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Licenciement : quelle indemnité de départ ?
- Actualisé le jeudi 18 mars 2010
Sommaire de l'article : page 7 / 8
Les congés payés
Pour tous ceux qui n'ont pu prendre leurs congés payés, l'employeur doit verser une indemnité compensatrice. Cette indemnité est due sauf si la rupture du contrat de travail a été provoquée par une faute lourde.
Pour calculer le montant de l'indemnité, il faut d'abord déterminer le nombre de jours de congés auxquels vous avez droit. Dans ce décompte, on retient les jours acquis au cours de la période de référence passée et ceux correspondant à la période de référence en cours.
Par exemple, si vous quittez l'entreprise le 1er septembre 2009, vous avez droit à des congés pour la période allant du 1er juin 2008 au 31 mai 2009, mais aussi pour la période du 1er juin 2009 au 1er septembre 2009. Chaque mois de travail correspond à deux jours et demi de congé, y compris pendant la période de préavis (même en cas de dispense).
L'indemnité compensatrice est ensuite calculée comme l'indemnité de congés payés : 10 % de la rémunération totale brute perçue entre le 1er juin de l'année précédente et le 31 mai de l'année en cours ou, si la formule est plus avantageuse pour vous, l'équivalent du salaire que vous auriez perçu si vous aviez travaillé.
À l'heure du licenciement, tous les salariés ne sont pas logés à la même enseigne : tout dépend de leur ancienneté dans l'entreprise, du motif du licenciement, de la convention collective applicable et, bien sûr, de leur salaire.
L'indemnité légale de licenciement
Vous avez au moins un an d'ancienneté dans votre entreprise ? Vous avez droit à l'indemnité légale de licenciement. La loi garantit en effet aux salariés de toutes les entreprises une indemnité minimale. Seuls en sont privés les salariés ayant moins d'un an d'ancienneté et ceux qui ont commis une faute grave ou une faute lourde (par exemple violences, vol, refus d'obéissance caractérisé…).
Si vous êtes à temps partiel, vous avez droit aux mêmes indemnités que les autres salariés, sauf qu'elles sont calculées en fonction de votre temps de travail. Mais votre ancienneté sera décomptée comme si vous aviez travaillé à plein temps.
Calculer l'indemnité légale
L'indemnité est égale à 1/5 de mois de salaire par année d'ancienneté + 2/15 de mois pour chaque année au-delà de 10 ans. Si on prend l'exemple de Sylvie, rémunérée 1 800 € par mois, licenciée après 14 ans d'ancienneté, l'indemnité légale s'élève à (1/5 x 1 800 € x 14) + (2/15 x 1 800 € x 4) = 6 000 €. En cas de licenciement pour motif économique, l'indemnité est égale à 2/10ème du salaire mensuel de référence par année d'ancienneté jusqu'à dix ans.
Le salaire retenu
Le salaire retenu pour calculer l'indemnité légale est la moyenne des salaires bruts des 12 derniers mois augmentés des primes de vacances, de fin d'année, de bilan ou de mérite perçues au cours de cette période.
Si la formule vous est plus favorable, l'indemnité peut être calculée sur la moyenne des 3 derniers mois. Mais dans ce cas, toute prime annuelle ou exceptionnelle versée pendant cette période n'est prise en compte que partiellement.
Combien d'années de service ?
Pour le nombre d'années de service, on retient les années complètes depuis l'embauche jusqu'à la fin du préavis, mais aussi les années incomplètes, proportionnellement à leur durée (pour un salarié licencié alors qu'il a 3 ans et 4 mois d'ancienneté, l'indemnité sera calculée sur la base de 3 ans + 4/12 = 3,3 années).
L'indemnité prévue par la convention collective
La plupart des salariés licenciés reçoivent davantage que la seule indemnité légale parce que leur convention prévoit une indemnité de licenciement supérieure. Dans ce cas, l'indemnité conventionnelle remplace l'indemnité légale, et seulement si elle vous est plus avantageuse.
Le paiement du préavis
Le préavis, c'est la période qui court de la réception par le salarié de la lettre de licenciement, à la fin de son contrat de travail. La durée du préavis varie d'un mois à deux mois selon l'ancienneté, mais la convention collective et le contrat de travail peuvent prévoir des préavis plus longs.
Si l'employeur vous dispense d'effectuer le préavis, il est tenu de vous payer une indemnité compensatrice de préavis non effectué, sauf en cas de faute grave. Mais vous n'y avez pas droit si c'est vous qui avez demandé à être dispensé de préavis ou si vous êtes dans l'impossibilité de l'effectuer, notamment parce que vous êtes malade ou inapte au travail.
L'indemnité compensatrice est équivalente aux salaires (augmentations comprises) et avantages reçus si vous aviez travaillé pendant le préavis. Ce montant inclut les heures supplémentaires que vous auriez effectuées, les primes que vous auriez obtenues, même celles liées à une condition de présence, mais pas celles correspondant à des remboursements de primes de panier, de transport, etc.
Les congés payés
Pour tous ceux qui n'ont pu prendre leurs congés payés, l'employeur doit verser une indemnité compensatrice. Cette indemnité est due sauf si la rupture du contrat de travail a été provoquée par une faute lourde.
Pour calculer le montant de l'indemnité, il faut d'abord déterminer le nombre de jours de congés auxquels vous avez droit. Dans ce décompte, on retient les jours acquis au cours de la période de référence passée et ceux correspondant à la période de référence en cours.
Par exemple, si vous quittez l'entreprise le 1er septembre 2009, vous avez droit à des congés pour la période allant du 1er juin 2008 au 31 mai 2009, mais aussi pour la période du 1er juin 2009 au 1er septembre 2009. Chaque mois de travail correspond à deux jours et demi de congé, y compris pendant la période de préavis (même en cas de dispense).
L'indemnité compensatrice est ensuite calculée comme l'indemnité de congés payés : 10 % de la rémunération totale brute perçue entre le 1er juin de l'année précédente et le 31 mai de l'année en cours ou, si la formule est plus avantageuse pour vous, l'équivalent du salaire que vous auriez perçu si vous aviez travaillé.
Les autres indemnités
Si vous êtes licencié pour motif économique dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (c'est l'ancien "plan social"), des indemnités supplémentaires et primes peuvent être prévues par le plan.
Si vous êtes lié à votre entreprise par une clause de non-concurrence, vous devez également recevoir l'indemnité compensant cette obligation. Son montant est fixé par la convention collective ou par le contrat de travail.
Par ailleurs, les personnes victimes d'un accident du travail ou atteintes d'une maladie professionnelle ont droit à une indemnité égale au double de l'indemnité de licenciement.
Enfin, il vous est possible, avec l'aide éventuelle d'un syndicat ou d'un avocat, de négocier avec votre employeur une indemnisation plus importante que ce que prévoit la loi, la convention collective ou votre contrat de travail. Tout est affaire de contexte et de circonstances (procédure irrégulière, motif non fondé…).
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vendredi 5 mars 2010 / Azucena
Ouis-je savoir si des primes dites "de transport" sur lesquelles sont prélevées des cotisations sociales et associées chaque mois dans le brut global entrent 1) dans le calcul de la prime de licenciement
2) dans le calcul des allocations Pôle emploi
Merci -
mardi 2 mars 2010 / JPI31
je ne comprend pas que personne ne réagisse au fait que l'I.D.L. est disparu pour les licenciements de moins d'un ans ?
encore un pouvoir de plus pour les patrons !!!!
on vire un CDI au 11ème mois cela coute moins cher qu'un CDD de 11 mois ....
