Épargne retraite : à chacun sa solution

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Les placements en rentes boudés par les Français

En matière d’épargne, les Français ne sont pas à un paradoxe près. "En 2009, presque 60 % d’entre eux déclarent épargner en vue de leur retraite, contre 51 % en 2006. Mais lorsqu’on les interroge sur les produits financiers qu’ils privilégient, c’est le livret A qui arrive en tête, devant l’assurance-vie et l’épargne logement !" constate Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants.

Les placements en rentes arrivent, eux, en queue de peloton. "C’est pourtant le propre du placement retraite de déboucher sur une rente viagère afin d’assurer au souscripteur un complément de revenus jusqu’à la fin de sa vie, voire celle de son conjoint dès lors qu’il y a une option de réversion", rappelle un assureur.

Aujourd’hui, selon leur situation professionnelle, les particuliers ont le choix entre plusieurs solutions d’épargne retraite individuelle complémentaire : le plan d’épargne retraite populaire (Perp), ouvert à tous, la Préfon et le Corem (ex-Cref) pour les fonctionnaires, les contrats Madelin pour les travailleurs indépendants et le "Madelin agricole" pour les exploitants agricoles. Ces systèmes se rejoignent sur trois points essentiels.

La capitalisation

Contrairement aux systèmes par répartition, les primes versées par le souscripteur sont individualisées. Placées par l’assureur, elles génèrent ensuite un rendement annuel qui majore le capital versé. La future rente viagère est calculée sur la base des montants ainsi capitalisés en phase d’épargne.

Elle sera d’autant plus élevée que l’on s’engage tôt dans le système. Une personne qui contracte à 25 ans un plan retraite rapportant 5 % par an en moyenne percevra à 65 ans, sur la base d’un versement mensuel de 30 e, une rente deux fois supérieure à celle qu’elle percevrait en ayant ouvert ce plan à 35 ans.

La sortie en rentes

Sauf exceptions (décès, invalidité, expiration des droits au chômage, cessation d’activité non salariée suite à une liquidation judiciaire, etc.), ces plans se dénouent uniquement au moment du départ en retraite, sous la forme de rentes viagères fiscalisées. Elles sont souvent assorties d’options qui ménagent de la souplesse sur le long terme (réversion au conjoint survivant, annuités garanties, rentes modulables selon l’âge, option dépendance, etc.).

L’avantage fiscal d’entrée

Pour compenser cet effet "tunnel", le cotisant peut déduire une fraction des primes versées de son revenu imposable dans des limites précises. Attention toutefois ! Souscrire pour le seul avantage fiscal serait une erreur, car celui-ci vaut surtout pour les hauts revenus. Par ailleurs, cette déduction a pour contrepartie l’imposition des rentes à la sortie !

"L’argument fiscal vaut surtout pour des personnes en milieu de carrière, fortement imposées, dont les revenus diminueront sensiblement lors du départ en retraite", précise Olivier Éon, de l’observatoire de produits financiers Testé pour vous.

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1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par un épargnant Jeudi 07 janvier 2010
pour info, le COREM est ouvert aux non-fonctionnaires depuis le 1er janvier 2005
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