Dossier :
Calculer votre retraite
Sommaire du dossier :
- Évaluer sa pension de réversion
- Quels outils pour évaluer le montant de votre retraite ?
- Comment est calculée votre retraite ?
- Retraite : calculer son indemnité de départ
- Retraite : calculer ses droits à pension
- Retraite : les questions à se poser
- Préparer le passage à la retraite
- Racheter des trimestres pour votre retraite
- Retraite : reconstituez votre carrière
- Retraite de base : décote ou surcote ?
Pour aller plus loin
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Retraite de base : décote ou surcote ?
- Publié le vendredi 20 mars 2009
Véritable bonus-malus de la retraite, les mécanismes de décote et de surcote ont pour but d’inciter les salariés à travailler plus longtemps. Bien anticiper leur impact financier permet de partir au moment voulu… en toute connaissance de cause.
Sommaire de l'article : page 1 / 7
Objectif taux plein ?
Pour percevoir à 60 ans leur retraite de Sécurité sociale à taux plein (c’est-à-dire 50 % du salaire annuel moyen, ou SAM), les salariés devaient avoir validé 160 trimestres (40 ans) auprès de l’assurance-vieillesse.
Depuis cette année, le minimum est de 161 pour les personnes nées en 1949. Il s’allongera ensuite progressivement, à raison de 1 trimestre par an (162 pour la génération 1950, etc.), pour atteindre, en 2012, 164 trimestres (41 ans) pour les personnes nées en 1952. Les générations suivantes (susceptibles de prendre leur retraite à partir de 2013) doivent s’attendre à une nouvelle augmentation de cette durée.
Objectif taux plein ?
Pour percevoir à 60 ans leur retraite de Sécurité sociale à taux plein (c’est-à-dire 50 % du salaire annuel moyen, ou SAM), les salariés devaient avoir validé 160 trimestres (40 ans) auprès de l’assurance-vieillesse.
Depuis cette année, le minimum est de 161 pour les personnes nées en 1949. Il s’allongera ensuite progressivement, à raison de 1 trimestre par an (162 pour la génération 1950, etc.), pour atteindre, en 2012, 164 trimestres (41 ans) pour les personnes nées en 1952. Les générations suivantes (susceptibles de prendre leur retraite à partir de 2013) doivent s’attendre à une nouvelle augmentation de cette durée.
Double choix entre 60 et 65 ans
Aujourd’hui, si vous avez soufflé vos 60 bougies et songez à partir à la retraite, plusieurs possibilités sont envisageables.
• Si vous avez validé le nombre de trimestres nécessaire, votre retraite vous sera servie selon la formule suivante : SAM (calculé à partir des salaires actualisés des 25 "meilleures" années pour les générations nées à partir de 1948) x taux plein (50 %) x nombre de trimestres validés rapporté au nombre de trimestres requis pour une carrière complète. Les salaires ne sont retenus que dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
Votre choix est alors le suivant.
- Arrêter de travailler et percevoir votre retraite à taux plein.
- Rester en activité quelques années supplémentaires pour arrondir votre pension de retraite en bénéficiant d’une surcote.
• En revanche, si vous n’avez pas accumulé un nombre suffisant de trimestres, deux options s’ouvrent.
- Poursuivre votre activité pour atteindre le taux plein (quelle que soit votre carrière, il est automatiquement attribué à 65 ans).
- Liquider quand même votre retraite : votre pension est alors calculée avec un taux minoré et vous subissez une décote définitive de son montant.
Le calcul de la décote
Comment cette décote est-elle calculée ? On dénombre d’une part les trimestres qui vous séparent de vos 65 ans et donc du taux plein automatique, et d’autre part ceux qui sont nécessaires pour atteindre le nombre de trimestres requis. On retient la différence la moins pénalisante.
Puis on regarde le pourcentage de décote qui correspond à l’année de votre naissance. Et on le transforme en un coefficient de minoration qui s’applique au nombre de trimestres manquants. "Ce qu’il faut retenir de ces calculs, c’est que plus on est âgé, plus la décote coûte cher", résume Pierre Péchery.
Une décote par génération
La décote par trimestre manquant se calcule en pourcentage ou en points selon le mode de calcul utilisé. Exemple avec une personne née en 1947. Elle ne percevra pas 50 % mais 50 % – 2 % de 50 %, soit 50 % – 1 % = 49 %. Le calcul en points revient à 50 – 1 = 49, soit 49 %.
| Année de naissance de l'assuré | Coefficient de minoration (en %) | Coefficient de minoration (en points) |
| Avant 1944 | 2,50 % | - 1,25 |
| 1944 | 2,38 % | - 1,875 |
| 1945 | 2,25 % | - 1,125 |
| 1946 | 2,12 % | - 1,0625 |
| 1947 | 2 % | - 1 |
| 1948 | 1,88 % | - 0,9375 |
| 1949 | 1,75 % | - 0,875 |
| 1950 | 1,62 % | - 0,8125 |
| 1951 | 1,50 % | - 0,75 |
| 1952 | 1,38 % | - 0,6875 |
| Après 1952 | 1,25 % | - 0,625 |
Travailler plus longtemps
"À l’inverse de la décote, la surcote permet aux personnes qui bénéficient d’un taux plein, donc d’un nombre de trimestres validés suffisant, de doper leur retraite jusqu’à 65 ans, voire maintenant 70 ans, en profitant, pour chaque trimestre travaillé en plus, d’un pourcentage supplémentaire de leur pension de base à taux plein", explique Bruno Renardier, directeur de Novelvy, société de conseil en stratégie de retraite.
Cette fois, le taux de surcote reste identique quel que soit l’âge. Revalorisé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, il s’établit désormais à 1,25 % par trimestre, soit 5 % par année supplémentaire travaillée. Une personne qui a atteint son taux plein à 62 ans en janvier 2009 et qui décide de travailler encore un an percevra ainsi, par exemple, sur la base d’une retraite de base annuelle de 10 000 €, une pension de 10 500 €. Une bonne affaire ? Pas toujours.
"Avant d’opter pour la surcote, le salarié doit s’interroger sur l’opportunité qu’offre le cumul emploi-retraite et comparer les deux systèmes", souligne Bruno Renardier. Depuis cette année, en effet, un salarié peut faire valoir ses droits à la retraite, donc recevoir sa pension, et reprendre une activité. "Dans certains cas, notamment lorsque les salaires sont élevés, cette solution se révèle plus bénéfique que la surcote", conclut-il. À vos calculettes !
Exemples de calcul selon l'age et la carrière
• Monique, 61 ans, chef de rayon dans un grand magasin. Salaire annuel moyen de référence : 23 760 € (1,5 Smic).
Elle ne totalise que 152 trimestres, mais souhaite prendre sa retraite le 1er juillet. Il faut d’abord calculer la décote. Monique est née en 1948, la durée d’assurance requise pour qu’elle bénéficie du taux plein est de 160 trimestres. Il lui manque donc 8 trimestres, chiffre retenu car plus favorable que le nombre de trimestres qui la sépare de ses 65 ans (16).
Son taux de remplacement se calcule de la façon suivante : taux plein (0,5) – [{0,9375 (coefficient de minoration pour l’année 1948) x 8 (160 trimestres requis – 152 trimestres cotisés)}/100] = 0,425. Si Monique s’arrêtait en juillet prochain, sa retraite de base atteindrait, après décote, 9 593 € (23 760 € x 0,425 x 152/160). Pour recevoir une pension de base à taux plein de 11 880 € (23 760 € x 0,5), elle devrait travailler jusqu’au 1er juillet 2011.
• Michel, 61 ans, employé d’une jardinerie. Salaire annuel moyen de référence : 15 840 € (1 Smic).
Il a cotisé 148 trimestres, mais veut prendre sa retraite cet été. Dans son cas, le coefficient de minoration s’obtient de la façon suivante : taux plein (0,5) – [{0,9375 (coefficient de minoration de la génération 1948) x 12 (160 trimestres requis – 148 trimestres cotisés)}/100] = 0,3875. Si Michel s’arrête en juillet prochain, sa retraite de base, après application de la décote, s’élèvera à 5 677 € (15 840 € x 0,3875 x 148/160). Il devrait travailler jusqu’au 1er juillet 2012 (pendant encore 12 trimestres) pour percevoir une pension de base à taux plein de 7 920 € (15 840 € x 0,5).
• Sylvie, 60 ans, assistante de direction. Salaire annuel moyen de référence : 31 680 € (2 Smic).
Elle cumulera 161 trimestres cotisés en septembre 2009, mais souhaite travailler jusqu’à 65 ans, en janvier 2014 (pendant 17 trimestres de plus). Sa retraite de base sans surcote s’établit à 15 840 € (31 680 € x 0,5). Avec la surcote (1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé, soit 21,25 % au total), elle passera à 19 206 € (15 840 € + 3 366 € [15 840 x 0,2125]).
• Daniel, 63 ans, garagiste salarié. Salaire annuel moyen de référence : 23 760 € (1,5 Smic).
Il atteint son taux plein le 1er avril, mais souhaite poursuivre son activité jusqu’à 65 ans, le 1er juin 2011 (soit 8 trimestres supplémentaires). Sa retraite de base sans surcote s’établit à 11 880 € (23 760 € x 0,5). Avec la surcote (1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé, soit 10 % au total), elle atteindra 13 068 € (11 880 € + 1 188 €).
Quand recevrez-vous votre relevé de situation ?
La loi du 21 août 2003 prévoit que tous les assurés doivent recevoir un relevé de leurs droits connus dans l’ensemble des régimes de retraite légalement obligatoires (ce document est intitulé "relevé de situation individuelle"), et à partir d’un certain âge, une estimation du montant de
leur retraite future (ce document est intitulé "estimation indicative globale").Pour savoir quand vous recevrez votre relevé et votre estimation, téléchargez ou affichez le tableau récapitulatif en cliquant ici.
Ce tableau indique le calendrier de l'envoi des documents, génération par génération.Votre forum
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mardi 1 septembre 2009 / Solitude
mise d'office en retraite à 60 ans (en invalidité)née en 1946 178 trimestres validés je ne perçois que 589 € j'avais rêvé de travailler le plus longtemps possible, mais voila malade je n'ai pas pu suivre ce choix. -
mardi 31 mars 2009 / La rédaction
Bonjour,
Cet espace d'expression existe pour que vous puissiez réagir.
Merci pour votre participation.
Cordialement.
La rédaction