Pour aller plus loin
Faire face aux violences conjugales
- Publié le mercredi 27 février 2008
Agression verbale, psychologique, physique, sexuelle : la violence conjugale se décline sous différentes formes. Des dispositifs ont été mis en place pour aider les victimes à se défendre.
"La violence conjugale s’inscrit toujours dans le temps, elle a lieu dans l’intimité et c’est le même mécanisme qui se met en place et qui conduit la même personne à une volonté de détruire l’autre", explique l’équipe du Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF).
Sylvie n’avait pas conscience de ces signes avant-coureurs. Elle se sentait coupable, et son conjoint l’accusait d’avoir causé son emportement. Depuis quelques mois, il lève la main sur elle.
Un phénomène d’ampleur nationale
La situation de Sylvie est loin d’être unique. 40 507 violences non mortelles entre conjoints ont été rapportées en 2006 par les services de police, et 137 décès de femmes tombées sous les coups de leur compagnon ont été enregistrés (soit en moyenne un décès tous les trois jours). "C’est un phénomène d’ampleur nationale qui touche tous les milieux sociaux", ne manque pas de souligner l’équipe du CNIDFF.
Des atteintes à la personne
Chacun doit "intégrer que la violence conjugale est un fait inacceptable puni par la loi", insiste Marie Bellanger, responsable du service Violences conjugales Femmes Info Service géré par la Fédération nationale Solidarité Femmes. La qualité de conjoint, de pacsé ou de concubin n’est pas une circonstance atténuante. Au contraire, elle constitue un facteur aggravant des "atteintes volontaires à la personne".
Une victime doit avoir en tête qu’elle peut toujours contacter les services de secours (police ou gendarmerie) pour solliciter leur intervention à l’occasion d’une scène de violence. Mais si elle souhaite saisir la justice pour obtenir la condamnation de son agresseur, il lui faut porter plainte en se rendant au commissariat ou à la brigade de gendarmerie de son choix (ou en adressant un courrier au procureur de la République).
Se faire épauler
En pratique, "les femmes sont rarement en capacité d’agir seules ou, si elles le font, leur plainte se révèle souvent insuffisamment étayée", souligne Marie Bellanger. Mieux vaut donc qu’elles se fassent épauler. Elles peuvent, par exemple, composer le 39 19 ou joindre le CIDFF de leur département (voir l’encadré ci-dessus) : un accompagnement et un suivi leur seront proposés.
Si la victime ne sent pas prête à déposer plainte, elle a tout de même intérêt à signaler les situations de violence dont elle fait l’objet par des déclarations de main courante au commissariat de police. Ces déclarations pourront être utilisées dans le cadre d’une procédure ultérieure.
Par ailleurs, il est toujours conseillé de rencontrer un médecin (privé ou hospitalier). C’est d’abord se donner la possibilité d’être soignée et aussi l’occasion de solliciter « un certificat médical attestant les préjudices corporels et psychologiques subis », relève l’équipe du CNIDFF. Enfin, les déclarations de la victime auront toujours plus de poids si elles sont confirmées par des témoignages écrits, datés et signés de ses proches (famille, voisins, amis…).
Vos réactions (2)
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dimanche 8 juin 2008 / doro37
j'ai ete victime de juillet 2005 a juillet 2007 de violences de mon concubin , de harcellement moral et de manipulations psychologiques,sur moi et mon fils de 12 ans a l'epoque ; j'ai ete obligée de quitter la ville ou j'habitais pour m'en sortir car malgres mes plaintes le tribunal n'a rien fait ;je ne sais plus quoi faire car je sais en plus qu'il m'a retrouvé . Psychologiquement et financierement c tres dur
qulqu'un a peut etre une idée pour m'aider merci d'avance dorothee -
mercredi 11 juin 2008 / La rédaction
Bonjour,
La rédaction vous invite à témoigner ou à apporter votre aide sur le forum La violence dans le couple.
Très cordialement.
La rédaction
