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Retrait de permis : les conséquences pour le salarié
- Publié le mercredi 18 novembre 2009
Le permis de conduire représente un outil de travail pour de nombreux salariés. Que se passe-t-il si vous le perdez, pendant vos heures de travail ou en dehors ?
Sommaire de l'article : page 1 / 4
Un licenciement possible
Si vous n’êtes plus en mesure d’effectuer votre travail du fait de la suspension ou de la suppression de votre permis, votre employeur a le droit de mettre fin à votre contrat de travail. De cette façon, un ambulancier a été licencié parce que son permis de conduire lui avait été retiré (Cour de cassation, chambre sociale, 17 octobre 2007, pourvoi n° 06-40.984).
La même sanction a été appliquée à un VRP dont le permis avait été suspendu pour conduite en état d’ivresse de son véhicule personnel pendant ses congés payés (Cour de cassation, chambre sociale, 19 mars 2008, pourvoi n° 06-45.212). Idem pour un chauffeur-livreur sans permis depuis quatre mois pour les mêmes motifs. Il est clair que le comportement du salarié dans sa vie privée peut donc avoir des répercussions sur son emploi.
Parfois, le licenciement est même prononcé pour faute grave. Ainsi, un chauffeur routier a été licencié parce que son permis lui avait été retiré immédiatement après un contrôle positif d’alcootest, alors qu’il ne travaillait pas et conduisait son véhicule personnel. Les impératifs de sécurité ont primé. La suspension immédiate du permis avait une incidence directe sur la bonne marche de l’entreprise (Cour de cassation, chambre sociale, 2 décembre 2003, pourvoi n° 01-43.227).
Un licenciement possible
Si vous n’êtes plus en mesure d’effectuer votre travail du fait de la suspension ou de la suppression de votre permis, votre employeur a le droit de mettre fin à votre contrat de travail. De cette façon, un ambulancier a été licencié parce que son permis de conduire lui avait été retiré (Cour de cassation, chambre sociale, 17 octobre 2007, pourvoi n° 06-40.984).
La même sanction a été appliquée à un VRP dont le permis avait été suspendu pour conduite en état d’ivresse de son véhicule personnel pendant ses congés payés (Cour de cassation, chambre sociale, 19 mars 2008, pourvoi n° 06-45.212). Idem pour un chauffeur-livreur sans permis depuis quatre mois pour les mêmes motifs. Il est clair que le comportement du salarié dans sa vie privée peut donc avoir des répercussions sur son emploi.
Parfois, le licenciement est même prononcé pour faute grave. Ainsi, un chauffeur routier a été licencié parce que son permis lui avait été retiré immédiatement après un contrôle positif d’alcootest, alors qu’il ne travaillait pas et conduisait son véhicule personnel. Les impératifs de sécurité ont primé. La suspension immédiate du permis avait une incidence directe sur la bonne marche de l’entreprise (Cour de cassation, chambre sociale, 2 décembre 2003, pourvoi n° 01-43.227).
Quand le permis n’est pas indispensable
En revanche, ne perdez jamais de vue que si le permis n’est pas un élément indispensable à votre prestation de travail, vous ne pouvez pas être licencié pour le motif que vous n’en avez plus.
C’est arrivé à un agent de liaison, dont le licenciement par son agence de voyages a été déclaré sans cause réelle et sérieuse. De plus, le salarié a obtenu des dommages et intérêts. Même sans permis, il pouvait continuer à travailler normalement (Cour de cassation, chambre sociale, 22 octobre 2008, pourvoi n° 07-42.667).
Informer l’employeur rapidement
Rassurez-vous tout de même : le licenciement n’intervient pas dans tous les cas. Bien souvent, l’employeur prend en compte l’attitude du salarié. C’est pourquoi il est important de l’informer le plus tôt possible. Un chauffeur dont le permis était suspendu pour deux mois a tout de suite prévenu son employeur et lui a demandé une suspension de son contrat de travail, qui lui a été accordée (Cour de cassation, chambre sociale, 1er avril 2009, pourvoi n° 08-42.071). En revanche, le fait de l’informer tardivement, par exemple trois semaines après la suspension, peut justifier le licenciement sans qu’une concertation soit engagée avec le salarié.
Certaines conventions collectives prévoient des mesures afin d’éviter la perte d’emploi. Dans les transports routiers, la suspension ou l’invalidation du permis n’entraînent pas la rupture automatique du contrat de travail si le salarié informe son employeur le premier jour de travail suivant celui où la mesure lui a été notifiée. Le contrat de travail peut être suspendu, le salarié ayant la possibilité de suivre une formation pendant ce délai. Il peut aussi prendre des congés. Si un emploi de reclassement est disponible, il est proposé au conducteur. Des dispositions similaires sont envisagées dans les transports publics urbains.
Des pistes de réforme
Le Code de la route ne permet pas à un employeur de se faire communiquer les informations relatives au permis de conduire de ses salariés. Le secrétariat d’État chargé des Transports a mis en place un groupe de travail afin d’étudier les moyens d’améliorer cette information.
Plusieurs pistes sont avancées : annexer au contrat de travail une déclaration sur l’honneur dans laquelle le salarié préciserait sa situation au regard du permis de conduire, mettre en place un système d’alerte informant l’employeur que l’un de ses salariés fait l’objet d’une interdiction de conduire ou que le nombre de points est passé sous un certain seuil.
Jacques Myard, député des Yvelines, a déposé à l’Assemblée nationale le 19 mai 2009 une proposition de loi visant à ne plus rendre automatique l’annulation du permis en cas de perte de la totalité des points. L’idée est de tenir compte de la situation du conducteur pour ne pas le pénaliser excessivement en le privant de son outil de travail.
Vos reactions a l'article (2)
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jeudi 11 février 2010 / choise
oui loi inique
car on peut perdre ses points en roulant à 98 km au lieu de 90 sur une 4 voies!!!!!!!!!!!!! et ca 12 fois et c'st fini
ou est le danger? -
dimanche 7 février 2010 / LABBE
Cette loi est inique !
de plus, elle est injuste car les conséquences d'un retrait de permis ne sont pas les mêmes selon les individus : un retraité alcoolique qui se voit retirer son permis garde ses moyens d'existence (sa pension) et son logement...
un jeune célibataire, perdra et son emploi et son logement car il ne pourra plus payer son loyer !
si l'on ne peut admettre de ne rien faire contre l'alcoolisme au volant, on ne peut tolérer que l'état, dans la conjoncture actuelle, transforme des gens modestes en SDF, pour quelques grammes d'alcool en trop... Ce n'est pas en les assassinant socialement qu'on les fera réfléchir à ne pas boire un verre de trop... On se croirait revenus au temps du bagne...
De plus, économiquement, c'est finalement la société qui paye : l'exclu va bénéficier de droits sociaux qu'ils n'aurait pas eus si on l'avait laissé gagner sa vie ; chômage, apl, etc...
on ferait mieux de consacrer une partie de ce coût à faire une véritable rééducation de ces gens, par de longues périodes de permis blanc, une information réelle sur les accidents de la route et leurs conséquence, au lieu d'engraisser la petite industrie du commerce de stages de récupération de points, qui deviennent une formalité à 250 Euros, pour les plus chanceux...
Assistez à une audience en correctionnelle où vous verrez les multirécidivistes, réellement alcooliques, se faire condamner une, deux, trois et plus de fois à de la prison... avec sursis !
ce système montre bien ses limites.
Il ne résulte que de lois revanchardes inspirées par les ayants droits des tués sur la route, il n'y a qu'eux qui y trouvent une certaine satisfaction...
le malheur de certains ne leur rendra jamais leurs chers disparus.
