Le régime de retraite volontaire des agriculteurs

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Un avantage social et financier

L’autre avantage intéresse en revanche tous les exploitants : quels que soient leurs revenus, les sommes versées dans ces contrats réduisent l’assiette de calcul des charges sociales.

À l’arrivée, une bonne partie des cotisations revient donc très rapidement sous forme d’exonérations fiscales et sociales, ce qui allège grandement l’effort d’épargne. Aucun autre régime de retraite volontaire ne bénéficie d’un tel mécanisme !

Un intérêt financier supplémentaire

À ces bénéfices quasi immédiats, les adhérents ajoutent un intérêt financier, car les sommes investies sont placées sur les marchés.

"Selon les établissements qui commercialisent ces formules spécifiques - banques et sociétés d’assurances principalement -, différentes possibilités sont offertes. On trouve des contrats 'en points' gérés de manière très sécuritaire, ou des multisupports au sein desquels l’adhérent répartit ses investissements entre différents compartiments, allant du plus sûr au plus dynamique", observe Frank Aubry.

En cas de décès

Cette forme de retraite revêt encore un autre atout : les sommes investies ne sont pas perdues en cas de décès prématuré, contrairement à celles affectées au régime complémentaire obligatoire des exploitants agricoles de 2003 : les droits acquis au titre de ce régime volontaire sont attribués au conjoint survivant (ou à un autre bénéficiaire).

Lors de la retraite, l’ancien exploitant reçoit son revenu en général chaque trimestre. "Il est fonction du capital accumulé et de l’âge auquel l’assuré demande la liquidation de ses droits, précise Frank Aubry. Plus il attend, et plus les montants sont importants."

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