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Une préretraite pour les victimes de l’amiante
- Publié le mercredi 6 janvier 2010
Les salariés ayant été exposés à l’amiante peuvent cesser leur activité dès 50 ans, sous réserve de remplir certaines conditions. Une allocation de cessation anticipée d’activité leur est alors versée.
Sommaire de l'article : page 1 / 4
Partir lorsqu’on est malade
Dans le cadre de ce dispositif spécifique, vous pouvez cesser votre activité professionnelle dès 50 ans et sans autre condition si :
- vous êtes atteint d’une affection figurant au tableau n° 30 des maladies professionnelles (tumeurs pleurales primitives, asbestose…) ou au tableau n° 30 bis (cancer broncho-pulmonaire, mésothéliomes…) ; pour les salariés agricoles, il s’agit des tableaux 47 et 47 bis des maladies professionnelles du régime agricole ;
- vous souffrez d’une pathologie qui, bien que non désignée dans l’un des tableaux précités, est reconnue d’origine professionnelle due à l’amiante par la caisse primaire d’assurance-maladie.
Partir lorsqu’on est malade
Dans le cadre de ce dispositif spécifique, vous pouvez cesser votre activité professionnelle dès 50 ans et sans autre condition si :
- vous êtes atteint d’une affection figurant au tableau n° 30 des maladies professionnelles (tumeurs pleurales primitives, asbestose…) ou au tableau n° 30 bis (cancer broncho-pulmonaire, mésothéliomes…) ; pour les salariés agricoles, il s’agit des tableaux 47 et 47 bis des maladies professionnelles du régime agricole ;
- vous souffrez d’une pathologie qui, bien que non désignée dans l’un des tableaux précités, est reconnue d’origine professionnelle due à l’amiante par la caisse primaire d’assurance-maladie.
Partir lorsqu’on a été exposé
Vous pouvez également bénéficier d’une préretraite amiante si :
- vous travaillez ou avez travaillé dans un établissement figurant sur une liste établie par arrêté ministériel. Il s’agit par exemple d’entreprises de constructions et de réparations navales ;
- vous avez été ouvrier docker ou personnel portuaire, relevant de la convention collective des personnels des ports autonomes maritimes de commerce.
Toutefois, l’âge possible de votre départ - qui ne peut être inférieur à 50 ans - dépendra de la durée pendant laquelle vous avez été exposé à l’amiante. Il se calcule en ôtant de 60 (âge légal de départ à la retraite) le tiers du temps que vous avez passé à travailler dans l’établissement "à risque". Ainsi, si vous avez exercé pendant quinze ans dans une entreprise de flocage, vous pourrez prendre votre préretraite à 55 ans [60 – (15/3)].
Une préretraite indemnisée
Vous percevrez une allocation égale à 65 % de votre salaire brut pour la part allant jusqu’au plafond de la Sécurité sociale (2 885 € par mois), et à 50 % pour celle comprise entre une et deux fois ce plafond (de 2 885 à 5 770 €). Adressez votre demande d’allocation à la caisse régionale d’assurance-maladie dont vous dépendez. Elle dispose de deux mois pour vous répondre. Si elle ne le fait pas, votre dossier sera considéré comme rejeté.
La procédure à suivre
Une fois l’accord de la caisse régionale d’assurance-maladie acquis, vous devez, pour bénéficier de la cessation anticipée d’activité, démissionner de votre emploi. Vous avez alors droit à un préavis, ou à une indemnité compensatrice de préavis si celui-ci n’est pas travaillé. Votre employeur est également tenu de vous verser une indemnité de cessation anticipée d’activité, d’un montant au moins égal à celui de l’indemnité de départ à la retraite.
