Licenciement : des motifs objectifs peuvent être invoqués

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Licenciement pour insuffisance de résultats

Ce grief vise en priorité les salariés rémunérés à la commission : agents commerciaux, vendeurs, représentants… Lorsque les objectifs fixés ne sont pas réalisés, l'employeur a un motif réel et sérieux de licenciement. Les juges, jusqu'à une date récente, confirmaient ces licenciements pour absence ou insuffisance de résultats.

Depuis un arrêt du 30 mars 1999, les tribunaux sont plus exigeants, examinant notamment le caractère raisonnable des objectifs à atteindre, la situation du marché dans lequel le salarié évolue… afin de faire le partage entre les mauvaises performances de celui-ci et des critères "objectifs" d'échec : conjoncture économique défavorable, résultats commerciaux surévalués et donc impossibles à atteindre.

Si le contrat de travail contient une "clause de résultat ou de quotas" qui précise le chiffre d'affaires à réaliser et la période pour l'atteindre, le licenciement sera considéré comme reposant sur une cause réelle et sérieuse par les tribunaux :

  • si les résultats exigés étaient réalisables ; si le délai imparti pour y arriver (l'année civile, 9 mois) s'est écoulé, l'employeur ne pouvant donc au bout de 2 ou 3 mois licencier prématurément pour ce motif ;
  • si l'activité professionnelle est compatible avec l'exigence de résultats, notamment dans le domaine médical les tribunaux ont jugé qu'un chirurgien-dentiste devait exercer en toute indépendance.

Si le contrat de travail ne contient pas d'objectifs à réaliser, les mauvais résultats d'un salarié peuvent justifier son licenciement mais l'insuffisance doit être objective, c'est-à-dire quantifiable, notamment par comparaison avec des collègues placés dans la même situation, un secteur d'activité identique…

L'insuffisance doit s'étaler sur la durée et non pas être occasionnelle. Il ne doit pas s'agir d'une défaillance passagère chez un salarié réputé pour la qualité de ses résultats.

Enfin, la responsabilité du salarié - mais pas nécessairement sa faute - doit être en cause. Il s'agit, en effet, d'un licenciement pour motif personnel, et non pas d'un licenciement économique, même si l'environnement économique connaît des difficultés qui rejaillissent sur les résultats escomptés.

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1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par robespierre Samedi 07 mars 2009
depuis un certain temps mon patron a des veléités de licenciement a mon encontre!
il m a annoncé,verbalement,ne plus pouvoir supporter le salaire et les charges,relatives a mon poste,puis ensuite a voulu me convaincre de signer une rupture de contrat conventionnelle.jéai refusé sans contreparties de signer cet accord,il a donc d apres ses dires"entretien informel chez son comptable"decidé de me licencier pour motif economique.en attendant je beneficiais depuis plus d un an d un vehicule,me permettant de rentrer chez moi le soir,et de redemarrer mon travail le matin au depart de domicile,ce vehicule m a ete enlevé,au pretexte,du cout que cela representait a present pour l entreprise.
n ayant plus qu un seul vehicule,je ne peux utiliser ce dernier pour me rendre a mon lieu de travail,j'utilise donc les transports en commun pour me deplacer,mais cela ne convient pas a mon employeur
voila ma situation actuelle,je me suis renseigné aupres de la ddte,mais sans vraiment obtenir de solutions,je suis dans une toute petite entreprise de 2 salaries et je ne sais plus quoi faire,car evidemment,l ambiance au travail c est degradee enormement,je suis devenu la brebis galeuse du fait de ne pas avoir accepté cette rupture de contrat conventionnelle!!si qq a des suggestions je suis preneur.
merci par avance!!robespierre
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