Pour aller plus loin
Le guide du contrat jeunes en entreprise
- Actualisé le mardi 11 mars 2008
Le contrat jeunes en entreprise a pour but de favoriser l'embauche de jeunes peu qualifiés en contrat à durée indéterminée. Quelles entreprises peuvent en bénéficier ? Quels jeunes peuvent être recrutés ? A quel salaire ?
Ce dispositif peut intéresser certains secteurs qui souffrent en permanence d'une pénurie de main-d'œuvre, comme l'hôtellerie, la restauration ou le bâtiment.
Pas de réelle formation
S'il offre un emploi stable, le contrat jeunes ne propose aucune formation professionnelle spécifique (sauf s'il est conclu dans le cadre d'un contrat de professionnalisation). Mais devenir un employé à part entière de l'entreprise permet au jeune salarié d'accéder, comme ses collègues, au plan de formation de l'entreprise. Au bout de trois ans, il pourra également faire valider l'expérience acquise par un titre ou un diplôme, grâce à la loi sur la validation des acquis de l'expérience.
Quelle rémunération ?
Le jeune reçoit une rémunération au moins égale au Smic mais il peut être payé plus. Le contrat proposé peut être un contrat à durée indéterminée (CDI) à temps plein ou à temps partiel (mais au minimum à mi-temps), un CNE ou d'un contrat de professionnalisation à durée indéterminée.
L'employeur bénéficie d'une aide de l'Etat
Pour les contrats signés avant le 15 juin 2006, l'Etat attribue une aide de 150 € par mois pour les salariés à temps plein dont la rémunération est égale au Smic. L'aide est portée à 300 € par mois pour les jeunes ayant un niveau de formation égal au niveau collège ou 1re année de CAP ou BEP, qu'ils soient âgés de 16 à 22 ans révolus ou de 23 à 25 ans révolus et bénéficiaires d'un contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS). Pour les salariés à temps partiel, le montant de l'aide est proportionnel à la durée prévue au contrat de travail.
Pour les contrats signés à partir du 15 juin 2006, le montant de l'aide de l'Etat est fixé à 400 € par mois pour un CDI à temps plein. Cette aide est accordée pour 2 ans, et ramenée à 200 € la deuxième année.
Pour les contrats de professionnalisation à durée indéterminée conclus à compter du 15 juin 2006, le soutien de l'Etat est de 200 € par mois pour un contrat à temps plein. L'aide est accordée pour une durée de 2 ans, avec un abattement de 50 % au titre de la deuxième année du contrat.