Mon entreprise est vendue
Mon entreprise est vendue
Si vous démissionnez...
Le salarié peut décider de refuser de travailler pour le nouvel exploitant. C'est alors à lui qu'incombe la rupture du contrat de travail : il est considéré comme démissionnaire. Dans ce cas, il ne peut pas demander d'indemnités de licenciement ou de préavis. Toutefois, si le salarié se voit proposer par le repreneur un emploi différent de celui qu'il avait avant le transfert, il peut soit accepter cette nouvelle tâche et négocier un nouveau contrat, soit la refuser et demander des indemnités de rupture.
Ancienneté, qualification, rémunération...
Après le transfert, toutes les composantes du contrat de travail s'imposent au nouvel employeur. Sont maintenues la totalité de l'ancienneté du salarié acquise chez le cédant, sa qualification antérieure, ses attributions et sa rémunération.
Ce maintien des contrats s'opère pour tous : les titulaires de contrats à durée déterminée ou indéterminée, à temps plein ou à temps partiel, en période d'essai ou de préavis, en apprentissage. Il en va de même si le contrat est suspendu : salarié en congé parental d'éducation, en congé de maladie ou en formation.
Attention ! Le maintien est temporaire
Mais ce maintien des contrats de travail n'est que temporaire. En effet, le nouvel employeur a le droit de licencier et de modifier le contrat après le transfert. Comme l'ont écrit les magistrats de la Cour de
cassation, "l'application de L. 122-12 n'a pas pour effet de rendre immuables les conditions de travail qui subsistent avec le nouvel employeur".
L'ancienneté est toujours conservée, comme le prouve le cas de cette ouvrière engagée en 1981 par une société qui est mise en liquidation judiciaire et rachetée en 1992. Lors de la reprise du personnel, le nouvel employeur indique au tribunal de commerce que, compte tenu de la fragilité de la situation, il ne peut pas reprendre l'ancienneté des salariés. À la suite de son licenciement, intervenu deux ans plus tard, le tribunal a décidé que la non-reprise de l'ancienneté déroge au principe de l'article L. 122-12 et que l'ouvrière doit toucher un rappel de prime d'ancienneté et une indemnité de licenciement correspondant à son ancienneté globale.
Page suivante : Primes, gratifications, congés supplémentaires...
Sur le même thème
Je reçois une alerte sur les sujets qui me concernent.
















Mon entreprise française est vendue à une sté néerlandaise. Je travaillerai de mon domicile. Mon contrat de travail doit-il changer car changement de nationalité de la société ? travail en France, loi française donc contrat français ?
merci