Pour aller plus loin
Décrocher un emploi dans l'Union européenne
- Actualisé le mercredi 20 février 2008
Si vous êtes demandeur d'emploi
Si vous êtes demandeur d'emploi et si vous percevez des allocations de chômage, vous resterez indemnisé durant trois mois pendant votre recherche dans un pays de l'Union. Avant de quitter la France, informez votre antenne Assedic, puis inscrivez-vous dans les sept jours qui suivent votre arrivée dans le pays d'accueil à l'agence pour l'emploi locale.
"Si le candidat à l'expatriation ne trouve pas d'emploi pendant ce laps de temps, il conserve ses droits à indemnisation s'il revient en France avant la fin de ce délai et se réinscrit", souligne Dominique Moreau, conseiller du réseau européen Eures à l'Agence nationale pour l'emploi d'Orléans.
Attention à la couverture sociale !
Une fois installé à l'étranger, il vous faudra oublier les prestations sociales françaises (en particulier les allocations familiales) et composer avec le droit local. Ainsi, vous ne cotisez plus au régime français de Sécurité sociale mais au régime mis en place par l'État dans lequel vous exercez votre activité.Et si les charges sur salaire sont plus faibles dans certains pays qu'en France, notamment au Royaume-Uni
ou en Irlande, c'est parce que la couverture sociale correspondante est moins avantageuse.N'oubliez pas de cotiser... pour la retraite
En plus des cotisations obligatoires du pays d'accueil, il est vivement conseillé de souscrire une assurance volontaire auprès de la Caisse des Français de l'étranger (CFE) pour être indemnisé en cas de maladie et de maternité, d'accidents du travail, ou cotiser pour la retraite.
Pourquoi la retraite ? Parce que, si vous n'envisagez de travailler au-delà des frontières que pour quelques années avant de revenir continuer votre carrière en France, le moment venu vous ne percevrez de pension de la part du pays dans lequel vous avez travaillé que si vous remplissez les conditions du régime local : par exemple, vingt ans de cotisations en Italie, quinze ans en Espagne ou au Portugal, plus de dix ans au Royaume-Uni.
A savoir : lorsque vous demandez votre retraite en France, la Cnav prend en compte les années de travail dans l'Union pour déterminer votre taux de pension, mais calcule le montant de la pension à partir des seuls salaires cotisés en France.
