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Se reconvertir après un licenciement
- Actualisé le mardi 11 mars 2008
Travailler dans un secteur en difficulté, être licencié… un drame vécu par de nombreux salariés. Mais aussi une opportunité de changer d'emploi en bénéficiant d'une formation qualifiante.
Sommaire de l'article : page 1 / 3
Cela commence par une analyse de la situation de chômage. Pourquoi est-on sorti du marché du travail ? Qu'est-ce qui manque au demandeur d'emploi pour s'intégrer à nouveau ? Comment épouser au mieux les nouvelles donnes du marché de l'emploi local ? Et, pour le chômeur motivé, cela peut mener à la proposition d'une nouvelle qualification.
Les demandeurs - des RMIstes, des personnes licenciées, des femmes en fin de congé parental, des salariés insatisfaits de leur temps partiel… - passent un entretien professionnel, au cours duquel leurs compétences et leurs besoins sont identifiés. Si le projet professionnel ainsi défini nécessite une formation, rendez-vous est pris avec le service d'orientation professionnelle de l'AFPA pour réaliser un bilan.
Comment construire son projet de formation
À l'issue de ces entretiens avec le psychologue du travail, le demandeur d'emploi est confronté à un choix : soit suivre un stage de diversification des choix professionnels, au cours duquel il découvrira les caractéristiques et les contraintes de métiers qui l'intéressent, soit suivre un stage court en entreprise afin de situer ses compétences en milieu professionnel.
Toutes les formations AFPA (Agence pour la formation professionnelle des adultes) sont qualifiantes, c'est-à-dire qu'elles mènent aux certificats de formation professionnelle de niveau V (équivalant au CAP), de niveau IV (bac pro) ou de niveau III (égal au BTS-DUT).
La formation peut tout aussi bien se réaliser hors AFPA, via les centres de formation des apprentis (CFA), les groupements d'établissements pour la formation continue (Greta) ou des structures locales.
Cela commence par une analyse de la situation de chômage. Pourquoi est-on sorti du marché du travail ? Qu'est-ce qui manque au demandeur d'emploi pour s'intégrer à nouveau ? Comment épouser au mieux les nouvelles donnes du marché de l'emploi local ? Et, pour le chômeur motivé, cela peut mener à la proposition d'une nouvelle qualification.
Les demandeurs - des RMIstes, des personnes licenciées, des femmes en fin de congé parental, des salariés insatisfaits de leur temps partiel… - passent un entretien professionnel, au cours duquel leurs compétences et leurs besoins sont identifiés. Si le projet professionnel ainsi défini nécessite une formation, rendez-vous est pris avec le service d'orientation professionnelle de l'AFPA pour réaliser un bilan.
Comment construire son projet de formation
À l'issue de ces entretiens avec le psychologue du travail, le demandeur d'emploi est confronté à un choix : soit suivre un stage de diversification des choix professionnels, au cours duquel il découvrira les caractéristiques et les contraintes de métiers qui l'intéressent, soit suivre un stage court en entreprise afin de situer ses compétences en milieu professionnel.
Toutes les formations AFPA (Agence pour la formation professionnelle des adultes) sont qualifiantes, c'est-à-dire qu'elles mènent aux certificats de formation professionnelle de niveau V (équivalant au CAP), de niveau IV (bac pro) ou de niveau III (égal au BTS-DUT).
La formation peut tout aussi bien se réaliser hors AFPA, via les centres de formation des apprentis (CFA), les groupements d'établissements pour la formation continue (Greta) ou des structures locales.
Trois sources de rémunération pour les stagiaires
Les sources de rémunération des stagiaires sont au nombre de trois :
- l'Unedic. Les bénéficiaires de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) continuent de la percevoir pendant l'action de formation prescrite par l'ANPE (éventuellement prolongée d'une allocation de fin de formation sur les quatre mois suivants) ;
- l'employeur, pour l'apprentissage ;
- l'État ou la région, pour les formations agréées répondant aux besoins locaux, lorsque le demandeur d'emploi ne perçoit pas l'ARE. Cette indemnisation peut être complétée par des aides portant sur les frais de transport, d'hébergement, de garde d'enfant, etc.
Le témoignage de Céline, 25 ans
Après avoir débuté sa vie professionnelle dans un service d'aide aux personnes âgées, Céline se tourne, un an plus tard, vers la menuiserie, ayant trouvé sa véritable vocation. Elle est actuellement apprentie, pour deux ans.
"J'ai pu opérer ce choix grâce à un stage d'orientation de sept semaines, pendant lequel j'ai exploré deux métiers : électricité et menuiserie. J'ai rapidement choisi menuiserie. L'AFPA du Mans m'a offert un stage théorique de mise à niveau de six semaines, complété d'un stage pratique de même durée chez un employeur de la région. Le contenu d'un stage est lourd, mais nous sommes épaulés par les formateurs. Très vite, j'ai aimé le contact avec le bois : la fabrication de parquets ou d'escaliers et leur pose. Seule femme de la formation, je suis encore actuellement la seule de l'équipe, avec un ouvrier et un apprenti. Si je ne peux pas soulever une pièce, on m'aide, et réciproquement."
L'apprentissage de Céline ne pose aucun problème. Son patron, qui souligne sa bonne insertion dans l'entreprise, apprécie sa motivation pour le métier et ses qualités professionnelles. "Les apprentis, précise-t-il, doivent bien faire leur travail, la vie de l'entreprise en dépend."
