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Salariée enceinte : quels sont vos droits ?


  • Actualisé le mercredi 8 octobre 2008

Sommaire de l'article : page 5 / 6

Les absences pour se rendre aux examens médicaux obligatoires sont-elles rémunérées ?

Oui. D'ailleurs, ces absences sont assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul de la durée des congés payés et de l'ancienneté.

Le Code du travail protège les salariées enceintes aussi bien pendant la durée de la grossesse, alors qu'elles sont en activité, que pendant le congé de maternité, période de repos indemnisé.

Quand prévenir l'employeur ?

Aucun texte de loi n'oblige une salariée à déclarer sa grossesse à une date précise. Toutefois, pour bénéficier des dispositions prévues pour les femmes enceintes, elle doit avertir son employeur de son absence et de la date à laquelle elle reprendra son travail.

Elle a intérêt à le faire le plus tôt possible car, une fois connu, son état la protège. Elle doit remettre à son employeur, contre récépissé, ou lui envoyer par lettre recommandée avec demande d'AR un certificat médical attestant son état et indiquant la date prévisible de son accouchement.

Peut-elle obtenir un changement provisoire de poste ?

Un employeur n'a pas le droit de muter une salariée en raison de sa grossesse. Toutefois, si son état de santé médicalement constaté l'exige, elle peut être affectée temporairement à un autre poste de travail.

Si la décision vient de son patron, celui-ci doit obtenir l'accord du médecin du travail. Et il ne peut pas muter provisoirement la salariée dans un autre établissement sans son accord. La salariée qui demande à changer d'emploi doit fournir un certificat médical de son médecin. L'employeur peut refuser. En cas de désaccord, la décision du médecin du travail l'emportera.

En tout état de cause, la mutation provisoire ne doit entraîner aucune baisse de salaire. À la fin du congé, la salariée doit être réintégrée dans son emploi précédent.

Une femme qui recherche un emploi est-elle tenue de révéler sa grossesse ?

Non seulement elle n'est pas tenue de dire qu'elle est enceinte, mais l'employeur n'a pas le droit, lors de l'entretien d'embauche, de lui poser la question - oralement ou par écrit. Et il ne pourra pas non plus invoquer ultérieurement cette dissimulation pour la licencier pour cause réelle et sérieuse.

De son côté, le médecin du travail doit garder le secret professionnel s'il constate sa grossesse lors de la visite médicale d'embauche. Pendant la période d'essai, l'employeur ne peut pas se fonder sur la grossesse pour rompre le contrat de travail. En cas de litige, il doit communiquer au juge tous les éléments de nature à justifier sa décision. Le doute profite à la salariée.

Quelle est la durée du congé de maternité ?

Tout dépend du nombre d'enfants de la salariée nés et à naître. S'il s'agit d'une première grossesse ou si elle a déjà un enfant, la durée totale du congé légal est de 16 semaines : 6 avant l'accouchement, 10 après. Si elle a deux enfants ou plus, elle a droit à 26 semaines (8 avant l'accouchement, 18 après). Si elle attend des jumeaux, elle a droit, dans tous les cas, à 34 semaines en tout (12 avant, 22 après).

Dans les deux derniers cas, elle peut demander que le repos prénatal soit augmenté de deux semaines au plus (quatre semaines en cas de naissance gémellaire), le repos postnatal étant réduit d'autant.

Quatorze jours de repos supplémentaires peuvent être accordés pendant la période prénatale, sur prescription médicale.

Dans tous les cas, une période de repos de huit semaines est obligatoire, et dont six semaines après l'accouchement.

Les absences pour se rendre aux examens médicaux obligatoires sont-elles rémunérées ?

Oui. D'ailleurs, ces absences sont assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul de la durée des congés payés et de l'ancienneté.

Un licenciement est-il possible pendant la grossesse ?

Non, ni durant la grossesse et le congé de maternité, ni au cours des quatre semaines suivant la fin de celui-ci. Seules exceptions : une faute grave de la salariée non liée à son état, et le motif économique. Mais même dans ces cas, le licenciement ne peut pas être notifié ni prendre effet pendant le congé de maternité.

Une salariée en état de grossesse apparente peut démissionner sans respecter de préavis et sans avoir à payer une indemnité de brusque rupture.


Vos réactions (6)

  • jeudi 22 mai 2008 / Alex

    Ma sosciété va me licencier pour motif economique
    la date de licenciement risque de tombre pendant mon congé patho;
    On il le droit ou doivent il me gardeer salariée jusqu a la fin de mon arret mat (+ 4 semaines ?)
  • mercredi 25 juin 2008 / kats

    Non ils n' ont pas le droits ils doivent vous reprendre par contre ils peuvent vous licencié aprés;selon le poste et lencieneté que vous avez dans l'entreprise avec une indemnité . Bon courage pour la suite.
  • mardi 29 juillet 2008 / Galinette Cendrée

    bjr J'ai entendu parler d'une loi disant qu'une femme enceinte pouvait prétendre à une remise de 10% de son temps de travail tous les jours. Cette loi existe-t-elle vraiment? Si oui, de quelle loi s'agit-il? Merci pour vos réponses.
  • jeudi 4 septembre 2008 / lily

    bonjour,
    j'ai lu qu'une femme enceinte peut démissionner.
    maintenant a t on droit au assedic ou autres indemnisations???
    (mon employeur revend sans le personnel ou avec il ne sais pas donc je vois toutes les solutions les mieux adaptées)
    merci
  • dimanche 14 septembre 2008 / sophie33

    bonjour,
    Je suis enceinte de 3 mois et je travail entan que femme de chambre dans un hotel **** et je souhaiterais avoir un bon aménagement de mon travail ou d'horaire mes ya pas grand chose de mis en place pour moi. Il me mette a bout pour que je démissionne
  • samedi 3 janvier 2009 / ANAIS

    bonjour je suis enceinte,je en cdd mon contrat ce termine ver fin avril et normalement je devrais signer pour un cdi.doije atendre pour signalé ma grosses?
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