Combien coûte un divorce ?

Combien coûte un divorce ?

Un divorce a un coût, notamment en raison des frais d'avocat. Mais certaines aides existent...

Il faut savoir qu'un divorce n'est pas gratuit. La principale dépense est liée aux frais d'avocat. Leurs honoraires sont libres et ils varient en fonction de la notoriété du cabinet et de la complexité des dossiers. Plus une séparation est conflictuelle, avec des contentieux à répétition, plus ils seront élevés.

Frais d'avocats : forfait ou tarif horaire

Certains travaillent au forfait. Dans ce cas, un montant est fixé pour l'ensemble du divorce. Cette solution est généralement choisie pour les séparations simples. En revanche, un tarif horaire est souvent proposé pour suivre les divorces contentieux.

Les cas de figure étant multiples, il est très difficile de donner une fourchette de prix. En moyenne, il faut compter entre 1 000 et 4 000 € de frais d'avocat en province. À Paris, les tarifs sont plus élevés.

Ces sommes recouvrent les consultations, le dépôt de requête, l'assistance et la représentation pendant les audiences, la préparation du dossier…

Afin de permettre au justiciable de connaître le montant des honoraires d’avocat, la loi du 13 décembre 2011 relative à la répartition des contentieux et à l’allègement de certaines procédures juridictionnelles prévoit, depuis le  1er janvier 2013, pour les procédures de divorce, l’établissement d’une convention d’honoraires entre l’avocat et son client.

Il faut aussi ajouter les frais de notaire si vous devez partager des biens immobiliers. Là, tout dépend de l'importance du patrimoine existant.

L'aide juridictionnelle est possible

Les personnes disposant de faibles revenus peuvent demander l'aide juridictionnelle. Cette aide de l'État est accordée aussi bien à l'époux demandeur qu'au défendeur. Il suffit de s'adresser au bureau d'aide juridictionnelle auprès du tribunal de grande instance dans le ressort duquel se trouve votre domicile.

L'aide juridictionnelle donne droit au concours des auxiliaires de justice (avocats, huissiers, etc.) et leur rémunération est prise en charge par l'État. Selon les ressources, une aide totale ou bien partielle peut être attribuée.