harcèlement uniquement pour emprunter des itinéraires et passer devant certains de ses chantiers ? peut t'il me filmer chaque fois qu'il me voit ?
Merci pour votre réponse et votre aide.
bien d'accord avec deleglod. Victime aussi d'avoir été trop honnête et naïve. L'adversaire était juriste et protégé par ses scribes. Alors quel recours ? Aucun. Encore une fois, crier justice ne sert à rien, on paie et la juriste croit avoir gagnée et être sans reproches vis à vis des siens. Il ne fallait surtout pas perdre sa réputation de femme et de juriste parfaites.
pseudo78
Fausses attestations dactylographié collectives des élus municipaux pour une affaire privé de l'un des leur.
Un renoncement du droit de préemption de la commune signé par le maire le jour de Noél et malgré une contradiction contraire du conseil municipal.etc la liste est longue. Pièces non communiqué avant l'audience, tout cela pour une même affaire perdu