Se séparer de son employé de maison

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Des fautes difficiles à prouver

Certaines séparations sont motivées par le comportement fautif de l'employé. Si tel est le cas, la faute doit être réelle, sérieuse et prouvée.

"Il faut être très prudent, met en garde Claire Gorrias, juriste à la Fédération des particuliers employeurs. Il n'est pas toujours aisé d'en apporter la preuve. Les conseillers prud'hommes sont attentifs aux faits retenus pour justifier la faute." Car cette qualification a des conséquences financières importantes.

Ainsi, pour obtenir un licenciement pour faute lourde, l'employeur doit prouver que le salarié a eu l'intention de lui nuire.

Un particulier qui accusait son salarié de vol a été débouté, les juges ayant retenu la faute grave et non la faute lourde parce que l'intention de nuire n'était pas démontrée (Cour de cassation, chambre sociale, 6 juillet 1999). Cette qualification peut concerner, par exemple, des employés convaincus de dénonciation calomnieuse.

La mésentente ne constitue pas une faute, mais ses conséquences (notamment la désorganisation qui en découle) peuvent justifier un licenciement pour cause réelle.

Respecter la procédure de licenciement

Quelle que soit la raison du licenciement, il est nécessaire de procéder par étapes. "Le licenciement d'un salarié par un particulier doit respecter la procédure prévue dans la convention collective dont il relève", souligne Claire Gorrias, juriste à la Fédération des particuliers employeurs.

Dans un premier temps, l'employeur doit convoquer l'employé à un entretien préalable, par lettre recommandée avec avis de réception ou en lui remettant la convocation en main propre contre signature, dans un délai minimum de cinq jours ouvrables. Cette lettre doit préciser le motif de l'entretien, en l'occurrence le licenciement.

Lors du rendez-vous, l'employeur est tenu de préciser au salarié les raisons qui le conduisent à se séparer de lui. L'employé doit pouvoir répondre à ces arguments. Aucun des deux protagonistes ne peut se faire accompagner d'une autre personne.

Une fois cette étape terminée, l'employeur doit attendre deux jours ouvrables avant d'envoyer la lettre de licenciement, par courrier recommandé avec avis de réception. Quel qu'il soit, le motif de la rupture doit être mentionné.

À compter de la date de présentation de la lettre au domicile du salarié, le préavis commence à courir. Sa durée relève de la convention collective.

A noter : cette procédure de licenciement dans son ensemble s'applique aux employés de maison payés par chèque emploi service universel (Cesu).

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16 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Dimanche 27 mars 2011
REFUS DE PAYER DE MON EMPLOYEUR

cela fait 2ans que je travaille chez un particulier à raison de 40 VOIRE 70 heures par mois et ce en cesu, aujourd'hui il est hospitalié depuis 1 mois, or il ne veut rien entendre pour me payer ni me licencier que puis-je faire et sur quelle base doit t'il me payer sachant que mes mois sont tous différents merci

Par amede Jeudi 30 décembre 2010
jai employer la mere de mon amie avec les cheques emploi service universel pour la garde de mon fils mainteant separer je lui paie une pension allimantaire 120£ elle m'envoie toujours l'ursaff a paye et je n'est pas la garde!!pas de logement!!actuellement que doige faire j'ai 2 penssions allimantaires a paye!!je pence que sa suffi!!!!merci??
Par zaza45 Vendredi 22 janvier 2010
bonjour je ne comprend pas votre mode de calcul indemnités licenciement+cp j'ai travaillé 10h par mois pendant 6ans et 6h par mois pendant deux ans quelest le calcul merci
Par vincent Vendredi 11 décembre 2009
Je ne sais pas d'ou vient ce calcul, mais ce n'est pas la formule de la convention collective qui stipule:
1/10ème de mois pour les années 1 à 10
1/6ème pour les années au dela.
Donc pour 15 ans: 10/10èmes plus 5/6èmes = 1.83 mois = 550 euros et pas 800.
De plus si l'employeur 'verse' 300 par mois par cesu, c'est le net, donc il faut remonter au brut avant d'appliquer le coeff de 1.83
Par martin Vendredi 04 décembre 2009
L'article indique qu'un particulier employeur a été condamnée par la cour d'appel d'Angers le 14 juillet 2003. Or le 14 juillet est jour de fête nationale.
Quelle est la référence exacte de cet arrêt ?
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