La clause de non-concurrence dans le contrat de travail

Page 1 / 4
La clause de non-concurrence dans le contrat de travail

Lors d’une embauche, l’employeur peut insérer une clause de non-concurrence dans le contrat de travail du salarié… mais à certaines conditions.

Sous le contrôle du juge

Parce que le recours à la clause de non-concurrence constitue une véritable entrave à la liberté du travail, "son utilisation est sévèrement contrôlée par les juges, tant sur la forme que sur le fond", souligne Guy-Patrice Quétant, juriste en droit du travail.

Alors qu’aucune disposition du Code du travail ne précise le régime de cette clause, le strict respect de cinq conditions cumulatives est aujourd’hui indispensable pour qu’elle soit valide et/ou que sa portée ne soit pas restreinte en cas de litige. Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, le salarié a tout intérêt à saisir la justice pour voir prononcer la nullité de la clause de non-concurrence à laquelle il est soumis et solliciter, par la même occasion, des dommages et intérêts.

Un écrit obligatoire

La clause de non-concurrence, par laquelle un employeur interdit à un salarié d’exercer une activité professionnelle concurrente après la rupture de son contrat de travail, doit toujours être écrite. Elle peut être insérée dans une lettre d’engagement, directement dans le contrat de travail (peu importe qu’il s’agisse d’un contrat à durée déterminée ou indéterminée, d’un contrat de qualification ou d’apprentissage), ou dans la convention collective dont relève l’entreprise (à la condition toutefois que le salarié en soit informé).

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.