Cesser de travailler pour soutenir un proche
- Actualisé le jeudi 20 mars 2008
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Affiliation à l'assurance-vieillesse
Qu'il soit salarié ou sans activité professionnelle, l'aidant familial est affilié gratuitement à l'assurance-vieillesse des parents au foyer s'il bénéficie d'un congé de soutien familial, s'il perçoit l'allocation journalière de présence parentale ou s'il a en charge :
- un enfant handicapé de moins de 20 ans qui ne réside pas en internat et dont l'incapacité permanente atteint au moins 80 % ;
- un proche adulte handicapé souffrant d'une incapacité d'au moins 80 % et devant bénéficier de l'aide d'une tierce personne.
Cette validation est accordée lorsque les ressources de l'aidant ne dépassent pas un plafond, variable en fonction de sa situation familiale, par exemple 23 598 € par an pour un couple avec un enfant à charge.
Problème et non des moindres : ces congés ne sont pas rémunérés. Au Conseil économique et social, en septembre 2007, Michel Coquillion formait d'ailleurs le vœu "qu'un débat s'instaure sur l'opportunité d'assortir le congé de soutien familial d'une compensation partielle de la perte de salaire".
Congé de soutien familial : une aide ponctuelle
Ce congé de soutien familial est le dernier en date des dispositifs mis en place (20 avril 2007). Il a été instauré pour permettre à un salarié de s'arrêter temporairement de travailler pour s'occuper d'un proche dépendant.
Ce congé non rémunéré est accordé de droit aux salariés qui travaillent depuis au moins deux ans dans l'entreprise.
Une fois l'employeur informé de cette nécessité, il convient de formaliser la demande deux mois avant la date du départ (quinze jours en cas d'urgence), par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge.
Il est nécessaire de joindre une déclaration sur l'honneur indiquant le lien de parenté ou de proximité avec la personne à soutenir, et un justificatif de la gravité de son handicap ou de sa perte d'autonomie.
Trois mois renouvelables
L'employeur ne peut pas refuser le congé. Sa durée est de trois mois renouvelables et ne peut dépasser un an sur l'ensemble de la carrière ; une déclaration sur l'honneur en ce sens est aussi demandée.
À son retour, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire. Il peut mettre fin au congé avant son terme, notamment si la personne aidée décède ou est admise en établissement, lorsqu'un service d'aide à domicile intervient pour assister le proche ou si un autre membre de la famille le remplace.
Un congé limité
"Si le congé de soutien familial est une réelle avancée, il présente tout de même deux limites, insiste Olivier Gérard, de l'Unaf. Il n'est pas rémunéré et sa durée est très limitée".
Pendant le congé, vous continuez à bénéficier des remboursements de soins de l'assurance-maladie et à acquérir des droits à la retraite. Vous cotisez à la retraite complémentaire seulement si un accord d'entreprise le prévoit.
Vous ne pouvez pas exercer d'activité professionnelle pendant le congé, sauf, sous certaines conditions, comme salarié de la personne aidée si elle perçoit l'APA ou la prestation de compensation du handicap.
Congé de solidarité familiale : en fin de vie
Le congé de solidarité familiale est un autre congé non rémunéré qui peut être demandé depuis 2004 lorsqu'un parent, un enfant ou une personne qui partage votre domicile arrive au terme de sa vie. Accordé sans condition d'ancienneté, il dure trois mois et est renouvelable une fois.
Quand l'employeur sera informé de la situation qui vous amène à demander ce congé, vous lui confirmerez votre demande quinze jours au moins avant de vous absenter, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge.
Début immédiat en cas d'urgence
Ce congé est un droit dès lors que vous fournissez un certificat médical attestant la gravité de la situation. En cas d'urgence, le congé débute dès la réception de la lettre par l'employeur. Ce dernier doit être prévenu de votre retour dans l'entreprise au moins trois jours avant la date de reprise.
Pendant votre absence, vous continuez à être couvert par l'assurance-maladie mais ne validez pas de trimestre de retraite de base de la Sécurité sociale. Vous cotisez à la retraite complémentaire si un accord d'entreprise le prévoit.
À votre retour, vous retrouvez votre emploi ou un emploi similaire.Notez que, à condition que votre employeur donne son accord, vous pouvez, à la place du congé, demander à travailler à temps partiel pendant trois mois.
Présence parentale : pour les moins de 20 ans
Créé en 2001, le congé de présence parentale vous permet de vous occuper d'un enfant de moins de 20 ans gravement malade, accidenté ou handicapé. Sa durée est de 310 jours ouvrés sur trois ans et il est accordé sans condition d'ancienneté. Au terme du congé, vous retrouvez le même emploi ou un emploi similaire.
Ce crédit de 310 jours de congés non rémunérés est renouvelable au bout de trois ans, en cas de rechute ou de récidive. Une fois votre employeur informé, vous lui adressez une lettre recommandée avec avis de réception ou vous la lui remettez en main propre contre décharge au moins quinze jours avant de vous absenter.
Ce congé est un droit dès lors que vous présentez un certificat médical attestant que la gravité de la maladie ou du handicap de l'enfant rend nécessaire votre présence à ses côtés. Lorsque vous fractionnez le congé, vous prévenez l'employeur de vos absences au moins quarante-huit heures à l'avance.
Une allocation de présence parentale
Pendant cette absence, vous ne percevez aucune rémunération mais vous recevez une allocation journalière de présence parentale de votre caisse d'allocations familiales (Caf) : 47,49 € par jour ouvré de congé pour une personne seule (39,97 € si vous vivez en couple), dans la limite de vingt-deux allocations par mois.
Une indemnisation complémentaire, soumise à condition de ressources, peut s'ajouter pour compenser vos frais de déplacement.
Pendant la durée du congé, vous continuez à être couvert par l'assurance-maladie et à acquérir des droits à la retraite de base. Les règles en matière de retraite complémentaire sont identiques à celles applicables au congé de solidarité familiale.
Aménager son temps de travail
Depuis la loi Handicap du 11 février 2005, les proches de la personne handicapée peuvent bénéficier d'aménagements d'horaires individualisés s'ils le demandent à leur employeur.
Cet emploi du temps doit prendre en compte les besoins du salarié et les possibilités envisageables pour l'entreprise. Cette faculté est précieuse, par exemple, dans le cas de parents qui accompagnent régulièrement un enfant dans une structure spécialisée où il reçoit des soins.
On notera que les textes ne prévoient pas ces mesures d'aménagement en faveur des aidants qui interviennent auprès des personnes âgées.
La situation de l'aidant chômeur
Une personne en recherche d'emploi indemnisée par l'assurance-chômage (allocation d'aide au retour à l'emploi, allocation de solidarité spécifique) qui se trouve dans la nécessité de s'occuper d'un enfant de moins de 20 ans gravement malade ou handicapé peut demander à percevoir l'allocation journalière de présence parentale à sa caisse d'allocations familiales.
Ses allocations de chômage seront reportées d'autant.
Affiliation à l'assurance-vieillesse
Qu'il soit salarié ou sans activité professionnelle, l'aidant familial est affilié gratuitement à l'assurance-vieillesse des parents au foyer s'il bénéficie d'un congé de soutien familial, s'il perçoit l'allocation journalière de présence parentale ou s'il a en charge :
- un enfant handicapé de moins de 20 ans qui ne réside pas en internat et dont l'incapacité permanente atteint au moins 80 % ;
- un proche adulte handicapé souffrant d'une incapacité d'au moins 80 % et devant bénéficier de l'aide d'une tierce personne.
Cette validation est accordée lorsque les ressources de l'aidant ne dépassent pas un plafond, variable en fonction de sa situation familiale, par exemple 23 598 € par an pour un couple avec un enfant à charge.
Qu'est-ce qu'un proche ?
L'article L. 225-20 du Code du travail énumère les personnes considérées comme "proches" : le conjoint, le concubin, le partenaire pacsé, un ascendant, un descendant, un enfant à charge, un collatéral jusqu'au quatrième degré (frère, sœur, oncle, tante, neveux, nièces, grands-oncles et tantes, petits-neveux et nièces, cousins et cousines germains), ainsi que ceux du conjoint, du concubin ou du partenaire pacsé de l'aidant familial.
En savoir plus
Centre communal d'action sociale ou mairie du lieu de résidence
Tél : 01 43 26 57 88Site Internet : www.aidants.fr
Centre local d'information et de coordination gérontologique
Liste des centres disponible sur le site Internet : http://clic-info.personnes-agees.gouv.frMaison départementale des personnes handicapées
Tél : 0 820 03 33 33 (0,12 €/min à partir d'un poste fixe).Liste des maisons sur le site Internet : www.handicap.gouv.fr
Union nationale des associations familiales
Tél : 01 49 95 36 00Site Internet : www.unaf.fr
