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Faire face à l'alcoolisme d'un proche

Faire face à l'alcoolisme d'un proche


  • Actualisé le vendredi 3 août 2007

Pour chacun des 5 millions de Français
qui boivent de manière excessive, cinq personnes souffrent dans son entourage. Parent, enfant, conjoint : comment sortir du cauchemar ?

Sommaire de l'article : page 1 / 9

Honte, mensonge, isolement, violence… vivre avec une personne alcoolique est un drame quotidien. Pourtant, pendant longtemps, on pense davantage à "l'en sortir" qu'à s'en sortir soi-même. "Le voir se dégrader de jour en jour et me savoir impuissante me ronge", confie Nicole, 65 ans, dont le fils aîné est alcoolique depuis quinze ans. Joséphine s'inquiète pour son conjoint, âgé de 28 ans : "Il détruit complètement sa vie et quand je lui en parle, soit il se ferme, soit il dit oui mais ne fait rien. Comment l'aider ?"

L'isolement

Elles pensent avoir tout essayé. De le comprendre, voire de l'excuser : "Il était fragile", "Ce sont des copains qui l'ont entraîné"… De le surveiller, en jetant les bouteilles. De lui parler : "J'ai un mur en face de moi, se désole Nicole. J'aimerais tellement qu'il comprenne qu'il est malade et peut être soigné !"

Au fil des jours, leur vie s'est rétrécie. "On refuse les invitations et l'on n'en lance plus, en mentant pour cacher la situation, admet Joséphine. Toute notre attention est concentrée sur ce que l'alcoolique fait ou ne fait pas, et l'on se sent seule, écrasée de responsabilités, ni aimée, ni utile." C'est ce qu'on appelle la codépendance.

Honte, mensonge, isolement, violence… vivre avec une personne alcoolique est un drame quotidien. Pourtant, pendant longtemps, on pense davantage à "l'en sortir" qu'à s'en sortir soi-même. "Le voir se dégrader de jour en jour et me savoir impuissante me ronge", confie Nicole, 65 ans, dont le fils aîné est alcoolique depuis quinze ans. Joséphine s'inquiète pour son conjoint, âgé de 28 ans : "Il détruit complètement sa vie et quand je lui en parle, soit il se ferme, soit il dit oui mais ne fait rien. Comment l'aider ?"

L'isolement

Elles pensent avoir tout essayé. De le comprendre, voire de l'excuser : "Il était fragile", "Ce sont des copains qui l'ont entraîné"… De le surveiller, en jetant les bouteilles. De lui parler : "J'ai un mur en face de moi, se désole Nicole. J'aimerais tellement qu'il comprenne qu'il est malade et peut être soigné !"

Au fil des jours, leur vie s'est rétrécie. "On refuse les invitations et l'on n'en lance plus, en mentant pour cacher la situation, admet Joséphine. Toute notre attention est concentrée sur ce que l'alcoolique fait ou ne fait pas, et l'on se sent seule, écrasée de responsabilités, ni aimée, ni utile." C'est ce qu'on appelle la codépendance.

Ne pas intervenir lorsqu'il s'attire des ennuis

Comment s'en sortir ? En changeant notre propre attitude, afin de rendre l'atmosphère plus saine pour toute la famille, y compris le malade alcoolique. Car il faut accepter l'évidence : vous n'avez aucun pouvoir sur son problème d'alcool. Nul ne peut aider une personne à s'en sortir malgré elle. Tout ce que vous pouvez faire, c'est l'aider à prendre conscience de ce qu'elle vous fait endurer.

Maintenir un dialogue

Lui parler, donc, quand elle n'a pas bu, sans colère, sans tenter de lui faire admettre qu'elle a un problème avec l'alcool, juste pour lui exprimer votre angoisse, vos besoins et vos espoirs. "Les leçons et les reproches ne font qu'attiser déni et culpabilité… qui poussent à boire davantage", témoigne Jean, ancien alcoolique.

Encourager sans dicter

Autre erreur fréquemment commise : infantiliser la personne alcoolique. "On croit l'aider en la déchargeant de toute responsabilité, mais ça ne fait que l'enfoncer un peu plus, a compris Paul. J'avais pris en charge les courses, j'allais chercher les enfants à l'école, du coup Amélie se sentait encore plus dévalorisée."

Votre rôle est de l'encourager et non lui dicter ce qu'elle doit faire, l'accompagner et non la porter. C'est sans doute le plus difficile. "Le laisser se débrouiller seul, c'est souvent effrayant, comme de la non-assistance à personne en danger", ressent Nicole.

Pourtant, il faut accepter qu'il n'ait pas tant besoin de nous. Car plus nous le dorlotons, moins il sera incité à faire des efforts.

Connaître les mécanismes de la maladie

"La maladie correspond à une perte de limites, explique Thomas Wallenhorst, psychiatre alcoologue. Le malade alcoolique voudrait “le beurre et l'argent du beurre” : tous les bénéfices de la relation et continuer à boire, tous les bénéfices de l'alcool sans la dépendance. Se sacrifier n'aide personne."

Ne pas hésiter à lancer un ultimatum

L'entourage doit poser des limites, voire même un ultimatum : "Il y a des comportements que nous ne pouvons pas supporter." Il doit tenir l'alcool à distance et aller vers la vie pour donner éventuellement au malade l'envie de l'y rejoindre. Ce qui implique parfois de partir. Certains malades prennent alors conscience des dégâts engendrés par leur consommation.

Mais on ne devient jamais abstinent pour les autres, même si c'est pour ne pas perdre définitivement son enfant. Jean confirme : "Il faut toucher le fond pour pouvoir taper du pied et remonter. Un jour, j'ai réalisé que j'avais le choix entre mourir, finir en hôpital psychiatrique ou me soigner."

Accompagner le sevrage

Lorsque le malade a décidé d'arrêter de boire, l'entourage peut l'aider en lui témoignant confiance et compréhension, en supportant les rechutes sans paniquer et en l'aidant à retrouver toute sa place au sein de la famille. Il ne faut jamais désespérer…

Où trouver de l'aide ?

Les centres d'alcoologie proposent de plus en plus souvent des groupes de parole pour soutenir les familles. Interrogez le centre de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA) le plus proche de chez vous (il en existe 230). Psychiatres ou psychologues y accordent aussi des entretiens individuels.

L'association Que dois-je faire ? Il (ou elle) boit s'adresse surtout aux proches. Tél. : 09 51 76 26 64 (Marie-Laure Caussanel).

Les groupes familiaux Al-Anon proposent aussi des groupes de parole pour les proches (groupes Alateen pour les enfants), sur le même principe que les Alcooliques anonymes. Tél. : 01 42 81 97 05.

L'avis d'un médecin psychiatre en centre d'alcoologie

"La maladie alcoolique s'adosse aux fragilités de l'autre" explique Thomas Wallenhorst, médecin psychiatre en centre d'alcoologie et auteur de "L'alcoolo-dépendance, un chemin de croissance", éditions Ellipses, collection Vivre et comprendre.

Il est difficile pour l'entourage d'admettre qu'il a également un problème. Il a tendance à considérer que le mal est dans l'autre et ne fait rien pour sa propre souffrance. Pourtant, l'entourage doit lui aussi sortir du déni et prendre conscience, en s'avouant : "Je suis malade de son alcool."

Le conjoint est souvent codépendant, sous différentes formes : soit il a lui-même une addiction (boulimie, par exemple), soit il se trouve dans une grande dépendance affective, en se dévouant pour la personne qui boit.

Parler de son angoisse soulage et permet de prendre du recul pour ne pas sombrer avec la personne alcoolique, mais aussi de comprendre que la sobriété ne marque pas par magie la fin de tous les ennuis. C'est un moyen d'aller mieux, mais on ne se sort pas instantanément de plusieurs années de souffrance.

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  • lundi 1 mars 2010 / un papa

    c'est tres difficile mais dis toi bien que cette maladie est une vrai gangreine et que seul le malade d'alcoolisme decide de se sauver ou non.pour ma part j'ai decide de sauver ma peau et celle de mes enfants je suis pere de3 adorables enfants qui n'ont rien demande a personne et qui ne demande qu'a decouvrire la vie et je ne peux pas me permettre de les lacher ma femme est adulte et doit assumer ses actes c'est comme cela que j'espere vm'en sortir car maintenant ce n'est plus elle qui faut sauver mais bien les gens qui lui sont proches et qu'elle fait souffrire chacun est proprietaire de sa vie et en fait ce qu'il veut moi je veux sauver d'abord celle de mes enfants puis la sienne et si je m'en sors tant mieux mais dis toi que la vie est tres courte et que demain est un autre jour suis ton chemin et non pas celui des autres et surtout prends des lecon qe la vie t'apporte ce jour pour ne pas reproduire et faire souffrire a ton tour courage
  • mercredi 28 octobre 2009 / ashley du 46

    bonjour je m'apelle ashley jai 18 ans et ma mere 48 ans et alcoolique depuis plusieur annee et j'aimerai bien l'aider mais je ne sais comment faire jai aucune solution a par en parler avec mes soeur et mon pere qui ne la supporte plus si quel qun pourrau me repondre ou meme me dire si ses un peut le meme cas merci d avance
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