Faire face à l'alcoolisme d'un proche

Page 2 / 3

Maintenir un dialogue

Lui parler, donc, quand elle n'a pas bu, sans colère, sans tenter de lui faire admettre qu'elle a un problème avec l'alcool, juste pour lui exprimer votre angoisse, vos besoins et vos espoirs. Les leçons et les reproches ne font qu'attiser déni et culpabilité… qui poussent à boire davantage.

Encourager sans dicter

Autre erreur fréquemment commise : infantiliser la personne alcoolique. On croit l'aider en la déchargeant de toute responsabilité, mais ça ne fait que l'enfoncer un peu plus. Les proches prennent en charge les courses, vont chercher les enfants à l'école, du coup la personne alcoolique se sent encore plus dévalorisée.

Votre rôle est de l'encourager et non lui dicter ce qu'elle doit faire, l'accompagner et non la porter. C'est sans doute le plus difficile. Le laisser se débrouiller seul, c'est souvent effrayant, comme de la non-assistance à personne en danger.

Pourtant, il faut accepter qu'il n'ait pas tant besoin de nous. Car plus nous le dorlotons, moins il sera incité à faire des efforts.

Connaître les mécanismes de l'alcoolisme

La maladie correspond à une perte de limites. Le malade alcoolique voudrait “le beurre et l'argent du beurre” : tous les bénéfices de la relation et continuer à boire, tous les bénéfices de l'alcool sans la dépendance. Se sacrifier n'aide personne.

Ne pas hésiter à lancer un ultimatum

L'entourage doit poser des limites, voire même un ultimatum : "Il y a des comportements que nous ne pouvons pas supporter." Il doit tenir l'alcool à distance et aller vers la vie pour donner éventuellement au malade l'envie de l'y rejoindre. Ce qui implique parfois de partir. Certains malades prennent alors conscience des dégâts engendrés par leur consommation.

Mais on ne devient jamais abstinent pour les autres, même si c'est pour ne pas perdre définitivement son enfant. Jean confirme : "Il faut toucher le fond pour pouvoir taper du pied et remonter. Un jour, j'ai réalisé que j'avais le choix entre mourir, finir en hôpital psychiatrique ou me soigner."

Page suivante : Accompagner le sevrage

130 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par Lyly92 Mercredi 09 juillet 2014
A dede

Bonjour merci André oui je ferait en sorte une personne avec moi je te tiendrait au courant merci de m'avoir lu....!

Par DEDE29 Mercredi 09 juillet 2014
samedi

Bonjour!
Quand il vient prendre ses affaires,je vous conseille d'avoir une personne témoin avec vous et aussi de lui préparer ses sacs car il peut vous voler entre temps même si le vol n'existe pas entre conjoints!
Courage!

Par Lyly92 Mercredi 09 juillet 2014
J'ai mal a la tête mal dormi

Je les affronte je ne lui et pas ouvert la porte il c'est allongé devant ma porte j'ai vraiment u peur il avait bu il et venu a minuit j'ai apele la police qui lui on dit de partir pour me faire encore culpabilise il a dormi en va de chez moi sur un banc j'ai résisté il pouvait très bien prendre un taxi ou dormir dans sa voiture il et venu a 6 h du mat il ma demande d'ouvrir la porte je lui et dit non attend que je sorte je suis descendu il avait la haine contre moi il ma dit ta ose me laisse dormir dehors je lui et dit et toi de me faire souffrir je lui et dit prend t'es affaire et par sinon sa va allé plus loin donc normalement il a compris mes je c pas je ne lui fait pas confiance il a toujour menti mes normalement il par samedi je lui et dit avent que les enfant rentre de colo je veu que tu parte

Par DEDE29 Mercredi 09 juillet 2014
Aimer et etre aimer

Un alcoolique comme un dépendant de drogues ne se rend pas compte du mal qu'il fait ou alors il s'en fout totalement!En général,cela part d'un égoïsme profond!Mes enfants sont très égoïstes,individuels comme leu mère d'ailleurs!
En tant que victime,moi je vais marcher dans le jeu de mon fils et lorsque j'ai récupéré mes affaires,mon bois,mes clôtures,je lui tourne le dos et je vais tracer un trait sur mes enfants!
Ensuite j'ai 2 choix=je me trouve une âme complice que je vais chérir câliner et aimer,ou alors je reconstruis une autre famille complète mais j'ai bientôt 53 ans !
vous qui souffrez et en général les femmes victimes d'un dépendant,se reconstruire est dur mais dites vous que plus tard,vos enfants grandiront,s'en iront ou dirigeront votre vie!Vous avez le droit à une vie de femme, aimée,serrée de tendresse,caressée car beaucoup de couples ou d'hommes n'ont pas de main!La complicité,le dialogue(des 2,de ce que souhaiterait chacun des 2 dans ses envies,ses attentes ses calins)sinon la vie sera un échec!Parler de tout car vivre à 2 c' est naturel et ce qui se passe entre 2 personnes adultes qui s'aiment ne doit être rempli que de complicité,jeux,tactile!
J'ai raté ma vocation,j'aurais du être Homme Pansement=réparer les blessures faites, caliner,donner de la tendresse mais à la longue,je me serais oublié!
Evitez toujours les hommes ou femmes si inverses,le genre=Moi Je,Moi je;les grandes gueules et matchos!
Evitez de perdre du temps avec votre ménage si maniaque!Une maison doit vivre!Je ne range qu'un peu,je ne m'affole pas,je fais du sport et j'aime vous donner du temps!
Courage,j'aimerais bien démontrer que vivre à 2 peu être merveilleux,mais je ne peux accueilir toutes les misères mais je peux en parler et vous faire parler est déjà pour vous,un début de réussite!
André!

Par dany26 Mardi 08 juillet 2014
Avec un regard extérieur : il existe les travailleurs sociaux, les psy, des associations etc...

@Par dédé29 Vous avez un regard objectif extérieur et très juste... Un conjoint n'a pas le droit d'être malheureux et n'est pas obligé de subir les actions perturbantes du malade en aimant ou étant amoureux... Le côté logique de la situation aparait dans ces mots... Bien souvent les proches acceptent ces situations, ne trouvant pas de solutions....Nous ne sommes pas obligé de subir de quelconques pressions et l'on peut comparer une situation harmonieuse à celle qui ne l'est pas....et faire un choix de vie... Tout ce qui entoure une vie il est vrai peut faire peur quand il s'agit de pendre des décisions, il faut s'entourer pour s'en sortir, c'est plus facile que lorsque l'on est seul... Bien souvent les personnes concernées, sont isolées, tout monde a déserté personne ne veut se fâcher... Iil existe les travailleurs sociaux, les psy, des associations etc... C'est une bataille quand on connait ce genre de problème... Je souhaite beaucoup de courage à toutes ces personnes dans un grand mal être...

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.
* Champ obligatoire