Dossier :
Faire face à un licenciement personnel
Sommaire du dossier :
- Comment contester votre licenciement ?
- Licenciement disciplinaire : la faute est obligatoire
- Licenciement : des motifs objectifs peuvent être invoqués
- Le licenciement : une procédure en trois actes
- Se défendre devant le conseil de prud’hommes
Pour aller plus loin
-
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Licenciement : des motifs objectifs peuvent être invoqués
- Actualisé le jeudi 29 janvier 2009
En dehors de toute faute du salarié, vie professionnelle et vie privée ne font pas toujours bon ménage : maladie ou inaptitude, perte de confiance, incompétence professionnelle, insuffisance de résultats, refus de modification du contrat ou des conditions de travail… autant de motifs de licenciement invoqués à l'heure actuelle par les employeurs et dont les tribunaux se font l'écho.
Sommaire de l'article : page 1 / 6
Maladie ou inaptitude prolongée ou répétée
La maladie et l'inaptitude ne sont pas en soi un motif de licenciement ; comme nous l'avons vu, l'état de santé ne doit pas être discriminatoire. Le salarié qui tombe malade doit justifier son absence en envoyant au service du personnel le certificat médical d'arrêt de travail que lui a fourni son médecin.
Toutefois, lorsque la maladie est répétée ou de longue durée, entraînant des absences qui nuisent au bon fonctionnement du service, l'employeur peut être amené à licencier la personne malade afin de la remplacer.
Il devra donc démontrer que l'absence du salarié perturbe gravement le fonctionnement de l'entreprise au point de rendre nécessaire son remplacement définitif.
Deux conditions doivent être réunies pour justifier le licenciement :
1. La désorganisation de l'entreprise compte tenu de l'emploi laissé vacant et de la taille de l'entreprise. C'est ainsi qu'ont été considérés comme justifiés d'une part le licenciement d'un directeur des approvisionnements malade depuis 5 mois, le poste ne pouvant rester plus longtemps inoccupé, d'autre part celui d'une secrétaire absente depuis 2 mois dans la mesure où elle était la seule secrétaire d'une entreprise ne comptant pas plus de 10 salariés.
2. Une absence telle qu'elle nécessite l'embauche, à titre définitif, d'un nouveau salarié dans des délais normaux. Le remplacement par un collègue du même service ou de la même équipe ne suffit pas à justifier le licenciement.
Attention : votre convention collective s'est peut-être prononcée pour mieux vous couvrir en cas de maladie, reportez-vous-y. Certaines conventions collectives peuvent prévoir une clause de "garantie d'emploi" : l'employeur ne peut pas procéder au licenciement pendant les 3 (ou 6…) premiers mois d'absence continue ou discontinue.
La maladie et l'inaptitude ne sont pas en soi un motif de licenciement ; comme nous l'avons vu, l'état de santé ne doit pas être discriminatoire. Le salarié qui tombe malade doit justifier son absence en envoyant au service du personnel le certificat médical d'arrêt de travail que lui a fourni son médecin.
Toutefois, lorsque la maladie est répétée ou de longue durée, entraînant des absences qui nuisent au bon fonctionnement du service, l'employeur peut être amené à licencier la personne malade afin de la remplacer.
Il devra donc démontrer que l'absence du salarié perturbe gravement le fonctionnement de l'entreprise au point de rendre nécessaire son remplacement définitif.
Deux conditions doivent être réunies pour justifier le licenciement :
1. La désorganisation de l'entreprise compte tenu de l'emploi laissé vacant et de la taille de l'entreprise. C'est ainsi qu'ont été considérés comme justifiés d'une part le licenciement d'un directeur des approvisionnements malade depuis 5 mois, le poste ne pouvant rester plus longtemps inoccupé, d'autre part celui d'une secrétaire absente depuis 2 mois dans la mesure où elle était la seule secrétaire d'une entreprise ne comptant pas plus de 10 salariés.
2. Une absence telle qu'elle nécessite l'embauche, à titre définitif, d'un nouveau salarié dans des délais normaux. Le remplacement par un collègue du même service ou de la même équipe ne suffit pas à justifier le licenciement.
Attention : votre convention collective s'est peut-être prononcée pour mieux vous couvrir en cas de maladie, reportez-vous-y. Certaines conventions collectives peuvent prévoir une clause de "garantie d'emploi" : l'employeur ne peut pas procéder au licenciement pendant les 3 (ou 6…) premiers mois d'absence continue ou discontinue.
Perte de confiance
La perte de confiance d'un employeur envers son salarié semble, à première vue, un élément subjectif de licenciement, donc un grief à écarter. Pour justifier un licenciement, la perte de confiance doit reposer sur des éléments "objectifs".
Quatre éléments peuvent cependant fonder la perte de confiance :
1. Les indiscrétions, par exemple la divulgation des salaires de certains membres du personnel par un employé administratif.
2. Les désaccords ou mésentente graves entre un salarié et son employeur, notamment un refus de collaboration avec la direction accompagné de dénigrements propres à détériorer la confiance qui doit exister dans toute relation de travail.
3. Le risque d'une concurrence déloyale favorisé par des relations familiales, conjugales. Toutefois, ne justifie pas un licenciement la simple crainte de l'employeur de la survenue de troubles commerciaux suite à une relation intime d'une secrétaire avec le responsable d'une agence concurrente alors qu'aucune complicité n'est établie…
4. La suspicion, notamment de vol, résultant d'une condamnation qui a été fortement médiatisée, causant ainsi un préjudice à l'entreprise.
Incompétence professionnelle
L'inaptitude du salarié à exécuter correctement son travail peut, dans les faits, se traduire soit par une insuffisance quantitative : le rendement n'est pas ou plus atteint (les erreurs ou malfaçons se multiplient dans le travail, le chiffre d'affaires baisse…), soit par une insuffisance qualitative (manque de compétence, d'autorité ou de motivation sans qu'il s'agisse pour autant d'une faute professionnelle).
L'introduction de nouvelles technologies, de nouvelles conditions de travail peut révéler un seuil d'incompétence chez tel ou tel salarié. Mais attention, l'employeur est, dans ces circonstances, tenu d'offrir une formation à ces nouvelles technologies, un temps d'adaptation…
Si l'insuffisance professionnelle se confirme par la suite, l'employeur peut légitimement licencier le salarié concerné puisque son travail ne donne pas satisfaction. À la condition que l'appréciation patronale ne soit pas arbitraire. Une comparaison avec un autre salarié ayant le même statut professionnel et le même poste peut révéler l'incompétence de l'un par rapport à l'autre.
En tout état de cause, l'insuffisance du salarié ne doit pas provenir d'une baisse générale des résultats de l'entreprise ou d'une erreur d'affectation imputable à l'employeur.
Insuffisance de résultats
Ce grief vise en priorité les salariés rémunérés à la commission : agents commerciaux, vendeurs, représentants… Lorsque les objectifs fixés ne sont pas réalisés, l'employeur a un motif réel et sérieux de licenciement. Les juges, jusqu'à une date récente, confirmaient ces licenciements pour absence ou insuffisance de résultats.
Depuis un arrêt du 30 mars 1999, les tribunaux sont plus exigeants, examinant notamment le caractère raisonnable des objectifs à atteindre, la situation du marché dans lequel le salarié évolue… afin de faire le partage entre les mauvaises performances de celui-ci et des critères "objectifs" d'échec : conjoncture économique défavorable, résultats commerciaux surévalués et donc impossibles à atteindre.
Si le contrat de travail contient une "clause d'objectif" qui précise le chiffre d'affaires à réaliser et la période pour l'atteindre, le licenciement sera considéré comme reposant sur une cause réelle et sérieuse par les tribunaux :
- si les résultats exigés étaient réalisables ;si le délai imparti pour y arriver (l'année civile, 9 mois) s'est écoulé, l'employeur ne pouvant donc au bout de 2 ou 3 mois licencier prématurément pour ce motif ;
- si l'activité professionnelle est compatible avec l'exigence de résultats, notamment dans le domaine médical les tribunaux ont jugé qu'un chirurgien-dentiste devait exercer en toute indépendance.
Si le contrat de travail ne contient pas d'objectifs à réaliser, les mauvais résultats d'un salarié peuvent justifier son licenciement mais l'insuffisance doit être objective, c'est-à-dire quantifiable, notamment par comparaison avec des collègues placés dans la même situation, un secteur d'activité identique…
L'insuffisance doit s'étaler sur la durée et non pas être occasionnelle. Il ne doit pas s'agir d'une défaillance passagère chez un salarié réputé pour la qualité de ses résultats.Enfin, la responsabilité du salarié - mais pas nécessairement sa faute - doit être en cause. Il s'agit, en effet, d'un licenciement pour motif personnel, et non pas d'un licenciement économique, même si l'environnement économique connaît des difficultés qui rejaillissent sur les résultats escomptés.
Modification du contrat de travail
Depuis peu, les tribunaux opposent les vraies modifications du contrat aux mesures prises par l'employeur dans le cadre de son pouvoir de direction.
Les premières ne se font pas sans l'accord préalable du salarié. À défaut, l'employeur doit engager une procédure de licenciement ou abandonner son projet de modifier le contrat de travail.
Attention ! Lors de la conclusion du contrat de travail, employeur et salarié ne doivent pas attacher la même importance aux clauses légales (obligatoires) et contractuelles, c'est-à-dire inscrites au contrat d'embauche, d'une part, aux clauses conventionnelles d'autre part. Ces dernières sont à l'heure actuelle souvent remises en cause ou redéfinies plus strictement pour toute une catégorie professionnelle.
A contrario, lorsque l'employeur envisage une modification du contrat de travail, il informe le salarié par lettre recommandée avec AR. Le salarié dispose d'un délai de réflexion (au minimum 15 jours) pour faire connaître son refus. L'employeur peut alors procéder au licenciement (ou renoncer à la modification). En l'absence de réponse du salarié passé ce délai d'un mois, ce dernier est réputé avoir "accepté" la modification proposée.
Les secondes doivent être acceptées par les salariés.
Dans quelles hypothèses y a-t-il modification du contrat ?
- Rémunération
- Durée du travail
- Horaires de travail
- Lieu de travail
Griefs tirés de la vie privée du salarié
La loi frappe de nullité tout licenciement en raison des mœurs d'un salarié, de sa situation de famille, de ses opinions politiques… au nom du respect de la vie privée de tout salarié.
Mariage, liaison, concubinage, homosexualité, convictions religieuses ou syndicales… autant de motifs jugés nuls, sauf si le comportement privé du salarié crée un trouble dans l'entreprise.
Votre forum
Vos reactions a l'article (1)
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samedi 7 mars 2009 / robespierre
depuis un certain temps mon patron a des veléités de licenciement a mon encontre!
il m a annoncé,verbalement,ne plus pouvoir supporter le salaire et les charges,relatives a mon poste,puis ensuite a voulu me convaincre de signer une rupture de contrat conventionnelle.jéai refusé sans contreparties de signer cet accord,il a donc d apres ses dires"entretien informel chez son comptable"decidé de me licencier pour motif economique.en attendant je beneficiais depuis plus d un an d un vehicule,me permettant de rentrer chez moi le soir,et de redemarrer mon travail le matin au depart de domicile,ce vehicule m a ete enlevé,au pretexte,du cout que cela representait a present pour l entreprise.
n ayant plus qu un seul vehicule,je ne peux utiliser ce dernier pour me rendre a mon lieu de travail,j'utilise donc les transports en commun pour me deplacer,mais cela ne convient pas a mon employeur
voila ma situation actuelle,je me suis renseigné aupres de la ddte,mais sans vraiment obtenir de solutions,je suis dans une toute petite entreprise de 2 salaries et je ne sais plus quoi faire,car evidemment,l ambiance au travail c est degradee enormement,je suis devenu la brebis galeuse du fait de ne pas avoir accepté cette rupture de contrat conventionnelle!!si qq a des suggestions je suis preneur.
merci par avance!!robespierre
