Quelles aides pour embaucher son premier salarié ?

Recrutement
Un chèque contre une embauche, c’est le principe sur lequel reposent les deux principaux dispositifs d’aide à l’embauche. - © monkeybusinessimages

Votre carnet de commandes se remplit... Et vous avez besoin de recruter. À quels coups de pouce financiers pouvez-vous prétendre ? Ils sont souvent cumulables. 

Les aides à l’embauche

Un chèque contre une embauche, c’est le principe sur lequel reposent les deux principaux dispositifs d’aide à l’embauche actuellement en vigueur. Le premier, baptisé Embauche PME, s’adresse aux entreprises de moins de 250 salariés qui recrutent un collaborateur en CDI ou en CDD pour six mois minimum.

« Embauche PME ouvre droit à une prime de 500 euros par trimestre, durant les deux premières années du contrat, soit
 4 000 euros d’aide au total », chiffre Laure Thiébault, de l’Agence France Entrepreneur.

Seule limite : cette incitation est valable pour les salaires plafonnés à 1,3 Smic, soit
 22 877 euros brut annuels.

Si la rémunération est supérieure, il faut se rabattre sur un autre dispositif : l’aide à l’embauche d’un premier salarié. Aucun plafond de salaire n’est fixé. Son octroi, comme pour le dispositif précédent, est conditionné au recrutement d’un collaborateur en CDI ou en CDD de six mois minimum. La prime est identique : 500 euros par trimestre, durant deux ans maximum, soit 4 000 euros.

Attention : si le dispositif Embauche PME doit expirer fin juin 2017, l’aide à l’embauche d’un premier salarié s’applique seulement aux contrats de travail commençant avant le 31 décembre 2016.

Qui contacter ? embauchepme.gouv.fr et asp-public.fr.

Les exonérations de charges

Elles permettent de réduire le coût d’une embauche en minorant le montant des charges patronales. Sachant que ces dernières représentent environ 40 % du salaire brut, l’économie peut être substantielle. Les deux principaux dispositifs à retenir sont la réduction générale des cotisations patronales sur les bas salaires (ex-allégement Fillon) et le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Le premier est calculé selon un coefficient appliqué aux salaires jusqu’à
 1,6 Smic. Pour un salarié rémunéré au Smic, il représente environ 410 euros qui sont décomptés chaque mois des cotisations dues. Le CICE, lui, se monte à 6 % de la rémunération brute versée, avec un champ d’application plus large, puisqu’il englobe les salaires jusqu’à 2,5 Smic.

À titre indicatif, le crédit d’impôt représente 88 euros par mois pour un collaborateur rémunéré au salaire minimum, et 180 euros pour un salarié qui touche 3 000 euros par mois. Ces deux dispositifs sont cumulables.

En revanche, « le CICE étant un crédit d’impôt, il est rétrocédé lors du paiement de l’impôt, donc avec un an de décalage », rappelle Laure Thiébault.

Les dispositifs en faveur de l’apprentissage


C’est un bon moyen de former et d’évaluer
 un jeune avant de l’intégrer. Mais cela demande de la disponibilité. Et de la souplesse, puisque l’apprenti va partager son temps entre l’entreprise et son établissement scolaire.

C’est pourquoi ce cadre contractuel, en principe d’une durée de deux ans, est assorti d’aides et d’exonérations de charges. L’aide TPE jeune apprenti, réservée aux entreprises de moins de 11 salariés qui recrutent un jeune de moins de 18 ans, ouvre droit à une prime trimestrielle de 1 100 euros durant un an, soit
 4 400 euros au total. On peut la combiner avec la prime à l’apprentissage et l’aide au recrutement d’un premier apprenti versées 
par la région. Soit, respectivement, 1 000 euros par année de formation pour la première, et
 1 000 euros au total pour la seconde. De plus, l’embauche d’un apprenti donne droit à une conséquente exonération de charges sociales (seules les cotisations accident du travail, maladie professionnelle et certaines cotisations conventionnelles restent à payer) et à un crédit d’impôt de 1 600, voire 2 200 euros par an.


Qui contacter ? CCI, Chambre de métiers, Chambre d’agriculture, selon votre activité.

Les aides aux contrats de professionnalisation

« Elles sont versées aux employeurs qui recrutent des personnes rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi – jeunes, chômeurs, handicapés – en contrepartie d’un engagement à les former, pour leur permettre d’obtenir une qualification », explique Laure Thiébault.

Un contrat de professionnalisation, de six mois à deux ans, comportant une formation en alternance en dehors ou au sein de l’entreprise est alors conclu. Il ouvre droit à certains avantages. Pour un demandeur d’emploi, l’employeur perçoit une aide pouvant aller jusqu’à 2 000 euros, versée par Pôle emploi.

Pour une personne handicapée, il reçoit aussi une aide de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés). Dans certains cas, les organismes collecteurs de la formation professionnelle prennent à leur charge une partie des frais de formation.

Qui contacter ? Pôle emploi (pole-emploi.fr) et Agefiph (agefiph.fr).

Infos +

La plupart de ces aides sont valables pour l’embauche d’un salarié supplémentaire. Le site les-aides.fr vous indique celles auxquelles vous êtes éligible, à partir de votre numéro de SIRET.