EmploiLicenciement / Démission

Démission : comment respecter son préavis

Démission : comment respecter son préavis


  • Actualisé le mardi 2 octobre 2007

Un salarié qui démissionne ne peut pas quitter son travail du jour au lendemain. Il doit effectuer un préavis, à moins d'en être dispensé.

Chaque salarié est libre de rompre son contrat de travail à durée indéterminée, à tout moment et sans en donner la raison. Mais si cette interruption intervient en dehors de la période d'essai, un préavis (ou délai-congé) doit être respecté.C'est une période un peu particulière pendant laquelle le contrat continue de produire ses effets alors que le salarié a remis sa démission.

Un délai d'une semaine

à trois mois

La durée du préavis est fixée par les conventions collectives ou, à défaut, par les usages (exceptionnellement par la loi pour les assistantes maternelles, les VRP et les journalistes). Elle est généralement d'une semaine pour les ouvriers, d'un mois pour les employés, techniciens et agents de maîtrise, de trois mois pour les cadres.

Le préavis débute dès que la démission est notifiée

Sauf disposition conventionnelle ou contractuelle plus favorable, le point de départ du préavis de démission est la date à laquelle le salarié notifie à son employeur, soit par lettre recommandée avec avis de réception, soit par courrier remis en main propre contre signature, sa décision de rompre le contrat de travail.

À partir de cet instant, le compte à rebours est lancé. Ainsi, si l'intéressé démissionne le 19 mai et si son préavis est de deux mois, il finira de travailler le 18 juillet au soir.

Maladie, congés payés, maternité...

Son absence pour maladie durant cette période n'a pas pour effet de reporter la fin effective du contrat de travail. Seul le départ en congés payés ou en congé de maternité suspend le délai.Dans ce cas, l'employeur est tenu de prolonger le préavis d'une durée équivalente à celle des congés posés ou du congé de maternité. À l'issue de cette période, le salarié démissionnaire quittera définitivement l'entreprise.

L'employeur peut dispenser le demissionnaire de préavis

Le salarié est souvent dispensé de travailler pendant son préavis. "Mais il est important de savoir qui sollicite cette dispense", insiste Me Bernard. Si c'est l'employeur, le salarié ne peut pas la refuser. Il a droit à une indemnité correspondant au salaire qu'il aurait reçu s'il avait accompli son préavis.De même, son indemnité compensatrice de congés payés sera calculée en tenant compte de la durée du préavis non effectué.

Et si l'employé ne souhaite pas exécuter son préavis ?

De son côté, le démissionnaire peut également souhaiter ne pas exécuter son préavis. Il doit l'indiquer dans sa lettre de démission et convaincre son employeur.Si celui-ci lui donne son accord, le contrat de travail cesse à la date à laquelle les parties conviennent de se séparer, sans qu'aucune indemnité soit due pour la période de préavis restant théoriquement à courir.Mais si la dispense sollicitée est refusée, le salarié est alors obligé d'effectuer son préavis.S'il ne le fait pas, l'entreprise peut lui réclamer une indemnité compensatrice correspondant à la période de préavis restant à courir.

Vos réactions (6)

  • lundi 4 février 2008 / kev302933

    Bonjour,
    Concernant le paragraphe "Le préavis débute dès que la démission est notifiée", où est-il dit clairement dans les textes de loi que si on démissionne le 19 mai et si le préavis est de deux mois, on finit de travailler le 18 juillet au soir..?
    C'est parce que j'ai démisionné de mon ancien boulot le 26/12 dernier (mon préavis est de 3 mois) et cela m'arrangerait de terminer le 25/03 au soir...donc avez vous le n° de l'article du code du travail parlant de
  • mardi 5 février 2008 / Help

    Bonjour,
    J'ai une question concernant cette article. Que se passe-t'il si l'employée dans sa lettre de démission demande à raccourcir son préavis en écrivant une date (ex : au bout d'1 mois 1/2 au lieu des 3 mois pour les cadres) et qu'ensuite l'employeur lui stipule son refus par oral. L'employée accepte alors de faire son préavis en entier et revirement de situation 1 mois après la démission l'employeur veut maintenant reconsidéré la fin de préavis en conform
  • jeudi 15 mai 2008 / flecann

    Concernant le point de départ du préavis : j'ai envoyé en LR avec AR ma démission le 29 avril, mais l'employeur ne l'a retiré que le 6 mai et il me demande de travailler jusqu'au 6 août (J'ai 3 mois de préavis), alors que je pensais m'arrêter fin juillet. Est-ce donc la date d'envoi ou la date de réception par l'employeur qui fait le point de départ du préavis ?
    Merci pour vos réponses.
  • jeudi 15 mai 2008 / La rédaction

    Bonjour, vous pouvez poser toutes vos questions sur votre forum "Licenciement et démission : quels recours".
  • mardi 27 mai 2008 / démission05

    dans le cas de demande par le salarié de ne pas effectuer son préavis, de que délai dispose l'employeur pour répondre?
    Y-a-t-il une clause disant que si la réponse n'est pas donnée au bout de tant de jours, elle est considérée comme acceptée?
  • lundi 7 juillet 2008 / karinet16

    bonsoir je suis actuellement en arrêt de maladie du à mon boulo et je ne pouré pas reprendre il faudrai que je change de poste ce qui n'est pas possible. mais vouloi j'ai trouvé un autre emploi, l'emloyeur peut il m' obliger à effectuer mon préavi lor de ma démission chachant que de toute manière je ne peux pas reprendre mon poste et qu'en locurence je resterai en maladie lors de cette periode? merci

Vous êtes abonné
au magazine dossier familial ?

Pour profiter de tous les avantages du site, activez votre compte.

cliquez ici