Être malade et voyager

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Être malade et voyager

S’évader en vacances quand on suit un traitement médical lourd, c’est possible ! À condition de s’organiser bien avant le jour du départ, la continuité des soins et de la prise en charge par l’Assurance-maladie est garantie.

Chaque année, à l’Ascension, des « Dragon ladies » tout de rose vêtues s’engagent dans la Vogalonga, une course qui voit s’affronter des bateaux à rames sur la lagune de Venise. Qu’ont-elles de particulier ? Toutes sont touchées par un cancer du sein, certaines suivent un traitement, les autres en sont sorties.

Le feu vert du médecin traitant

De son côté, Laure, soignée à l’Institut Curie, en région parisienne, est prise en charge régulièrement au centre anticancéreux de La Rochelle, ville où elle rejoint sa sœur. Et Claude, en dépit d’un accident cardiaque, s’envole chaque hiver au Sénégal pour des parties de pêche.

Le point commun de toutes ces personnes ? Elles ne veulent pas se laisser enfermer par la maladie. Preuve est faite que les problèmes de santé – aussi lourds soient-ils – n’empêchent pas forcément les loisirs et les vacances. Sauf que l’organisation de ces moments de détente nécessite de prévoir la continuité des soins, souvent un équipement particulier et parfois des autorisations médicales.

Plus que d’autres, les malades chroniques ou sous traitement de longue durée ont besoin d’échafauder des projets, de planifier des retrouvailles familiales ou amicales, qui leur permettent d’être entourés affectivement sur le lieu du traitement. Un sujet qu’il faut aborder avec son médecin six mois avant la date prévue des vacances pour les personnes dialysées, deux mois avant pour celles qui suivent une chimio­thérapie ou encore quelques semaines avant pour les diabétiques ou les cardiaques.

Spécialiste ou généraliste, votre médecin est sensible à ce désir d’évasion. Son rôle consiste à adapter le traitement, à contacter les structures médicales locales pour assurer la continuité des soins, à évoquer les fragilités ou les risques possibles, etc.

Une dizaine de jours avant le départ, une consultation va permettre d’obtenir le feu vert de son médecin. Avant de l’accorder, il va vérifier que tout le dispositif est en place et que l’état de santé du malade est compatible avec le séjour prévu.

Des vacances après validation par l’assurance-maladie

Côté Assurance-maladie, les personnes qui souffrent d’une affection de longue durée (ALD) ou qui reçoivent des indemnités journalières (IJ) doivent effectuer des démarches supplémentaires. Les malades en arrêt de travail préviennent le médecin-conseil de leur caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) du nombre de semaines durant lesquelles ils envisagent de séjourner hors de leur département tout en continuant à recevoir des soins sur le lieu de villégiature. Le transfert de soins « de centre à centre » doit être validé administrativement par l’Assurance-­maladie. Il offre une continuité de prise en charge à 100 % dans le cadre de l’ALD et assure la poursuite du versement des IJ.

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