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Le salaire des jeunes en alternance
- Publié le mercredi 3 septembre 2008
Sommaire de l'article : page 3 / 4
Majorations à discrétion
Quel que soit le type de contrat, la rémunération est automatiquement réévaluée le premier jour du mois qui suit l’anniversaire de l’apprenti. Par exemple, celui qui suit une première année d’apprentissage et fête ses 18 ans le 15 janvier verra son salaire évoluer de 25 à 41 % du Smic à compter du 1er février.
Certains secteurs d’activité offrent une rémunération supérieure au minimum réglementaire. Celui du bâtiment et des travaux publics, qui souffre d’une pénurie de main-d’œuvre, offre une majoration de 10 % aux jeunes en contrat de professionnalisation. Les apprentis de moins de 18 ans gagnent 40 % du Smic en première année, au lieu de 25 %, et 50 % en deuxième année, au lieu de 37 %. Dans tous les cas, au salaire s’ajoutent les avantages éventuellement prévus par la convention collective ou l’accord d’entreprise : 13e mois, titres-restaurant, etc.
Une fraction du Smic
Une activité professionnelle en alternance donne au jeune le statut de salarié et sa rémunération mensuelle minimale est calculée en pourcentage du Smic (1 321,02 € mensuels brut depuis le 1er juillet).
Avec son contrat de professionnalisation, un jeune recevra 55 % du Smic (726,56 € brut), car il a moins de 21 ans (au-delà, la rémunération passe à 70 % du Smic : 924,71 € brut). S’il préparait un bac pro ou un diplôme de niveau supérieur, il percevrait davantage. En apprentissage, le salaire se situe entre 25 et 78 % du Smic brut dans le secteur privé, soit de 330,25 € à 1 030,39 € par mois. "Cependant, ce salaire est totalement exonéré des cotisations sociales, donc le net équivaut au brut", précise Annick Lesage, responsable du point Apprentissage de la chambre de commerce et d’industrie de l’Essonne.
| Apprentissage (1) : rémunération nette | |||
| Moins de 18 ans | de 18 à21 ans | 21 ans et plus | |
| 1ère année | 25 % | 51 % | 53 % |
| 2e année | 37 % | 49 % | 61 % |
| 3e année | 53 % | 65 % | 78 % |
| Professionnalisation : rémunération brute | |||
| Moins de 21 ans | De 21 à 25 ans | ||
| Niveau inférieur au bac professionnel | 55 % | 70 % | |
| Niveau égal ou supérieur au bac professionnel | 65 % | 80 % | |
(1) Taux appliqués dans le secteur privé ; dans le public, ils sont majorés de 10 ou 20 points selon le diplôme préparé.
Des différences dans le secteur public
Le secteur public, en particulier les communes, recrute un nombre croissant d’apprentis - 4 400 en 2005, 5 800 en 2006 - et leur verse un salaire qui varie en fonction du diplôme, plus élevé que celui en vigueur dans le privé. Ainsi, le futur bachelier professionnel bénéficie de 10 points de plus que dans le privé, soit 51 % du Smic en première année, puis 59 % en seconde année s’il a moins de 21 ans (63 % en première année, 71 % en seconde année à partir de 21 ans). Celui qui vise un BTS, un DUT (bac + 2) ou un diplôme supérieur se voit octroyer 20 points de plus (décret n° 93-162 du 2 février 1993).
On notera enfin que l’apprenti qui conclut un deuxième contrat avec un nouvel employeur perçoit un salaire au moins égal à celui auquel il avait droit lors de son précédent contrat (décret n° 2005-1117 du 6 septembre 2005). "Cette disposition lui est plus favorable, car auparavant l’entreprise lui attribuait la rémunération prévue pour les jeunes en première année d’apprentissage", explique Annick Lesage.
Majorations à discrétion
Quel que soit le type de contrat, la rémunération est automatiquement réévaluée le premier jour du mois qui suit l’anniversaire de l’apprenti. Par exemple, celui qui suit une première année d’apprentissage et fête ses 18 ans le 15 janvier verra son salaire évoluer de 25 à 41 % du Smic à compter du 1er février.
Certains secteurs d’activité offrent une rémunération supérieure au minimum réglementaire. Celui du bâtiment et des travaux publics, qui souffre d’une pénurie de main-d’œuvre, offre une majoration de 10 % aux jeunes en contrat de professionnalisation. Les apprentis de moins de 18 ans gagnent 40 % du Smic en première année, au lieu de 25 %, et 50 % en deuxième année, au lieu de 37 %. Dans tous les cas, au salaire s’ajoutent les avantages éventuellement prévus par la convention collective ou l’accord d’entreprise : 13e mois, titres-restaurant, etc.
Quelle fiscalité ?
Côté imposition, le statut d’apprenti exonère d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle du Smic, soit 15 852,20 € (Bulletin officiel des impôts n° 5 F-7-06 du 27 février 2006). Cette somme s’obtient par la multiplication du Smic horaire brut au 1er juillet de l’année d’imposition (8,71 € en 2008) par 1 820 heures (35 heures x 52).
Si la rémunération dépasse ce niveau, seule la fraction des salaires qui excède le plafond d’exonération figurera sur la déclaration de revenus de l’apprenti (ou celle de ses parents s’il est fiscalement à leur charge). En revanche, avec un contrat de professionnalisation, le jeune ne bénéficie d’aucun abattement et il est donc imposable sur la totalité des sommes perçues.
Vos réactions (1)
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dimanche 14 septembre 2008 / mino26
bjr
j'ai lu sur un post que depuis le 1er janvier 2008 les pourcentage avaient changée
"Après un bac général maintenant c'est 65% du SMIC en contrat de professionnalisation (même en dessous de 21 ans "
C'est passé depuis janvier 2008 apparemment, je ne le savais pas non plus! C'est mon OPCA (le FAFSEA) qui m'a appelé quand ils ont vu sur mon dossier que j'avais marqué 55% du SMIC et ils m'ont dit que désormais le minimum était de 65% même pour les bacs généraux. Donc si besoin de vérification, se renseigner auprès du FAFSEA.
lien =
http://www.cultureco.com/chat-bts/index.php/topic,74480.0.html
merci de bien vouloir me confirmer si cela est bien vrai
merci
