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Aider un hypocondriaque

Aider un hypocondriaque


  • Actualisé le jeudi 23 novembre 2006

Se montrer rassurant

Il a parfois mal à la tête et songe à une tumeur du cerveau ? Rassurez-le : si tel était le cas, il aurait des douleurs permanentes ; il s'agit vraisemblablement d'une migraine classique. Il a parfois des vomissements ? S'il avait une tumeur digestive, il maigrirait de façon spectaculaire, il s'agit probablement d'une nourriture ou d'un médicament qui passe mal.

Consulter un médecin

Bien sûr, si les symptômes persistent, il convient d'aller consulter un médecin. "Mes conseils s'adressent aux proches des hypocondriaques bénins, ceux qui le sont assez pour être irritants mais pas suffisamment pour angoisser leur entourage", confie le Dr Cymes.

Avec les autres, mieux vaut se garder d'entrer dans les questions médicales et refuser de palper ou d'ausculter : il faut rester à sa place de conjoint (de frère, de père, de mère…) et introduire un tiers. Le médecin généraliste est le mieux placé pour cela, c'est lui et lui seul qui s'occupe de santé !

Exprimer ses émotions

"L'hypocondriaque est en grande détresse, il emploie une manière détournée pour signifier son besoin d'attention, d'affection et d'écoute. Pour lui venir en aide, on peut l'inciter à parler de ses émotions plutôt que de ses symptômes. Il a beaucoup de difficultés à trouver du plaisir dans son corps", explique le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre.

"Plutôt que de l'entraîner dans des discussions destinées à lui faire comprendre qu'il se gâche la vie et gâche celle des autres avec ses phobies, mieux vaut l'inciter à trouver du bien-être physique. Les activités sportives ou l'amour sont d'un meilleur effet que les arguments. Rien ne sert de chercher à changer un hypocondriaque, mais on peut améliorer les choses en lui proposant des substitutions".

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