Créer son entreprise en 2018 : les secteurs porteurs

Créer son entreprise en 2018 : les secteurs porteurs
Le commerce de proximité permet de créer du lien social dans les grandes villes. - © Vesnaandjic

Que son entreprise soit rentable et durable, tel est l’objectif du créateur. La technologie et Internet sont vecteurs de belles réussites entrepreneuriales. De bonnes opportunités existent aussi du côté des services de proximité.

Le numérique pénètre l’ensemble des secteurs d’activité, ouvrant un vivier d’entreprises à inventer. « Les grands axes de découvertes fondamentales en cours d’exploitation sont les nanotechnologies, les supraconducteurs, l’ADN et l’intelligence artificielle », énumère Patrick Raphaeloff, directeur d’OPA Développement.

Mais « il faut s’interroger sur les qualifications à l’entrée : tout le monde ne peut pas se lancer dans les biotechnologies », met en garde Élisabeth Vinay, co-auteur du rapport sur les secteurs porteurs pour l’Agence France Entrepreneur. Des secteurs traditionnels (transports, hôtellerie, etc.) ont par ailleurs été bouleversés par les plateformes numériques les plus médiatisées.

À leur suite, « tous les domaines de l’économie sont attaqués par des start-up qui cherchent le modèle qui remplacera l’ancien, explique Alexis Sordet de l’Institut de la création d’entreprise. Mais combien y parviennent ? Est-ce le meilleur modèle pour avoir une entreprise saine et rentable ? On peut parfois en douter lorsqu’on voit le volume des investissements au regard des bénéfices récupérés ».

Du plus pointu au plus accessible, voici trois exemples 
de secteurs porteurs et de jeunes entreprises à observer pour se donner des idées.

Sciences et techniques

BioTech (santé), EdTech (éducation), FoodTech (alimentation), FinTech (services financiers)... l’ère des technologies a sonné avec des domaines d’application variés, notamment en matière de santé avec les thérapies géniques et les neurosciences.

Autres pistes, la robotique, les énergies renouvelables et le développement durable grâce auxquels, d’après le rapport Attali de 2008, la France pourrait gagner un demi-point de croissance par an, d’ici à 2030.

Exemples d’entreprises :

  • Algama (alimentation à base de microalgues),
  • Bloomizon (vitamines sur mesure),
  • Sunna Design (éclairage public innovant),
  • Naïo Technologies (robots pour l’agriculture durable).

Nouvelles technologies, Internet

« L’intelligence artificielle (IA), qui permet d’exploiter les données sur Internet, est au cœur de nombreux projets, actuellement », note Cédric Denis-Rémis, directeur adjoint de l’École des mines de Paris.

Parmi les champs d’application : logiciels de traduction instantanée, publicité ciblée sur Internet, dématérialisation de tâches administratives (comptabilité, services aux freelances, enseignement en ligne, etc.).

« Pour trouver une idée, partez de vos compétences et réfléchissez à la manière de les transformer grâce aux nouvelles technologies », suggère l’expert.


Exemples de sites internet et d’applications :

  • EasyRecrue (entretiens d’embauche dématérialisés),
  • Allergobox (services pour allergiques alimentaires),
  • Wehost (conciergerie pour loueurs de meublés),
  • Pirouette (création d’objets issus du recyclage),
  • PetitBambou (application mobile de méditation).

Commerces et services de proximité

Dans les emplois non délocalisables, à valeur sociale ajoutée, le petit commerce de proximité n’a pas dit son dernier mot. Il permet de maintenir certains villages, de créer du lien social dans les grandes villes.

« Le marché de l’occasion, les services autour du vélo (réparation, location), les micro-crèches en zone rurale, les métiers du bien-être (sophrologie, méditation, etc.) font l’objet de nombreuses demandes d’information de la part des futurs créateurs d’entreprise », constate Élisabeth Vinay.

« Il existe un retour du commerce et du service de proximité, avec la touche digitale en plus qui permet de faciliter la relation clients. N’oublions pas que l’artisanat reste le premier recruteur en France », conclut Cédric Denis-Rémis.

Exemples d’activités porteuses :

  • services aux seniors,
  • micro-crèche,
  • offre scolaire alternative (comme les écoles Montessori),
  • tourisme durable,
  • bien-être,
  • services de bricolage ou de jardinage,
  • livraison de repas faits maison.

À lire

Secteurs porteurs 2017-2018, Agence France Entrepreneur, mai 2017, 16 €

Petit dictionnaire illustré de l’innovation et de l’entrepreneuriat, presse des Mines, novembre 2017, 12 €

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