Pour aller plus loin
Jusqu'où peut-on aller pour valoriser son CV ?
- Actualisé le mardi 7 novembre 2006
Qui n'a pas été tenté, à la veille d'un recrutement et en cours d'entretien, de 'gonfler' ses compétences professionnelles, voire ses diplômes, pour décrocher le poste ? Que risque-t-on à 'enjoliver' ainsi son CV ?
La multiplication de ces fraudes a conduit la justice à se prononcer sur la validité des contrats de travail ainsi conclus sur la base de déclarations mensongères.
Sachant que l'employeur peut vérifier les diplômes et les expériences exigés à l'embauche, quand peut-il valablement dénoncer la tromperie ?
Ce que l'employeur est en droit de demander
La loi permet à l'employeur de se renseigner sur les aptitudes professionnelles du candidat en exigeant la photocopie de ses diplômes et en vérifiant systématiquement les références qu'il a mentionnées sur son curriculum vitae. Mais attention ! Cette enquête doit avoir pour seul but d'évaluer les compétences du candidat pour l'emploi proposé. Ainsi, un employeur ne pourrait demander à un candidat de produire son dossier scolaire, ce serait une atteinte à la vie privée.
Enfin, dans certains cas, la possession d'un diplôme s'avère absolument indispensable à l'exercice de la profession. Ainsi pour les professions réglementées : avocat, médecin, architecte, etc.
Pour éviter de mauvaises surprises, l'employeur aura donc toujours intérêt à être vigilant et à vérifier les informations figurant sur les curriculum vitae.Le droit de réserve du salarié
Les renseignements demandés par l'employeur doivent avoir un lien direct avec l'emploi proposé et les aptitudes professionnelles du candidat. Ainsi, le salarié a un "droit au silence" dans certains domaines : l'appartenance syndicale, l'engagement religieux, l'état de santé ou le handicap, sauf inaptitude constatée par le médecin du travail, l'état de grossesse.
En outre, le candidat peut ne pas révéler une condamnation pénale antérieure, sauf si l'emploi envisagé exige un casier judiciaire vierge.
