Le bon profil pour travailler dans l’humanitaire

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Privilégier l’expérience de terrain

"Pendant mon master à Sciences politiques, explique Augustin, j’ai suivi des cours sur l’économie du développement, la politique sociale et culturelle des pays du Sud, ainsi que des modules sur la gestion de projets. Cela m’a permis d’avoir une vision globale de l’action humanitaire." "Exact, renchérit Amélie de Laforcade. Mais même s’ils sont très bons, ces troisièmes cycles n’apportent pas d’expérience concrète."

Néanmoins, une formation est actuellement fort prisée, celle dispensée par l’Institut Bioforce (voir encadré) : "Cet institut apprend réellement un métier, celui de logisticien ou d’administrateur par exemple", confirme Amélie de Laforcade. Mais une bonne formation ne suffit pas. "Chez Médecins du Monde, comme dans toutes les grandes ONG, nous ne recrutons jamais quelqu’un qui n’a pas déjà deux ans d’expérience professionnelle, quelle qu’elle soit", précise-t-elle.

Tout d’abord parce que les volontaires, à peine arrivés sur le terrain, ont immédiatement beaucoup de responsabilités et doivent sur-le-champ recruter et encadrer des équipes, parfois dans des atmosphères stressantes. Ensuite, les ONG se soucient de la réinsertion professionnelle de leurs expatriés, qui, sans emploi préalable, risquent d’avoir des difficultés pour trouver un poste à leur retour.

Toutefois, il est toujours possible d’effectuer au sein de certaines d’entre elles des stages de longue durée qui ont valeur d’expérience. Il est également possible de partir sur le terrain avec de petites associations moins exigeantes quant au recrutement. Il faut alors être très vigilant sur la sécurité de la mission. Enfin, les jeunes qui partent doivent garder à l’esprit que cette expérience, toujours enrichissante, est la plupart du temps très éprouvante, moralement et physiquement.

Quel contrat pour quelle rémunération ?

On ne fait pas fortune en travaillant dans l’humanitaire. Les rémunérations sont maigres et les postes de salariés plutôt réservés aux employés qui restent au siège des ONG. Pour les missions à l’étranger, qui supposent un engagement total pour une longue durée (souvent plus d’un an), les expatriés signent un contrat de volontaire.

Ce statut légal permet de bénéficier d’une couverture sociale, de cotiser à une retraite, mais pas au chômage. Les ONG prennent en charge les billets d’avion, le logement, un défraiement pour la nourriture et les déplacements - d’un montant variable selon les pays, entre 300 et 600 € - et versent sur un compte en France une indemnité mensuelle de 800 e en moyenne.

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5 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Jeudi 05 mai 2011
comment faire pour integrer

comment faire pour integrer une de ces ONG de l'humanitaire? c'est mon rève depuis que je suis enfant. ayant debuté comme technicienne d'agriculture, je suis aujourd'huis ingenieur des travaux d'agriculture, 22ans d'experience, merçi de me renseigner.
madame E.

Samedi 26 mars 2011
Ne devrions nous pas être

Ne devrions nous pas être simplement content que des personnes compétentes soient recrutée?
Vous pouvez toujours essayer de récolter des dons de temps en temps c'est déjà ça.

Par salamalec Mercredi 24 novembre 2010
Tout deviens si compliqué! On en perds le sens des choses simples. Bientôt que des Bac +5 majors de promo expérimentés dans l'humanitaire! Quelle aberration ! On croirait une entreprise du profit...
Par Orweyn Mercredi 30 septembre 2009
Mettre en pratique ses qualités les plus humaines serait-il devenu un luxe ? Les démunis de chez nous n'ont même plus l'humanitaire pour donner un sens à leurs vies.
Par Erynies Mercredi 11 mars 2009
L'altruisme n'aide plus l'humanitaire !
Et les BAC-5 aussi !
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