Surpris par un orage, nous ne savons pas toujours quoi faire. Que ce soit en plein air, en voiture ou même chez soi, savez-vous quels sont les bons comportements à adopter ?
Chaque année, en France, plus d’une centaine de personnes sont foudroyées, et une trentaine succombent aux suites de leurs blessures. Le foudroyé subit une électrisation (passage de courant à travers le corps) qui peut entraîner des perturbations cardio-vasculaires et neurologiques graves, parfois mortelles.
En France, les foudroiements de personnes se produisent généralement en plein air (campagne, montagne, sur des plans d’eau…), souvent au cours d’activités sportives et de loisirs. Voici 20 affirmations, élaborées avec l’aide de l’Association Protection Foudre (www.apfoudre.com), qui vous permettront de clarifier vos connaissances sur les précautions à prendre.
Dans un espace ouvert
En groupe, il faut se serrer les uns contre les autres.
Faux. On doit s’écarter d’au moins 3 m, le foudroiement d’une personne pouvant se propager aux autres par un éclair latéral.
On peut se servir de son téléphone portable.
Vrai. Tout au moins lorsque l’antenne ne dépasse pas de la tête, ou très peu. Même s’il est métallique, son volume reste insuffisant pour attirer la foudre.
On peut s’abriter sous son parapluie.
Faux. Aucun objet ne doit émerger au-dessus de la tête, surtout s’il est métallique. Tout élément conducteur d’électricité (parapluie, fourche, faux, club de golf…) doit être abaissé, ou mieux, déposé à côté de soi.
En l’absence d’abri, on doit se pelotonner au sol.
Vrai. Pour éviter les risques de foudroiement, on ne doit ni marcher à grandes enjambées, ni se tenir debout jambes écartées. La meilleure position consiste à se pelotonner au sol, jambes repliées sous soi.
On peut s’abriter dans une cabine téléphonique.
Faux. Si la ligne aérienne est touchée par la foudre, même loin, la surtension se propage, atteint la cabine et risque de commotionner la personne qui s’y trouve. A fortiori, on évite de téléphoner.
On doit s’écarter de toute structure métallique.
Vrai. On risque une électrocution si l’on touche un objet conducteur lui-même touché par la foudre.
On ne risque rien sous un édifice en pierre.
Vrai. Si l’édifice ne dispose pas d’un paratonnerre, il faut s’abstenir de toucher un mur ou un pilier, ou de s’y appuyer.
On peut s’abriter sous un arbre ou un groupe d’arbres.
Faux. Sous un arbre ou un groupe d’arbres, on court cinquante fois plus de risques de se faire foudroyer. En forêt, il faut s’écarter au maximum des troncs et des branches basses.
Une voiture constitue une bonne protection contre la foudre
Vrai sous conditions. Si elle n’est pas décapotable, et si son toit n’est pas en plastique, une voiture constitue une cage de Faraday : elle forme une enceinte métallique close permettant d’isoler une portion d’espace contre les champs électriques. Les passagers sont ainsi protégés de l’électrocution. Bien sûr, la voiture doit être à l’arrêt, et il faut penser à rabattre l’antenne radio s’il y a lieu.