Licenciement : des motifs objectifs peuvent être invoqués
Licenciement : des motifs objectifs peuvent être invoqués
Incompétence professionnelle
L'inaptitude du salarié à exécuter correctement son travail peut, dans les faits, se traduire soit par une insuffisance quantitative : le rendement n'est pas ou plus atteint (les erreurs ou malfaçons se multiplient dans le travail, le chiffre d'affaires baisse…), soit par une insuffisance qualitative (manque de compétence, d'autorité ou de motivation sans qu'il s'agisse pour autant d'une faute professionnelle).
L'introduction de nouvelles technologies, de nouvelles conditions de travail peut révéler un seuil d'incompétence chez tel ou tel salarié. Mais attention, l'employeur est, dans ces circonstances, tenu d'offrir une formation à ces nouvelles technologies, un temps d'adaptation…
Si l'insuffisance professionnelle se confirme par la suite, l'employeur peut légitimement licencier le salarié concerné puisque son travail ne donne pas satisfaction. À la condition que l'appréciation patronale ne soit pas arbitraire. Une comparaison avec un autre salarié ayant le même statut professionnel et le même poste peut révéler l'incompétence de l'un par rapport à l'autre.
En tout état de cause, l'insuffisance du salarié ne doit pas provenir d'une baisse générale des résultats de l'entreprise ou d'une erreur d'affectation imputable à l'employeur.
Insuffisance de résultats
Ce grief vise en priorité les salariés rémunérés à la commission : agents commerciaux, vendeurs, représentants… Lorsque les objectifs fixés ne sont pas réalisés, l'employeur a un motif réel et sérieux de licenciement. Les juges, jusqu'à une date récente, confirmaient ces licenciements pour absence ou insuffisance de résultats.
Depuis un arrêt du 30 mars 1999, les tribunaux sont plus exigeants, examinant notamment le caractère raisonnable des objectifs à atteindre, la situation du marché dans lequel le salarié évolue… afin de faire le partage entre les mauvaises performances de celui-ci et des critères "objectifs" d'échec : conjoncture économique défavorable, résultats commerciaux surévalués et donc impossibles à atteindre.
Si le contrat de travail contient une "clause d'objectif" qui précise le chiffre d'affaires à réaliser et la période pour l'atteindre, le licenciement sera considéré comme reposant sur une cause réelle et sérieuse par les tribunaux :
- si les résultats exigés étaient réalisables ;si le délai imparti pour y arriver (l'année civile, 9 mois) s'est écoulé, l'employeur ne pouvant donc au bout de 2 ou 3 mois licencier prématurément pour ce motif ;
- si l'activité professionnelle est compatible avec l'exigence de résultats, notamment dans le domaine médical les tribunaux ont jugé qu'un chirurgien-dentiste devait exercer en toute indépendance.
Si le contrat de travail ne contient pas d'objectifs à réaliser, les mauvais résultats d'un salarié peuvent justifier son licenciement mais l'insuffisance doit être objective, c'est-à-dire quantifiable, notamment par comparaison avec des collègues placés dans la même situation, un secteur d'activité identique…
L'insuffisance doit s'étaler sur la durée et non pas être occasionnelle. Il ne doit pas s'agir d'une défaillance passagère chez un salarié réputé pour la qualité de ses résultats.Enfin, la responsabilité du salarié - mais pas nécessairement sa faute - doit être en cause. Il s'agit, en effet, d'un licenciement pour motif personnel, et non pas d'un licenciement économique, même si l'environnement économique connaît des difficultés qui rejaillissent sur les résultats escomptés.
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il m a annoncé,verbalement,ne plus pouvoir supporter le salaire et les charges,relatives a mon poste,puis ensuite a voulu me convaincre de signer une rupture de contrat conventionnelle.jéai refusé sans contreparties de signer cet accord,il a donc d apres ses dires"entretien informel chez son comptable"decidé de me licencier pour motif economique.en attendant je beneficiais depuis plus d un an d un vehicule,me permettant de rentrer chez moi le soir,et de redemarrer mon travail le matin au depart de domicile,ce vehicule m a ete enlevé,au pretexte,du cout que cela representait a present pour l entreprise.
n ayant plus qu un seul vehicule,je ne peux utiliser ce dernier pour me rendre a mon lieu de travail,j'utilise donc les transports en commun pour me deplacer,mais cela ne convient pas a mon employeur
voila ma situation actuelle,je me suis renseigné aupres de la ddte,mais sans vraiment obtenir de solutions,je suis dans une toute petite entreprise de 2 salaries et je ne sais plus quoi faire,car evidemment,l ambiance au travail c est degradee enormement,je suis devenu la brebis galeuse du fait de ne pas avoir accepté cette rupture de contrat conventionnelle!!si qq a des suggestions je suis preneur.
merci par avance!!robespierre