Retraite : quelles conditions pour la réversion ?

Page 2 / 2

Le montant de la pension de réversion est limité

Si, vous remplissez toutes ces conditions, vous percevrez 54 % de la retraite de votre conjoint.

Votre pension de réversion ne pourra pas être inférieure à 274,19 € par mois si votre conjoint avait obtenu au moins 60 trimestres d’assurance (en deçà, le montant de la réversion est réduit proportionnellement à la durée d’assurance).

La réversion étant accordée sous condition de ressources, elle peut être réduite si l’addition de vos ressources et de votre pension de réversion dépasse le plafond.

Une majoration de 10 % avec trois enfants

Toutefois, aucune révision ne peut plus intervenir passé un délai de trois mois après la date d’effet de vos retraites personnelles de base et complémentaires ou à partir du premier jour du mois suivant l’âge légal de départ  (entre 60 et 62 ans selon la génération) si vous n’avez pas droit à une retraite.

Si vous avez eu ou élevé au moins trois enfants, vous aurez droit à une majoration de 10 %.

En outre, si vous n’avez pas atteint l’âge du taux plein (entre 65 et 67 ans selon votre année de naissance) et n’êtes pas bénéficiaire d’une retraite personnelle, une majoration forfaitaire de 93,03 € par enfant à charge de moins de 16 ans (une limite d’âge repoussée si le jeune poursuit des études, ou s’il est infirme ou malade) vous sera accordée.

"Les deux majorations peuvent se cumuler", précise-t-on à la direction de la communication de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse.

En cas de retraites faibles

La pension de réversion est majorée de 11,1 % quand le conjoint survivant a atteint au moins l’âge du taux plein, qu’il a fait valoir tous ses droits à retraite et que le montant total trimestriel de ses retraites ne dépasse pas 2 472,45 €. Quand le montant total des pensions et la majoration dépassent ce plafond, elle est réduite au montant du dépassement.

Pour votre demande, prenez contact avec un point d’accueil de l’assurance-retraite (adresses disponibles sur www.lassuranceretraite.fr).

N’oubliez pas non plus de vous rapprocher de l’institution qui servait (ou aurait servi) la retraite complémentaire de votre conjoint décédé, pour éventuellement bénéficier d’une retraite de réversion des régimes complémentaires.

Les ex-conjoints ont aussi droit à la pension de réversion

Lorsqu’un assuré du régime général ou d’un régime aligné a été marié plusieurs fois, son ou ses ex-conjoints divorcés ont droit à une partie de sa retraite, sous réserve de remplir les conditions d’âge et de ressources.

Lorsque plusieurs bénéficiaires peuvent prétendre à la pension de réversion, les droits de chacun sont calculés proportionnellement à la durée de son mariage. Mais chacun doit en faire la demande, car la pension de réversion n’est pas attribuée automatiquement.

Autre article : La retraite à 62 ans

Offre d'abonnement : Abonnez-vous à Dossier Familial à partir de 18 €

156 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par Emmajar Samedi 06 avril 2013
Je me demande où par la retraite qu il aurrait dû pércevoir.

Je me demande où va tte les année de cotisation de mon pére pour son traivail maintenant qui nous a quitter, n'étant pas en retraite il n'a jamais été au assedic non plus, je me demande où par la retraite qu il aurrais dû pércevoir? il a travailler durant 30ans. Mérci

Par pidu85 Lundi 04 mars 2013
majoration enfants

je ne voie nulle part que les majorations enfants sont maintenues dans le
calcul de la pension de reversion qu'en est-il exactement ?

Par 1975 Dimanche 03 mars 2013
Annie 83

bonjour Annie
Moi j'ai un acte de déces ,nous étions divorcés mais pas en guerre !
il me faut quand même un extrait de naissance ? j'ai mon livret de famille
merci pour votre réponse

Par Annie 83 Dimanche 03 mars 2013
Pour le décès d'un ex vous avez le droit de demander son extrait de naissance.

Si votre ex est décédé et que vous l'appreniez par hasard, vous avez simplement la possibilité de demander par écrit (ou par internet selon les villes) son extrait de naissance auprès de sa mairie de naissance. Si vous êtiez mariée avec lui, vous devez vous souvenir où il était né ! En tant qu'ex épouse, vous avez le droit de demander son extrait de naissance pour succession. C'est ce qu'a fait ma mère ce qui lui a permis de reconstituer le dossier, à partir de la caisse de retraite qu'elle lui avait connu à l'époque de leur vie commune. De là elle a retracé son dossier et a touché une proportionnelle de la reversion, même avec l'arrièré car le dossier a été long !

Par Annie 83 Dimanche 03 mars 2013
il est normal que ceux qui choisissent l'union libre, donc refusent d'enregistrer leur union civilement en tant que mariage, ne puissent accéder aux aides liées au mariage.

Pour l'ensemble des commentaires : OUI les droits sont différents en cas de décès selon le mode de vie choisi, et c'est normal. L'institution a prévu l'union par le mariage civil, cela signifie bien quelque chose ! puis elle a prévu le PACS qui, à l'origine était un mode d'union officiel pour les homosexuels n'ayant pas accès au mariage civil. Les droits étaient différents et c'est bien pour cela qu'aujourd'hui les homosexuels demandent l'accès au mariage, afin d'avoir les mêmes droits. Les hétérosexuels, anti mariage, se sont engouffrés dans ce mode d'union, soit. Mais si on est contre le mariage, et c'est notre droit, on doit aussi en assumer le choix, c'est à dire renoncer, de fait, à tout ce que le mariage assure comme sécurité matériel au conjoint survivant. Donc il est normal que ceux qui choisissent l'union libre, donc refusent d'enregistrer leur union civilement en tant que mariage, ne puissent accéder aux aides liées au mariage. Quand on s'aime, on fait un choix d'union avec ses avantages et ses inconvénients. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Concernant les calculs des reversions, certes il y a une différence énorme entre les salariés du public et du privé, mais ce n'est pas nouveau, cela tient, déjà au départ, du calcul de la retraite elle-même. Ce phénomène existe depuis toujours et se pérénise puisque même pour les arrêts maladies, il y a une différence que je qualifierais d'intolérable en ce pays dit de l'égalité. Mais rappelons-nous, il y a quelques jours, notre ministre a supprimé le seul et unique jour de carence en cas d'arrêt , au prétexte que cet effort était "humiliant". J'ai trouvé ce terme horrible. Si un jour d'effort financié pour ceux qui s'arrêtent avec conservation du salaire est humiliant alors que dire des salariés du privé, qui vivent dans le même pays, qui ont 3 jours de carence et demi-salaire en cas d'arrêt. Au lieu de se lamenter sur vos cas particuliers, nous ferions mieux de nous battre pour un régime égalitaire entre privé et public (et même des salaires identiques à fonction égale !). Quant à ceux qui se plaignent en se demandant où passe la réversion à laquelle ils ne peuvent prétendre, je répondrais simplement de faire le calcul des cotisations. Nous cotisons quelques euros par mois pendant plus de 40 ans et nous touchons une retraite (ou une reversion sur la cotisation du conjoint). Si nous placions cette même somme tous les mois pendant la même durée, je doute que nous ayions la possibilité de prétendre à un revenu mensuel égal à ce que nous percevons par les caisses de retraite. Sans compter que la retraite n'a pas de limite dans le temps si ce n'est notre mort, alors que les revenus de placements, eux, ont une limite, celle de notre capital de départ. Avec quoi pensez-vous que nous payions les retraites des gens qui vivent au-delà de 100 ans, soit plus longtemps en retraite qu'en années cotisées ? Les reversions sont calculées au proratat des années de mariage et c'est normal. La 1ère épouse a été sortie de la vie de l'épou souhaitant divorcer, c'est logique, mais il ne faut pas oublier qu'il a choisi de l'épouser au début de sa vie d'adulte, période durant laquelle il a construit sa situation professionnelle. La 1ère épouse a partagé ces années difficiles de construction et la 2nde n'a que bénéficié, sans efforts matériels, de la situation installée de son mari. Au décès du monsieur, la justice reconnait que l'une vivait avec lui au moment du décès mais que la première est à la base de l'existance même de la retraite, donc elle fait un proratat. C'est juste, même si individuellement, dans certaines situations particulières, cela peut paraître moralement injuste. Chaque épouse perçoit la reversion de la période durant laquelle elle a été mariée avec le cotisant. Personnellement, je suis veuve à 49 ans, suite à un accident stupide, sans tiers responsable. J'ai vécu 14 ans avec mon ami avant d'accepter ses incessantes demandes en mariage. Et donc, je n'ai été mariée que 18 mois, il venait d'avoir 50 ans. Ma situation matérielle est une catastrophe, mais face aux aides auxquelles je ne peux prétendre, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, j'avais choisi de vivre en simple concubinage. C'était mon choix, eh bien aujourd'hui, j'en paie les conséquences. Arrêtons un peu de raisonner comme des assistés et prenons-nous en main pour aller de l'avant. C'est plus que nécessaire dans la période actuelle.

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.