Faire face à l'alcoolisme d'un proche
- Actualisé le vendredi 3 août 2007
Où trouver de l'aide ?
Les centres d'alcoologie proposent de plus en plus souvent des groupes de parole pour soutenir les familles. Interrogez le centre de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA) le plus proche de chez vous (il en existe 230). Psychiatres ou psychologues y accordent aussi des entretiens individuels.
L'association Que dois-je faire ? Il (ou elle) boit s'adresse surtout aux proches. Tél. : 09 51 76 26 64 (Marie-Laure Caussanel).
Les groupes familiaux Al-Anon proposent aussi des groupes de parole pour les proches (groupes Alateen pour les enfants), sur le même principe que les Alcooliques anonymes. Tél. : 01 42 81 97 05.
L'avis d'un médecin psychiatre en centre d'alcoologie
"La maladie alcoolique s'adosse aux fragilités de l'autre" explique Thomas Wallenhorst, médecin psychiatre en centre d'alcoologie et auteur de "L'alcoolo-dépendance, un chemin de croissance", éditions Ellipses, collection Vivre et comprendre.
Il est difficile pour l'entourage d'admettre qu'il a également un problème. Il a tendance à considérer que le mal est dans l'autre et ne fait rien pour sa propre souffrance. Pourtant, l'entourage doit lui aussi sortir du déni et prendre conscience, en s'avouant : "Je suis malade de son alcool."
Le conjoint est souvent codépendant, sous différentes formes : soit il a lui-même une addiction (boulimie, par exemple), soit il se trouve dans une grande dépendance affective, en se dévouant pour la personne qui boit.
Parler de son angoisse soulage et permet de prendre du recul pour ne pas sombrer avec la personne alcoolique, mais aussi de comprendre que la sobriété ne marque pas par magie la fin de tous les ennuis. C'est un moyen d'aller mieux, mais on ne se sort pas instantanément de plusieurs années de souffrance.
