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Travail illégal : ne défiez pas la loi

Travail illégal : ne défiez pas la loi


  • Publié le mercredi 28 mai 2008

Ne pas déclarer son employé de maison ou payer son plombier de la main à la main peut avoir des conséquences fâcheuses… voire judiciaires !

Paul recherche un maçon pour renforcer une partie de son toit. Le professionnel qui lui a été conseillé est disponible de suite mais ne fournit ni devis écrit, ni facture… De son côté, Catherine ambitionne de recruter rapidement une femme de ménage. Elle a trouvé dans sa commune une personne qui ne souhaite pas être déclarée. Méfiance…

Ces situations relèvent de ce que l’on appelle le "travail dissimulé", ou encore "travail au noir", interdit par le Code du travail (articles L. 324-9 et suivants du Code du travail). "L’employeur qui s’y frotte encourt une sanction sévère. Il n’a par ailleurs aucune garantie de la bonne exécution du travail fourni et ne dispose, en cas de difficultés, d’aucun recours", insiste Marcel Bielle, de la Délégation interministérielle à la lutte contre le travail illégal (Dilti) à Toulouse. Autant de bonnes raisons pour respecter les règles légales.

Des formalités obligatoires

Lorsque vous embauchez un salarié, vous devez effectuer une déclaration préalable à l’embauche auprès de l’Urssaf. Afin de simplifier les formalités, cette déclaration s’effectue par le biais de la déclaration unique d’embauche. Les formulaires sont disponibles à l’Urssaf. Si vous recrutez un employé de maison (garde d’enfant, femme de ménage, jardinier…), prenez soin de remplir une déclaration spécifique pour "emplois familiaux".

Mais vos obligations ne s’arrêtent pas là. Tous les mois, vous devez remettre à votre salarié un bulletin de paie. Utiliser le chèque emploi-service universel (Cesu) facilite cette démarche. Ce procédé vous évite toute déclaration mensuelle à l’Urssaf et vous dispense d’établir un bulletin de paie.

Enfin, si vous employez un étranger ressortissant d’un pays hors Union européenne ou d’un des nouveaux États membres de l’Union (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, République tchèque), vous devez vous assurer qu’il est autorisé à travailler en France. Réclamez-lui son titre de séjour et de travail. Depuis le 1er juillet 2007, vous êtes également tenu de vérifier l’authenticité de son autorisation de travail auprès de la préfecture (réponse dans les deux jours ouvrables).

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