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Le régime de retraite volontaire des agriculteurs
- Publié le mercredi 6 février 2008
Le régime de retraite volontaire des exploitants agricoles recèle plusieurs atouts : il réduit les montant des charges sociales et parfois celui de l’impôt.
"L’apparition du régime complémentaire obligatoire en 2003, destiné à porter le total des pensions à au moins 75 % du Smic après une carrière complète, est en effet loin de résoudre le problème de la faiblesse des retraites de cette profession, et le recours à un complément volontaire est fortement recommandé", remarque Frank Aubry, consultant en retraite, prévoyance et épargne salariale chez EPS-Partenaires.
Une adhésion facultative
Comme pour le plan d’épargne retraite populaire (Perp) ou les "Madelin", l’adhésion à ce pilier supplémentaire de retraite reste facultative. L’agriculteur qui le souhaite verse des cotisations régulières, dont il fait varier chaque année le montant en fonction des résultats de son exploitation, dans un rapport de un à quinze (par exemple, de 1 000 à 15 000 €).
Ces sommes demeurent indisponibles jusqu’au départ en retraite et sont récupérées à ce moment-là sous forme de rente viagère, c’est-à-dire d’un revenu régulier versé à vie.
Deux niveaux de déduction fiscale
Deux avantages - l’un fiscal, l’autre social - forment la contrepartie de ce blocage. Tout d’abord, cet agriculteur déduit ces cotisations-là de son revenu professionnel imposable. Il peut défalquer jusqu’à 10 % de son revenu de l’année précédente, retenu dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale de l’année antérieure (soit 8 x 32 184 € = 257 472 € en 2008).
Les exploitants agricoles qui disposent d’un revenu inférieur au plafond de la Sécurité sociale (2 686 € par mois) peuvent pousser la déduction jusqu’à 3 218 € (et donc déduire plus de 10 % de leur revenu net).
