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Emploi : vérifier son solde de tout compte
Emploi : vérifier son solde de tout compte

Licenciement, démission ou fin de CDD : les indemnités dues au salarié dépendent de la manière dont le contrat de travail s’achève.
À quoi consacre-t-on son dernier jour de travail dans une entreprise ? À saluer les collègues, à leur communiquer ses nouvelles coordonnées, et… à recevoir son chèque de solde de tout compte.
Le solde de tout compte : daté et signé par le salarié
Quelles que soient la nature du contrat de travail et la manière dont il est rompu, la personne responsable du personnel est tenue de régler à l’employé le salaire de base, primes incluses, correspondant à la période travaillée du 1er du mois jusqu’au jour du départ, et, lorsqu’il existe, le treizième mois (au prorata du nombre de mois de présence dans l’entreprise depuis le 1er janvier). En général, d’autres sommes s’ajoutent, mais leur liste dépend des conditions de la rupture du contrat de travail.
Pour savoir si le compte est bon, il convient de se pencher sur le "solde de tout compte", un document qui dresse l’inventaire des sommes versées par l’employeur à tout collaborateur dont il se sépare, conformément à l’article L. 1 234-20 du Code du travail, modifié par la loi du 25 juin 2008 sur la modernisation du marché du travail. Établi en deux exemplaires dont l’un est remis au salarié, le solde doit être daté et signé par les deux parties.
Le salarié, en signant le reçu pour solde de tout compte, reconnait à la fin de son contrat de travail, avoir perçu l'intégralité des sommes qui lui étaient dues.
Le contrôle des congés payés
Qu’il s’en aille de sa propre initiative ou à la suite d’un licenciement (sauf faute lourde), le partant reçoit de son employeur une indemnité compensatrice de congés payés. Elle se décompose en deux éléments.
D’abord, les congés payés acquis par le salarié au cours de la période de référence écoulée et qu’il n’a pas pris (en général, entre le 1er juin et le 31 mai de l’année suivante, on accumule des droits à congé, que l’on solde à compter du 1er juin suivant). Ensuite, les droits à congé qu’il a engrangés entre le 1er juin et le jour de son départ.Exemple : un salarié quitte son entreprise le 1er décembre 2011. Il a droit à une première indemnité pour les jours de congé liés à sa présence entre le 1er juin 2010 et le 31 mai 2011 et qu’il n’a pas eu le temps de prendre (la période de congés payés s’étend souvent jusqu’au 31 mai de l’année suivante). Puis une seconde, due au titre des congés acquis entre le 1er juin 2011 et le 1er décembre 2011.
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