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Retraite : quelles conditions pour la réversion ?
Retraite : quelles conditions pour la réversion ?

La pension de réversion est versée au conjoint survivant (ou à l'ex-conjoint), après le décès de l'assuré. Mais il faut remplir un certain nombre de conditions pour pouvoir en bénéficier. Vérifiez si vous pouvez y prétendre.
Vous vous interrogez, et votre conjoint aussi, sur les revenus auxquels vous pourriez prétendre si l’un de vous venait à disparaître. Une préoccupation légitime, notamment à l’heure du passage à la retraite.
Sachez que vous pouvez éventuellement compter sur le versement d’une pension de réversion, c’est-à-dire sur le paiement d’une partie de la retraite que votre époux percevait ou aurait perçue s’il était encore en vie. À certaines conditions toutefois.
Réversion : une réglementation modifiée en 2009
Percevoir une pension de réversion lorsqu'on est veuf
La pension de réversion du régime général n’est pas attribuée automatiquement (dans un couple lié par un Pacs ou vivant en concubinage, le survivant n’y a pas droit). Pour percevoir la pensionde réversion, certaines conditions doivent être réunies.
- une condition d’âge, établie au 1er janvier 2009 à 55 ans minimum. Toutefois, l’âge reste fixé à 51 ans lorsque le conjoint est décédé avant le 1er janvier 2009 (ou disparu avant le 1er janvier 2008).
- une condition de ressources : justifier de ressources personnelles inférieures à 19 177,60 € par an (30 684,16 € lorsque la veuve ou le veuf vit à nouveau en couple).
Les revenus professionnels pris en compte dans la réversion
Sont pris en compte les revenus professionnels (les 55 ans et plus ont droit à une déduction de 30 %), les indemnités de chômage, de maladie ou d’accident du travail, les retraites personnelles de base et complémentaires, etc.
Les retraites de réversion versées par le régime général et d’autres régimes de base (commerçants, artisans, professions libérales sauf avocats, professions agricoles) sont exclues des ressources au moment de l’examen de l’ouverture du droit à la réversion, mais sont prises en compte pour déterminer le montant de la pension.
Le patrimoine propre du demandeur (placements financiers ou biens immobiliers, sauf la résidence principale) est retenu pour 3 % de sa valeur.
Ne sont pas comptabilisés les revenus perçus par le défunt, ni les revenus des placements et des biens immobiliers issus de la communauté ou provenant de la succession, ni les revenus d’épargne retraite.
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Je me demande où va tte les année de cotisation de mon pére pour son traivail maintenant qui nous a quitter, n'étant pas en retraite il n'a jamais été au assedic non plus, je me demande où par la retraite qu il aurrais dû pércevoir? il a travailler durant 30ans. Mérci
je ne voie nulle part que les majorations enfants sont maintenues dans le
calcul de la pension de reversion qu'en est-il exactement ?
bonjour Annie
Moi j'ai un acte de déces ,nous étions divorcés mais pas en guerre !
il me faut quand même un extrait de naissance ? j'ai mon livret de famille
merci pour votre réponse
Si votre ex est décédé et que vous l'appreniez par hasard, vous avez simplement la possibilité de demander par écrit (ou par internet selon les villes) son extrait de naissance auprès de sa mairie de naissance. Si vous êtiez mariée avec lui, vous devez vous souvenir où il était né ! En tant qu'ex épouse, vous avez le droit de demander son extrait de naissance pour succession. C'est ce qu'a fait ma mère ce qui lui a permis de reconstituer le dossier, à partir de la caisse de retraite qu'elle lui avait connu à l'époque de leur vie commune. De là elle a retracé son dossier et a touché une proportionnelle de la reversion, même avec l'arrièré car le dossier a été long !
Pour l'ensemble des commentaires : OUI les droits sont différents en cas de décès selon le mode de vie choisi, et c'est normal. L'institution a prévu l'union par le mariage civil, cela signifie bien quelque chose ! puis elle a prévu le PACS qui, à l'origine était un mode d'union officiel pour les homosexuels n'ayant pas accès au mariage civil. Les droits étaient différents et c'est bien pour cela qu'aujourd'hui les homosexuels demandent l'accès au mariage, afin d'avoir les mêmes droits. Les hétérosexuels, anti mariage, se sont engouffrés dans ce mode d'union, soit. Mais si on est contre le mariage, et c'est notre droit, on doit aussi en assumer le choix, c'est à dire renoncer, de fait, à tout ce que le mariage assure comme sécurité matériel au conjoint survivant. Donc il est normal que ceux qui choisissent l'union libre, donc refusent d'enregistrer leur union civilement en tant que mariage, ne puissent accéder aux aides liées au mariage. Quand on s'aime, on fait un choix d'union avec ses avantages et ses inconvénients. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Concernant les calculs des reversions, certes il y a une différence énorme entre les salariés du public et du privé, mais ce n'est pas nouveau, cela tient, déjà au départ, du calcul de la retraite elle-même. Ce phénomène existe depuis toujours et se pérénise puisque même pour les arrêts maladies, il y a une différence que je qualifierais d'intolérable en ce pays dit de l'égalité. Mais rappelons-nous, il y a quelques jours, notre ministre a supprimé le seul et unique jour de carence en cas d'arrêt , au prétexte que cet effort était "humiliant". J'ai trouvé ce terme horrible. Si un jour d'effort financié pour ceux qui s'arrêtent avec conservation du salaire est humiliant alors que dire des salariés du privé, qui vivent dans le même pays, qui ont 3 jours de carence et demi-salaire en cas d'arrêt. Au lieu de se lamenter sur vos cas particuliers, nous ferions mieux de nous battre pour un régime égalitaire entre privé et public (et même des salaires identiques à fonction égale !). Quant à ceux qui se plaignent en se demandant où passe la réversion à laquelle ils ne peuvent prétendre, je répondrais simplement de faire le calcul des cotisations. Nous cotisons quelques euros par mois pendant plus de 40 ans et nous touchons une retraite (ou une reversion sur la cotisation du conjoint). Si nous placions cette même somme tous les mois pendant la même durée, je doute que nous ayions la possibilité de prétendre à un revenu mensuel égal à ce que nous percevons par les caisses de retraite. Sans compter que la retraite n'a pas de limite dans le temps si ce n'est notre mort, alors que les revenus de placements, eux, ont une limite, celle de notre capital de départ. Avec quoi pensez-vous que nous payions les retraites des gens qui vivent au-delà de 100 ans, soit plus longtemps en retraite qu'en années cotisées ? Les reversions sont calculées au proratat des années de mariage et c'est normal. La 1ère épouse a été sortie de la vie de l'épou souhaitant divorcer, c'est logique, mais il ne faut pas oublier qu'il a choisi de l'épouser au début de sa vie d'adulte, période durant laquelle il a construit sa situation professionnelle. La 1ère épouse a partagé ces années difficiles de construction et la 2nde n'a que bénéficié, sans efforts matériels, de la situation installée de son mari. Au décès du monsieur, la justice reconnait que l'une vivait avec lui au moment du décès mais que la première est à la base de l'existance même de la retraite, donc elle fait un proratat. C'est juste, même si individuellement, dans certaines situations particulières, cela peut paraître moralement injuste. Chaque épouse perçoit la reversion de la période durant laquelle elle a été mariée avec le cotisant. Personnellement, je suis veuve à 49 ans, suite à un accident stupide, sans tiers responsable. J'ai vécu 14 ans avec mon ami avant d'accepter ses incessantes demandes en mariage. Et donc, je n'ai été mariée que 18 mois, il venait d'avoir 50 ans. Ma situation matérielle est une catastrophe, mais face aux aides auxquelles je ne peux prétendre, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, j'avais choisi de vivre en simple concubinage. C'était mon choix, eh bien aujourd'hui, j'en paie les conséquences. Arrêtons un peu de raisonner comme des assistés et prenons-nous en main pour aller de l'avant. C'est plus que nécessaire dans la période actuelle.
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