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Retraite : ce qui change en 2009

Retraite : ce qui change en 2009


  • Publié le lundi 8 juin 2009

Les salariés du secteur privé, qui représentent les deux tiers des actifs, voient les règles en matière de retraite de base changer de nouveau en 2009. Revue de détail.

Sommaire de l'article : page 1 / 5

Travailler plus longtemps… pour bénéficier d’une retraite à taux plein. C’est le point important de la dernière réforme (Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009) du régime général de retraite, rebaptisé assurance-retraite en 2008, dont relèvent les salariés du secteur privé.

À compter du 1er janvier 2009, la durée d’assurance s’allonge d’un trimestre par an jusqu’en 2012. Ainsi, pour percevoir une retraite à taux plein, vous devrez avoir validé 161, 162, 163 ou 164 trimestres (41 années), selon que vous êtes né en 1949, 1950, 1951 ou 1952. Le nombre de trimestres reste fixé à 160 (40 années) pour les personnes nées avant 1949.

La retraite à 70 ans

Parallèlement, l’âge de la mise à la retraite d’office passe de 65 à 70 ans. En pratique, cela signifie que l’employeur doit obtenir votre accord pour vous mettre à la retraite et que celui qui veut se séparer d’un salarié de 60 à 65 ans disposant de tous ses trimestres, ou de plus de 65 ans, est obligé de le licencier.

Travailler plus longtemps… pour bénéficier d’une retraite à taux plein. C’est le point important de la dernière réforme (Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009) du régime général de retraite, rebaptisé assurance-retraite en 2008, dont relèvent les salariés du secteur privé.

À compter du 1er janvier 2009, la durée d’assurance s’allonge d’un trimestre par an jusqu’en 2012. Ainsi, pour percevoir une retraite à taux plein, vous devrez avoir validé 161, 162, 163 ou 164 trimestres (41 années), selon que vous êtes né en 1949, 1950, 1951 ou 1952. Le nombre de trimestres reste fixé à 160 (40 années) pour les personnes nées avant 1949.

La retraite à 70 ans

Parallèlement, l’âge de la mise à la retraite d’office passe de 65 à 70 ans. En pratique, cela signifie que l’employeur doit obtenir votre accord pour vous mettre à la retraite et que celui qui veut se séparer d’un salarié de 60 à 65 ans disposant de tous ses trimestres, ou de plus de 65 ans, est obligé de le licencier.

Cumul emploi-retraite : la fin du plafond de revenus

La réforme encourage aussi les salariés ayant réalisé une carrière complète à retarder le moment de s’arrêter de travailler. Premier changement : le cumul emploi-retraite, qui permet de conjuguer un emploi salarié et une retraite du régime général, n’impose plus de plafond de revenus.

Jusqu’alors, si la somme retraite de base + retraites complémentaires Arrco-Agirc + salaire excédait la moyenne de vos trois derniers salaires (ou 1,6 fois le Smic si ce mode de calcul vous favorisait), vous ne perceviez plus votre pension, ce qui rendait le dispositif peu attractif.

Second verrou supprimé : le délai de carence de six mois pour exercer chez son dernier employeur. Dorénavant vous pouvez continuer à travailler dans la même entreprise, sans aucune interruption… à la condition de signer un nouveau contrat de travail.

Un dispositif ouvert à certains retraités

Attention ! Tous les retraités n’ont pas accès à la nouvelle mouture du dispositif de cumul. Il n’est ouvert qu’à ceux qui sont âgés de 60 à 65 ans et titulaires d’une retraite à taux plein ou aux plus de 65 ans, sous réserve qu’ils aient liquidé l’ensemble de leurs retraites de base et complémentaires (salariés du privé ou du public, régimes des non-salariés).

Les autres (les 60-65 ans qui n’ont pas le nombre de trimestres correspondant à leur génération) restent, eux, soumis à l’ancien régime. Leur pension est suspendue si son cumul avec le salaire de leur emploi dépasse 160 % du Smic ou la moyenne de leurs salaires des dix dernières années. De plus, la règle des six mois d’attente pour reprendre une activité chez leur ancien employeur leur reste opposable.

Autre nouveauté : ceux qui travaillent encore alors qu’ils pourraient liquider leur retraite à taux plein bénéficient d’une majoration de leur retraite de base d’1,25 % par trimestre supplémentaire. Cette surcote à taux unique, qui remplace les trois précédents taux de surcote (0,75 %, 1 %, 1,25 %) utilisés selon le nombre de trimestres effectués, s’applique aux périodes d’assurance cotisées à compter du 1er janvier 2009.

Retraite progressive : prolongation jusqu’à fin 2009

À côté du cumul emploi-retraite, le dispositif de retraite progressive, qui permet de combiner retraite et activité à temps partiel, est prolongé jusqu’au 31 décembre 2009. Pour y prétendre, il convient d’avoir au moins 60 ans et 150 trimestres d’assurance.

Côté finances, vous recevrez entre 30 et 70 % de la pension à laquelle vous avez droit en fonction de la durée du travail (30 % pour une activité professionnelle comprise entre 60 et 80 % d’un temps plein ; 50 % pour une activité comprise entre 40 % et 60 % d’un temps plein ; 70 % pour une durée de travail inférieure à 40 %).

Pendant cette période, vous continuerez à vous constituer des droits à la retraite qui seront intégrés dans le nouveau calcul de la pension au moment où vous quitterez la vie active.

Pour les carrières longues

Enfin, le dispositif "carrières longues", mis en place initialement jusqu’en 2008 en faveur des salariés ayant commencé leur vie professionnelle très jeunes (à partir de 14 ans), a été prorogé en 2009 mais voit ses conditions se durcir.

La durée d’assurance dite "totale", qui tient compte de tout trimestre "validé" dans le régime général et dans les autres régimes de retraite (y compris les trimestres accordés en cas de maladie, d’invalidité…), dépend dorénavant de l’année de naissance de l’assuré (voir le tableau). Fini l’ancien régime qui exigeait "seulement" 168 trimestres !

Même modification pour la durée d’assurance dite "cotisée", qui se limite aux périodes où l’assuré s’est acquitté de ses cotisations. Avant, pour partir à la retraite dès 56, 58 ou 59 ans, il fallait avoir cotisé respectivement pendant 168, 164 ou 160 trimestres.

Pour en savoir plus, lisez notre article Quelle retraite pour les carrières longues ?

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  • mardi 16 février 2010 /

    A quand le travail des jeunes avant la retraite à 70 ans?
  • jeudi 11 juin 2009 / loulou

    Visiblement l'écrit n'est pas le fort de l'enseignement, même à bac plus trois.
    Qu'un jeune puisse travailler est une évidence dans un monde industriel.
    Pour cela, il faut des entreprises au sens de leurs structures, dirigées par des entrepreneurs et non des financiers.Il faut que ces entreprises produisent de la richesse et non seulement du service.
    La logique financière dont on connait hélas le résultat n'est pas prête de s'inverser.Pire, nos impôts financent un système dont à l'évidence la seule chose qu'il démontre c'est qu'il ne fonctionne pas.Avant de planifier une retraite à 70 ans il faudrait peut-être que notre état soit capable de générer de l'emploi pour les plus jeunes et de conserver les anciens.
    Comment oser valider de telles mesure quand en parallèle on détruit 5% de l'emploi en seulement 3 mois
    Enfin pour la partie sur le salaire, je répondrais à cette personne que mon souhait n'est pas qu'il gagne le s.m.i.c. (le SMIG n'existe plus depuis bien longtemps)mais que le pouvoir d'achat de chacun soit en rapport avec la richesse qu'il produit.
    C'est le principe du partage de la richesse souhaité par la gauche et notre ancien chef d'état et ceci que l'on soit jeune ou moins jeune.
    Enfin, les séniors jouaient dans le passé un rôle de transmission du savoir aux nouveaux arrivants parce que c'était prévu et honorant pour eux. Aujourd'hui, ils n'ont qu'une hâte...se barrer de la boîte qu'il ne reconnaisse plus en raison de la seule logique financière qui l'anime.
    Leur demander de passer le bâton plein de saloperies aux plus jeunes ne branche pas les anciens qui ne se reconnaissent plus dans ce dénie d'entreprendre...
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