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Prévoir une année sabbatique
- Publié le lundi 10 mars 2008
Envie de faire une pause dans votre vie professionnelle ? De vous reconvertir ? De voyager en famille ? Voici comment bien organiser votre congé sabbatique.
"Mon employeur a d’abord été surpris, mais j’ai trouvé les bons arguments qui l’ont convaincu. Afin de ne pas le mettre dans l’embarras, j’ai préféré partir à une période creuse pour l’entreprise", dit-il. Olivier a reçu l’accord de son patron en moins de quinze jours.
Réussir un congé sabbatique ne s’improvise pas. Il est nécessaire de s’organiser à l’avance.
Une ancienneté d’au moins trente-six mois
Le congé sabbatique est un droit (articles L. 122-32-17 et L. 122-32-18 du Code du travail) pour tout salarié qui justifie, à la date de son départ, d’une ancienneté dans l’entreprise ou dans le groupe d’au moins trente-six mois, et de six années d’activité professionnelle (consécutifs ou non).
Et le postulant ne doit pas avoir bénéficié au cours des six années précédant son départ d’un autre congé sabbatique, d’un congé pour la création d’entreprise ou d’un congé de formation de plus de six mois.
Six à onze mois maximum
Le congé sabbatique peut s’étirer sur une période de six à onze mois maximum. Vous en choisissez la durée lorsque vous en faites la demande à votre employeur. Libre à vous de disposer de ce temps comme vous le souhaitez : voyager, vous former… Vous avez même le droit de travailler dans une autre société, voire de créer votre propre entreprise, à condition de ne pas faire concurrence à votre employeur.
Pendant toute la durée du congé, le contrat de travail est suspendu. Vous continuez donc à faire partie de l’entreprise, mais sans percevoir de rémunération et sans acquérir ni ancienneté, ni droits à congés payés pendant votre absence. En revanche, vous conservez le bénéfice des prestations en nature de l’assurance-maladie, invalidité, maternité et décès.
Des démarches incontournables
Vous devez informer votre employeur par écrit (courrier recommandé AR ou remise du pli en main propre contre décharge) au moins trois mois avant la date de votre départ. Votre lettre doit mentionner la durée de votre congé et ses dates (aucune reprise anticipée du travail ou prolongation de l’absence n’est possible). Vous n’avez pas à vous justifier.
"Toutefois, en pratique, il est essentiel de présenter à son employeur un projet clair et détaillé avec les raisons d’un tel départ. L’idéal est d’en parler avec lui suffisamment à l’avance pour ne pas le mettre devant le fait accompli et pour le convaincre du caractère enrichissant de cette expérience pour vous et pour l’entreprise", recommande Christophe Belud, coach en entreprise.
